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Articles classés sous ‘art moderne’

Calder, les mains étoilées, Centre Pompidou du 18/03 au 20/07/09

juin 10, 2009 · Laisser un commentaire

 

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Paris, 1930. Un grand colosse américain, fraîchement débarqué dans la capitale, suggère à Mondrian : “Ce serait peut être très amusant de faire osciller tous ces rectangles”.

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“Alexander Calder. les années parisiennes, 1926-1933″, Centre Georges Pompidou, Du 18/03 au 20/07/09. www.centrepompidou.fr. Image : Alexander Calder “Josephine Baker danse”, vers 1928. Courtesy 2008 Calder Foundation, New York, Adagp, Paris, 2009.

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Picasso chez Cézanne. Photographies de Lucien Clergue, Aix-en-Provence du 04/07 au 26/09/09

juin 9, 2009 · Laisser un commentaire

 

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Ici les enfants jouent. Plus loin, Jacqueline coud. Pendant ce temps, Picasso vaque à ses occupations. Lucien Clergue a pris ainsi une multitude de photographies de l’immense artiste espagnol.

Voir les articles sur Picasso http://www.ouvretesyeux.fr/zoom/art-moderne.html

« Picasso chez Cézanne. Photographies de Lucien Clergue », Atelier Cézanne & Cité du Livre, Aix-en-Provence du 04/07 au 26/09/09. www.atelier-cezanne.com et www.citedulivre-aix.com Image : Picasso et la colombe, La Californie, Cannes, 4 Novembre 1955.  Copyright Lucien Clergue 2009 – Succession Picasso 2009.

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“Vraoum”, une exposition explosive, fondation Antoine de Galbert du 28/05 au 25/09/09

mai 29, 2009 · Laisser un commentaire

 

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« Vraoum » ? Un bruit, un choc, une explosion ! « Vraoum », un titre gai, dynamique, historique ! Pour la première fois en France, les commissaires Pierre Sterckx et David Rosenberg présentent une manifestation qui dévoile les perles des collections privées en matière de bande dessinée en écho aux oeuvres d’artistes contemporains concernés par le sujet.

Lire la suite de l’article sur http://www.ouvretesyeux.fr/mag/art-contemporain.html

« Vraoum ! Trésors de la bande dessinée et art contemporain », La Maison rouge, Fondation Antoine de Galbert, 10 bd de la Bastille, 75012 Paris. Tél. : 01 40 01 08 81. Du 28 mai au 27 septembre.  www.lamaisonrouge.org (légendes en cours)

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Elles, l’art contemporain au féminin au Centre Pompidou du 27/05 au 24/05/10

mai 25, 2009 · Laisser un commentaire

 

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Un évènement. Unique. Un an d’exposition ! Pour la première fois dans le monde,  un musée présente ses collections au féminin.

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« Elles@centrepompidou. Artistes femmes dans les collections du Centre Pompidou », Du 27/05/09 au 24/05/10. www.centrepompidou.fr  Image, Matali Crasset, MIXtree Salon d’interface musicale, 2005. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/Centre de création industrielle. Photo Patrick Gries.

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Aimer la femme avec Rodin, fondation Gianadda, du 06/03 au 14/06/09

mai 25, 2009 · Laisser un commentaire

Il y a des expositions que l’on ne peut pas toujours voir. Mais dont on ne peut que rêver la qualité. Une exposition Rodin à Martigny est déjà un évènement.

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“Rodin érotique”, fondation Gianadda, rue du Forum 59,1920 Martigny, Suisse. 41 27 722 39 78.  Du 06/03 au 14.06/09. www.gianadda.ch

Image : “Couple enlacé, Musée Rodin Paris. Donation Auguste Rodin, 1916, courtesy Musée Rodin. Photo Jean de Calan

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Giacometti, l’art à l’épreuve, fondation Beyeler du 31/05 au 11/10/09

mai 25, 2009 · Laisser un commentaire

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Paris, janvier 1966. Alberto Giacometti s’éteint, épuisé, dans son atelier minuscule et poussiéreux de la rue Hippolyte Maindron. Là, pendant près de 40 ans, ce jusqu’auboutiste de la figuration s’est acharné, face à la force de l’abstraction dominante, à faire poser le modèle, à interroger la réalité avec fureur et désespoir.  

Suite de l’article http://www.ouvretesyeux.fr/zoom/art-moderne.html

“Giacometti”, Fondation Beyeler, Baselstrasse 101, CH-4125 Riehen/Bâle, Suisse. Du 31/05 au 11/10/09. www.beyeler.com Image : Alberto Giacometti dans son atelier de la rue hippolyte Maindron, env 1950, courtesy Paris/2008 ProLitteris, Zurich, Foto : Ernst Scheidegger, courtesy Neue Zürcher Zeitung 2009.

