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Emil Nolde, mystique de la couleur, aux Sables d’Olonne jusqu’au 07/09

juillet 3, 2008 · Pas de commentaire

Missionnaire du pinceau, Emil Nolde le mystique fut le plus célèbre et le plus controversé des expressionnistes allemands. Si la France ne lui a toujours pas pardonné d’être apprécié par Goebbels, la France ose enfin célèbrer ce fou de Dieu.

 

 Quel est la vie et l’oeuvre de Nolde ? 

 “Nolde est plus que lié à la terre, il en est aussi le démon”(Klee). Un démon génial de la peinture allemande, un enragé de l’expressionnisme, enraciné dans sa campagne natale, ce pays frison du nord qui frôle la Baltique, paysan et austère, protestant fanatique et superstitieux, peuplé de fables, de gnomes et de lutins. Un malade de solitude, qui s’accroche au wagon idéaliste  du Brücke dont il se détache vite pour incompatibilité d’humeur. Un missionnaire du pinceau, si vulnérable qu’il se sentira persécuté jusqu’à la fin de sa vie. Nolde porte encore sa croix. L’exaltation de sa germanité, son désir d’obtenir enfin un relatif bien être, en ont fait un peintre du troisième Reich. Mauvais rêve, Goebbels collectionne ses tableaux. Mauvais réveil, 1052 de ses oeuvres sont confisquées dans les musées allemands dans le cadre de l’ “art dégénéré”. Reconnu dans le monde entier, la France ne lui a pourtant jamais consacré d’exposition personnelle.

“Souvent, je m’allongeais dans le blé haut…les bras en croix…: c’est ainsi que gisait notre sauveur Jésus-Christ..”. Ebéniste à Flensbourg, Munich, Kalsruhe et Berlin, professeur de dessin à Saint-Gall en Suisse à partir de 1892, le jeune autodidacte mystique se nourrit des vers envoûtants de Mallarmé, boit Wagner, avale Nietzsche, goûte Boecklin et Hodler. En 1898, fort du succès financier de cartes postales qui se vendent par millier en quelques jours, il se consacre exclusivement à son art. Un an plus tard, il suit les cours de l’Académie Julian de Paris, hante le Louvre, et s’éblouit de la “grandeur dramatique” de Daumier et de Manet, “le grand peintre de la lumière claire”. En 1901, à 34 ans, Emil Hansen prend le nom de Nolde, son village natal de Silésie.

“Le peintre s’est trouvé, les couleurs étaient devenues son langage”. Après plusieurs années d’hésitation pointilliste, Nolde explose les teintes, étale  les touches. Ses exubérances colorées, ses déchaînements marins et floraux subjuguent les membres du Brücke qui l’invitent à les rejoindre en 1906, un an seulement  après la constitution du groupe. Conséquence immédiate : Nolde laisse tomber la perspective pour un espace totalement plat. Certes, leur fanatisme pour le “bon sauvage” à la Gauguin, la transe à la Van Gogh, et la sensibilité  névrosée d’un Munch, les entraîne vers une spontanéité commune où tout est “instinct et tension”, écrit Nolde. Certes, leurs formes rudes et agressives prônent la subjectivité comme absolu.

Mais à quarante ans,  ce fou de solitude retiré dans sa maison d’Alsen, ne peut suivre une jeunesse rebelle et destructrice qui porte haut l’étendard de “l’homme nouveau” et crie à qui veut l’entendre, le “progrès à n’importe quel prix” (Marc). Plutôt proche des interprétations poétiques et musicales de Klee, mais opposé à tout intellectualisme,  avec les couleurs, Nolde “créer des harmonies et des oppositions de sons et d’accord”. Et les érotise : “comme si elles aimaient mes mains”. Nul doute, il transmet ainsi au Brücke le culte du terroir : “blut und boten”, “sang et terre” atteignant son but lorsqu’il sent “la mousse et les algues en train de pousser”. 

“Il fallait que - j’ai affaire - à un Dieu en moi, aussi brûlant et saint que l’amour du Christ”. Des visages jaunes aux yeux violets, rouges aux yeux verts, des masques grotesques, comme tailladés dans le bois, des  torsions de couleurs surnaturelles, des gros plans de figures hallucinées et compressées,  contractées par la souffrance. A partir de 1909, comme Schmidt-Rottluf, Kokoschka, Rohlfs et Morgner, Nolde s’enivre  de la Bible. Et saisit enfin le sacré. A l’instar de Rouault, la force de ses oeuvres naît de son identification au Christ, symbole de l’auto-sacrifice et de la trahison qu’il croit lui-même subir. Rongé par le doute, il exprimera sa foi tourmentée  à la Greco à travers l’imagerie élémentaire des paysans et des pêcheurs du nord. Désormais, jamais plus ce visionnaire archaïque  n’abandonnera ce don de traduire le mythe en images. Son apogée : “La Cène” et “Pentecôte”, ainsi que les fantastiques neuf volets sur “La vie du Christ”. Violemment critiqués, ces tableaux furent refusés à la Berliner Sezession de 1910. Nolde attaque alors le “dictatorial” président Liebermann et fait un scandale qui aboutira à son exclusion. En 1937, à Munich, un grand écriteau “maléfice peint” les surmonteront à l’exposition sur l’Art dégénéré”.

“J’ai parfois le sentiment que ce sont eux les vrais hommes, et nous sommes des sortes de marionnettes articulées, artificielles et pleines de suffisance”. Toujours en quête du paradis biblique, mythique et perdu. De “l’essence primitive”.  Nolde se passionne pour l’art des peuples des mers du sud  au point de désirer écrire un livre sur le sujet. Il furete au musée ethnographique de Berlin où il vit l’hiver, quand il ne collectionne quelque objet. Dès lors, masques,  statues et tissus exotiques  traités comme des natures mortes, peuplent ses tableaux. De 1913 à 1914, le peintre participe à une expédition ethnologique en Nouvelle Guinée et peint le fusil sur l’épaule : encore plus  que l’authenticité recherchée par Gauguin, il découvre  une essence démoniaque, élémentaire, dans les danses indiennes et les attitudes des êtres qu’il scute avec ferveur. Retour aux sources, énergie plastique, simplification drastique des formes, comme pour Picasso en 1907-08, la sculpture indique ici la voie à suivre. Car à l’instar du maître espagnol, Nolde fonctionne avec l’instinct, la violence des pulsions organiques, de cet inconscient que les surréalistes révèleront dix ans plus tard. Avec en plus, l’abondance magique de la couleur.

“C’est un miracle que je suive ma ligne sans vaciller”. Nolde, jusqu’auboutiste de l’expressionnisme, n’a jamais failli. Peintre le plus représenté dans les musées allemands au début des années 30, bon patriote adhérant du Parti national socialiste, il ne comprend plus rien lorsque les nazis lui confisquent ses oeuvres en 1937 et lui interdisent de peindre en 1941. C’est pourtant au cours de cette période d’abbattement qu’il créera des centaines de merveilleuses aquarelles, intitulés “tableaux non peints”.  Lumineuses, emportées, et tellement proches de l’abstraction d’un Rothko. Il meurt à 89 ans, dans son village retiré de Seebüll.

 

“Emil Nolde. Les Images non peintes”, Musée de l’Abbaye Saint-Croix, rue de Verdun, 85100 Les Sables D’Olonne. Tél. : 02 51 32 01 16. Jusqu’au 7 septembre.

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Christian Lacroix, commissaire invité des Rencontres photographiques d’Arles, expose aussi au musée Réattu

mai 19, 2008 · Pas de commentaire

Que te dis Christian au sujet d’Arles et de son exposition ?

 

Anne Kerner : Quels sont les lieux que vous adorez dans cette ville et qu’il ne faut surtout pas manquer pour un visiteur ? Christian Lacroix : C’est au gré de l’instinct de chacun mais à part les musées, il ne faut pas manquer de flâner dans les ruelles tranquilles de la Roquette, près du Rhône à l’est, ou dans celles du l’Hauture, au-dessus des arènes. Et regarder toujours en l’air pour éviter la banalisation des rues principales qui ont perdu les belles devantures anciennes de mon enfance et les commerces qui allaient avec.