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Kandinsky en majesté à Beaubourg jusqu’au 10/08/09

mai 20, 2009 · Laisser un commentaire

 

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Kandinsky ? Une avalanche de couleurs. Une profusion de formes. Une constellation de signes. L’exposition de Beaubourg apparaît comme une révélation. Un évènement. Car pour la première fois est réunie toute l’œuvre de l’artiste. De ses premiers pas vers la peinture, en 1897, à Munich alors qu’il a déjà trente ans et un métier, juriste, jusqu’à ses dernières toiles inachevées réalisée à Neuilly où il meurt en 1944.

Lire la suite de l’article sur http://www.ouvretesyeux.fr/mag/art-moderne.html

« Kandinsky », Centre Pompidou, 75003 Paris. 01 44 78 12 33. Du 08/04 au 10/08/09. www.centrepompidou.fr Image : Impression III (Konzert), Impression III (Concert), Huile sur toile – 77,5 x 100 Städtische Galerie im Lenbachhaus, Munich, Gabriele Münter-Stiftung, 1957, ADAGP,Paris, 2009.

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Lee Miller. La beauté libre. Au Jeu de Paume du 21/10 au 04/01/09

novembre 19, 2008 · Un commentaire

Cette retrospective unique montre l’extraordinaire parcours de Lee Miller, à la fois égérie, mannequin, muse des surréalistes, compagne et assistante de Man Ray et bien sûr, photographe. Venues des plus grandes collections de renommée internationale, cette manifestation dévoile plus de 150 oeuvres qui montrent à quel point le travail de Lee Miller est d’une poésie à couper le souffle et presque en avance sur son temps. Sa merveilleuse beauté inspira également aussi bien Jean Cocteau qui lui donna l’un des rôles principaux de son film “Le Sang d’un poète”. Surtout prenez votre temps et ne ratez surtout pas le documentaire fantastique réalisé notamment avec l’aide de son fils sur la vie tumultueuse et absolument étonnante de cette femme photographiée à 17 ans nue par son père, mannequin et photographe pour Vogue, femme de Man Ray, de Roland Penrose, d’un riche égyptien, photo reporter pour l’armée américaine qui fut l’une des premières à découvrir et prendre des photos des camps de Dachau et Buchenwald….et à investir l’appartement déserté par Hitler, y prenant le bain dans sa naignoire comme l’un de ses grands amis photographe…. Et se chercha tout au long de sa vie au travers de ses photos.

“Lee Miller”, Jeu de Paume, 1, place de la Concorde, 75001 Paris. www.jeudepaume.com. Du 21/10 au04/01/09.

Images : courtesy Lee Miller Archives, England 2008. All rights reserved www.leemiller.co.uk

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Mois de la photo et Paris photo au Carrousel du Louvre : les yeux bridés du 27/10 au 30/11 et du 13 au 16/11

novembre 13, 2008 · Laisser un commentaire

D’abord, il y a Paris photo au Carroussel du Louvre. Avec 107 exposants de 19 pays différents ! Avec à l’honneur le Japon. En effet, ce premier pays d’Asie à avoir adopté la photographie en 1850, s’impose désormais sur la scène artistique internationale. Mais c’est un panorama exceptionnel qu’offre Paris photo avec des images rares de l’ère Meiji, des expériences des années 30, et bien entendu tout la production photographique contemporaine avec comme emblème le plus que célèbre Araki dont une galerie américaine a fait un magnifique one man show. Ambiance en tout les cas toujours chaude dans les belles allées du Carroussel où comme vous pouvez le voir dans le diaporama ci-dessus, on trouve beaucoup de chef-d’oeuvres, d’amateurs et d’acheteurs.  Mais il y a aussi le Mois de la photo qui se veut cette année “entre tradition et mutation”. Musées, institutions, galeries, tous se mobilisent pour montrer aussi bien mouvements historiques que la photographie européenne contemporaine. Avec ses célébrités, ses artistes confirmés comme de jeunes talents. Alors que Beaubourg dévoile “Les expérimentations photographiques en Europe des années 20 à nos jours”, le Musée d’art Moderne de la Ville de Paris montre” Objectivité” avec tous les acteurs de la photographie de l’Académie des beaux art de Düsseldorf tandis le Jeu de Paume offre un merveilleux regard sur l’oeuvre de Lee Miller. … Bref un Paris qui offre à chaque détout de galerie ou de musée une nouvelle découverte, de nouvelles aventures visuelles.

“Paris photo”, Carroussel du Louvre, 75001 Paris. www.parisphoto.com Du 13 au 16/11. Le mois de la photo du 27/10 au 30/11.