Vous avez fait connaître Arles à la planète entière. De quelle manière est-ce important ? Je ne suis pas sûr de ça. Jules César et Van Gogh, Mistral et Daudet, Bizet et Gounod avaient fait le plus gros avant. J’ai pu regretter d’avoir joué les apprentis sorciers à un moment donné car en voulant partager mes racines, j’ai bien cru les voir dévoyées par la mondanité un peu vaine du Lubéron. Les alentours ont perdu de leur authenticité/rusticité avec le tourisme de masse comme partout aussi. Mais l’installation de certains a permis également de garder le cachet initial, d’arrêter les massacres béotiens etc.…

Le musée Réattu vous accueille pour une exposition qui vous est consacrée. Qu’est ce que vous voulez que l’on retienne tout d’abord de ce musée ?Je veux partager ce musée méconnu, ce lieu parfait où enfant et adolescent je souhaitais vivre, la charge de ces murs où se sont relayés après l’ordre de Malte des artistes éclairés, qui n’a pas échappé à Picasso qui l’a doté d’une mirifique donation. Aujourd’hui en crise de croissance comme beaucoup de musées de ce type, il a besoin d’un coup de main et de projecteur. Alors je viens juste faire dialoguer les siècles passés avec mon entourage d’aujourd’hui. Si le visiteur prend plaisir à assister à ces confrontations dans un décor que j’ai pensé et composé au gré de ce que le lieu m’a apporté en 50 ans, fidèle aux tréfonds de moi-même, et passe un bon moment à partager ce miroir tendu qui ne se prend pas au sérieux, j’en serais très très heureux.

« Les rencontres d’Arles, 39ème édition” avec Christian Lacroix et ses invités. Du 8 juillet au 14 septembre. Voir info@rencontres-arles.com. « Christian Lacroix au musée Réattu », Musée Réattu, 10, rue du Grand Prieuré, 13200 Arles. Tél. : 04 90 49 37 58. Du 18 mai au 31 octobre.

 

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“Massive centrale”, la nouvelle et surprenante exposition d’Hubert Duprat au Centre d’art de l’île de Vassivière dans le Limousin du 05/07 au 25/10

mai 16, 2008 · Pas de commentaire

 

 

 

 

 

 

 ”Massive centrale”, l’exposition d’Hubert Duprat

Qui est Hubert ? Il est né en 1957. Il vit et travaille dans le Sud de la France.Il s’est fait connaître dans les années 80 avec son travail étonnant sur les larves aquatiques et des petits cailloux qui devenaient naturellement des paillettes d’or, des opales, des perles de toutes sortes !

Que fait Hubert ? Il est aussi rare que doué. Hubert Duprat se concentre depuis des années sur les relations entre la nature et l’artifice, la compacité et la transparence. Pour Vassivière, l’artiste réalise des sculptures expérimentales inédites à base de minéraux. (Pyrite, calcite…) ou même de pâte à modeler ou de blanc d’œuf ! Déroutement. Déroutement. Mais l’artiste est malin. Et génial ! Il va aux confins de la connaissance et de l’admissible. Ses œuvres pourraient même relever d’un cabinet de curiosité contemporain ! Au cœur de Vassivière Hubert dévoile une utopie aussi conceptuelle que merveilleuse.

 Que vois-tu à l’exposition ? Dans la nef du Centre d’art, six sculptures dont des petites sphères qui ressemblent à des globes oculaires, une énorme masse informe coupée en deux, une œuvre cylindrique faite de pyrite… Surprenant.Dans la salle des études, plusieurs tonnes de fuseaux de magnétites font jaillir de la lumière. Eblouissant.Dans le petit théâtre, il recouvre le plafond de mica noir et rouge. Tensions. Dans le phare, Hubert se réapproprie le lieu, réalise une sorte de petit théâtre avec un plateau composé d’une multitude de tubes en pvc. Tout devient à la fois lourd et aérien. Monumental.

 

 L’île de Vassivière

A une cinquantaine de kilomètres de Limoges, tout proche du plateau des Mille-Vaches, l’île de Vassivière accueille 20000 visiteurs par an et pourtant garde tout son mystère. Entre tourisme et art contemporain, les tentations de ce lieu inestimable sont innombrables .Pendant trois ans, le directeur du Centre national d’art et du paysage, l’ancien directeur Guy Tortosa, y a développé un travail dans, avec et pour la nature.Decouvre tout d’abord l’ile. 

C’est d’abord une île. Une île où l’on accède par une digue unique qui enjambe le lac. Une île mystérieuse, si singulière et isolée. Une île luxuriante où le regard se perd dans la contemplation d’une eau pure, et rebondi de vallons en montagnes quand il ne s’arrête sur les zones ombragées des forêts denses du Limousin ou celles, nourries par la lumière des clairières et des tourbières. “ Les yeux sont le lieu du paysage. Magnifique homophonie des “ l’yeux ” ”, écrit Guy Tortosa, prolixe sur ce majestueux Pays de Vassivière, sur son pays, car originaire de la Corrèze voisine. Et le directeur d’un des plus célèbre centre d’art contemporain de France de parler de cette nature qu’il aime tant et où il est revenu,  il y a trois ans, “ pour lui rendre ce qu’elle m’avait donné puisque c’est grâce à son paysage fort que j’ai développé ma sensibilité artistique ”. Tortosa a aimé à éveiller les sens du visiteur.  Désembuer la vue. Regarder les arbres qui s’agenouillent dans le lac, les genets s’embraser au printemps. Revisiter les fondements. L’espace, la terre, la lumière, l’eau,  l’air. Pour réconcilier l’art. La nature. La vie.

 Découvre aussi l’île et ses oeuvres d’artistes. 

C’est encore dans l’île. Une île où au détour des chemins le promeneur découvre les œuvres d’un parc de sculptures crée en 1983 et où, grâce à Dominique Marchès, l’ancien directeur du Centre pendant près de douze ans, se croisent les œuvres de Michelangelo Pistoletto, Alain Kirili, Peter Barclay, Andy Goldsworthy, David Nash, Bernd Lohaus… Mais bien plus encore. Depuis sa prise en charge du centre d’art,  Guy Tortosa  a travaillé avec des artistes, amis  fidèles avec qui il partage sa passion du domaine du vivant, des jardins et des paysages. Rien à voir donc, cette fois, avec un musée à ciel ouvert.  Mais plutôt avec une recherche de l’ordre du “ brassage ”, “ des croisements ” et de “ l’aménagement du territoire ”.  La magie œuvre. Des sons naissent dans les arbres. Ici. Puis là. Ailleurs. Une mélodie acoustique un peu sombre, comme un chant zen qui appelle à la méditation. Ravies par la lumière, les flûtes solaires d’Erik Samakh chantent. Pas d’émotion forte. L’émotion juste. Dans ce qu’elle a de plus léger et de plus grave. Des sons comme un appel. Une musique encore jamais dite. Plus loin, sur une parcelle de terrain anéantie par la tempête de 1999, à la fois plantation et installation artistique à développement durable, Samakh a  également réussi le très beau projet de  planter 2500 arbres et arbustes, grâce à  l’aide, notamment, de la population locale. Non seulement son but est de modifier  visuellement le paysage, mais aussi d’enrichir le potentiel génétique de l’île. En essences, en insectes, en oiseaux. A ce que Samakh appelle un “ opéra biotique ”, qui anime ce bois “ sacré ”, répondent les “ graines de lumière ” qui scintillent et clignotent la nuit éparpillées au sommet d’arbres postés aux abords du lac. Désirer la magie. Oser le paysage comme une œuvre. Rêver la nature. L’aider à se faire belle. Et pourtant.