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Klee des songes à Berlin du 31/10 au 08/02/09

octobre 24, 2008 · Laisser un commentaire

Berne, 1910. 56 oeuvres s’étalent sur les murs du musée de la ville. Des peintures sur verres, chères aux images populaires suisses, le teint fauve et la veine cubiste. Une sublime légèreté en plus. Une bouffée d’air magique, de celles qu’on n’avait encore jamais respiré en Occident. Libératrice. C’est la première grande exposition personnelle de Paul Klee. Il a 31 ans. Il est alors un immense talent en quête de sa pente. Déjà, sa ligne discrète et silencieuse renie le spectaculaire comme les brouhahas futuristes et les fureurs expressionnistes. Echappant à l’a-pic de l’abstraction, aux grandeurs de Mondrian comme aux séductions de son ami Kandinsky – qui cette même année crée sa célèbre aquarelle abstraite – c’est autrement qu’il brisera la fenêtre du malheureux Alberti. En cherchant “au rebours des maniaques du contenant…, sous la peau des choses…, loin du volume, loin des centres…, un centre moins évident, mais qui davantage soit le maître du mécanisme, l’enchanteur caché” (H. Michaux).

Né en 1879 de parents musiciens, Klee hésite entre deux vocations. Expression de l’ineffable, la musique avait toutes les chances de le combler. Pourtant, à 19 ans, cet excellent violoniste quitte Berne pour Munich, la ville aux “cinq mille peintres”. En 1900, il s’inscrit à l’Académie des Beaux-Arts. De ses premiers amours, il gardera la souplesse et le mélodieux, l’enchantement. Fasciné par la botanique, il ne cesse d’étudier la nature. Elle est pour lui l’exemple par excellence, celle qu’il faut consulter, ausculter, pour se mettre en état de créer à son instar. D’où son intérêt pour l’aspect végétal de l’Art Nouveau. D’où également son goût pour le graphisme et ses innombrables dessins, alors aussi inquiétants que les figures de Blake ou Goya. Ce sont les rencontres de Kandinsky en 1911, puis celle de Delaunay à Paris en 1912, qui l’initient, le convertissent  à la couleur. Or, l’auteur “Du Spirituel dans l’art” ne tarit pas d’éloge sur l’Afrique du Nord. Il lui décrit les splendeurs des terres désertiques, le chatoiement de la médina, la beauté des coupoles de Kairouan. C’en est trop pour Klee. Tel Saint-Thomas, il veut voir pour y croire. Et le voilà parti pour la Tunisie, en compagnie des peintres Macke et Molliet. Douze jours de grâce. Douze jours d’avril 1914 qui le confirmeront, au-delà de toute espérance, dans sa soif de silence et de lumière, dans son sens quasi sacré de l’infini. “L’ambiance se pénètre avec tant de douceur que, sans plus y mettre de zèle, il se fait, en moi, de plus en plus d’assurance. La couleur et moi sommes un. Je suis peintre”, déclare-t-il, ébloui. A coup sûr, Klee est désormais en possession de tous les moyens qui vont concourir à l’unité de son oeuvre. Dès lors, l’architecture et les arts traditionnels, la céramique vernissée aux teintes chatoyantes, les poteries incisées et la géométrie des fabuleux tapis orientaux, offrent au peintre une source sans cesse renouvellée de formes et de couleurs. Les structures en damiers se multiplient, les bandes horizontales pullulent. L’artiste n’en finit plus de tout ramener à la surface plane du tableau. Plus encore, l’écriture arabe déclenche une prodigieuse et étourdissante invention de signes. D’un coup, les abréviations rapides de figures et d’objets se métamorphosent en pictogrammes nés d’une folle imagination. Les symboles de la lune, du soleil, d’arbres ou encore de plantes et ses fameuses croix, envahissent à jamais son oeuvre. Ici, le signe manifeste le “non-dévoilé” de l’Univers. Ici, il appartient à l’”écriture secrète” qu’évoquait Novalis.

Après la guerre, les charivari intellectuels qui explosent de toutes parts, s’arrachent notre peintre allemand comme un dieu vivant. Dès 1917, ses oeuvres figurent à la première exposition Dada à Zurich. En 1921, l’architecte Walter Gropius le nomme professeur au Bauhaus. Klee suivra l’école dans ses pérégrinations, à Weimar puis à Dessau, où il démissionne en 1931. Même Paris et les surréalistes sont séduits par son extraordinaire attitude esthétique : en 1929, René Crevel signe la première publication française consacrée à Klee. Paradoxe donc. Paradoxe de ce peintre “off”, marginal et tenant haut l’étendard du refus, sollicité par tous les courants frondeurs. Sa résistance aux modes est d’ailleurs d’autant plus remarquable que sa célébrité devient vite mondiale. Nul doute, sa révolution créatrice, à la fois poétique et philosophique, est bien tentante. Car elle regarde ailleurs, là où “l’art ne reproduit pas le visible…(mais) rend visible”, lui donnant la grâce de vivre “un peu plus près de la création qu’il est normal”.

En effet, Klee donne à voir une “réalité qui n’existe pas”, si ce n’est comme nécessité intérieure. Il sape sans complexe la notion anthropomorphique de l’art, et clame dans ses conférences que c’est la nature en l’artiste qui est le véritable créateur. On comprend qu’Hitler ait fait exposé 17 de ses oeuvres à l’exposition de l’Art Dégénéré en 1937 ! Cette “communion avec la nature” compris au sens de natura naturans, de genèse, de croissance, se traduit sous forme de lignes et de signes abstraits, de flèches qui orientent la lecture du tableau. Mais la métaphore se poursuit. Car le signe comme trace matricielle est à la peinture de Klee ce que le germe est à la plante naissante, à la fleur, au fruit. Cette métaphore en dit plus encore, révèle un désir plus ambitieux que livre Klee, lors de la Conférence d’Iéna en 1924 : “Il m’arrive parfois de rêver à une oeuvre de vaste envergure couvrant le domaine complet des éléments, de l’objet, du contenu et du style… Il faut qu’il croisse naturellement ce Grand Oeuvre, qu’il pousse, et s’il lui arrive un jour de parvenir à sa maturité, alors tant mieux. Nous en avons trouvé les parties mais pas encore l’ensemble. Il nous manque cette dernière force. Faute d’un peuple qui nous porte”.

Signes réels ou imaginaires, paysages, bestiaires féerique où l’humour se chamaille avec la drôlerie des histoires de l’enfance, partout, Klee jongle entre écriture et peinture, bouleverse leur espace commun pour en bâtir un nouveau. La subversion est d’autant plus forte, qu’il n’utilise que des formats réduits, des châssis de dimension modeste. Et bien sûr, des textures fines, des papiers précieux. La-dessus, une infinité de techniques : frottis, grattages, craies, colles… Pas de matières riches et généreuses. Ni vernis, ni empâtements. Au contraire. Une surface plâtreuse, opaque, comme malaxée sur le support. La couleur cependant est lumineuse, d’une douceur et d’un raffinement inégalable. Et, le pinceau à la main, il part à l’aventure, au hasard de la matière, sans idée précise de ce que sera l’image finale, inventant sans le savoir la future “oeuvre ouverte” dont parle Umberto Eco. Il passe d’une toile à l’autre, menant toujours de front une grande quantité de compositions. Klee invente ainsi sans le savoir, la future “oeuvre ouverte” dont parle Umberto Eco. Une fois celle-ci achevée vient ce qu’il appelle plaisamment la “séance de baptème”. Effectuée tous les mois, enfermé dans son atelier, Klee donne alors un nom aux oeuvres qu’il ne considère terminées que titrées. C’est le moment où il s’amuse des “Policiers en déroute”, s’évade dans un “Paysage de rêve aux conifères”, invente le “Monologue du petit chat”, pleure avec la “Fillette à la poupée”.   

En 1928, Klee fait un voyage en Egypte qui ne l’impressionne guère moins que son séjour tunisien. D’un point de vue spécifiquement humain cette fois, et dont il ne rendra picturalement compte que dix ans plus tard, en particulier dans la série des “Anges”. Professeur à l’Académie de Düsseldorf depuis 1931, il doit quitter l’Allemagne deux ans plus tard après la fouille de son domicile par les Sections d’Assaut nationales-socialistes. Il se réfugie à Berne où il a passé son enfance. Une période sombre débute. En 1935 il commence à souffrir d’une sclérodermie qui résistera à tous les traitements. La mort rôde, favorisant l’introspection et encourageant une recherche toujours plus méditative. Sa thématique devient plus angoissée. Les titres des oeuvres perdent leur poésie d’autrefois. Les signes noirs s’épaississent, durcissent, couvrent la toile comme le plomb d’un vitrail. Pourtant, jamais d’accents déchirants ou de crispations dramatiques. Trop discret pour cela. Il meurt en 1940, laissant derrière lui plus de 9000 oeuvres à propos desquelles Henri Michaux écrit : “Pour (y) entrer… il suffit d’être l’élu, d’avoir gardé soi-même la conscience de vivre dans un monde d’énigmes, auquel c’est en énigmes qu’il convient le mieux de répondre”. 

         

“L’univers de Klee”, Neue Nationalgalerie, Berlin, du 31/10 au 08/02/09

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