 Sous la beauté existe un paysage blessé 

Et pourtant, cette terre de légende où se conjuguent les créations contemporaines, les contes, la tradition culinaire et où se développe un tourisme galopant, cette île piétonne aujourd’hui site classé est un lieu totalement “ anthropisé ” expliquait Guy Tortosa. Car l’île de Vassivière est née en 1951, lorsque les eaux du barrage EDF ont recouvert la vallée supérieure de la Maulde et ses huit villages par 106 millions de m3…Sous l’ “ authentique ”, le traumatisme. Et un paysage blessé dont témoignent d’ailleurs  certaines sculptures du parc réalisées avec les pierres des maisons ou du moulin englouti ou positionnées face aux maisons immergées… “Ce lac est le produit de l’industrie des hommes dans la deuxième moitié du XXème siècle. Le pays de Vassivière est un mélange de naturalité et d’artificialité ayant produit ce paysage mixte, singulier et pourtant représentatif de notre époque ”, expliquait Guy Tortosa, qui toujours optimiste, poursuit, “ Il y a du sublime dans le naturel, il y a aussi du sublime dans l’artificiel ”.Restent alors 70 hectares à occuper pour ne pas “ verdir idiot ” disait son prédécesseur  Dominique Marchès. Et grâce à la politique des Grands travaux  des années 80,  la construction du Centre d’art se voit confiée aux célèbres architectes Aldo Rossi et Xavier Fabre, qui élèvent, en 1989, sur le plus haut sommet de l’île, un ensemble inouï : un phare et, dans son prolongement, une sorte de nef où ils logent, espaces d’expositions, bureaux, ateliers d’artistes, librairie, bibliothèque et une cafétéria avec vue sur le lac… devenus malheureusement, aujourd’hui, bien étroits. 

 Sur l’île, un lieu d’expositions pas comme les autres 

 Depuis les expositions se virent multipliées. Mais outre ces dernières, ce sont d’autres projets qu’a apporté Guy Tortosa dans ses bagages remplis d’autant d’intelligence, d’expérience que de poésie. D’abord celui de développer ce qu’il appelle le concept de “ culture équitable : la nécessité qu’il y a, à l’échelle d’un pays, d’envisager une juste répartition des richesses ”. Et d’engager une réflexion de nature paysagère concernant l’ensemble de l’île. Dans cette optique, ce spécialiste des relations entre art et nature désire également “ re-dynamiser la vie du pays ”. Et avec son enthousiasme, sa passion, son obstination et sa générosité, cet intellectuel pas comme les autres y est parvenu. En consacrant tout d’abord son arrivée au centre d’art par un dynamitant “ c’hybert rallye ” organisé à l’initiative du plasticien Fabrice Hybert. Deux jours de folie et de fête avec la nombreuse collaboration des habitants de la région qui célébrèrent ce vernissage explosif. Autre événement, le démontage publique et ludique du mikado géant “ Small noise ” de Michael Dans. Et déjà une prise de conscience des dégâts mais aussi du renouveau qu’a pu apporter la tempête de 1999 analysé par Gilles Clément lors d’une exposition de groupe. Puis ce sont les échanges avec le village espagnol de Bénifallet organisé par Betty Bui et Gilles Coudert où se sont multiplié les activités artistiques et culturelles. Et encore le diaporama le Pierre Leguillon installé sur un bateau-mouche. Bref, les initiatives ne manquent pas pour renouveler les expériences et faire partager l’art à tous. Mais Guy Tortosa aimait aussi particulièrement, on l’a vu,  les projets à long terme. Il a travaillé avec l’artiste Michael dans sur un projet rural et avec l’ingénieur agronome Gilles Clément sur une Charte paysagère concernant l’ensemble du pays de Vassivière. Son désir : “ développer sa sensibilité mais aussi sa conscience pour inventer peu à peu d’autres manières d’être au monde ”, disait-il. Guy Tortosa était en quête d’une nouvelle “ vitalité ”, toujours inspiré par Deleuze, merveilleux fantôme du plateaux des Mille-Vaches.

 Ile de Vassivière, 87120 Beaumont du Lac. 05 55 69 27 27. www.ciapiledevassiviere.com images : www.tourisme-creuse.com; www.culture-routes.fr; www.art-kerguehennec.com

“Massive Centrale. Hubert Duprat”, Centre international d’art et du paysage de l’île de Vassivière. Du 6 juillet au 25 octobre. A lire le catalogue de l’exposition

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Le samedi 17 mai, 956 musées français ouvrent leurs portes avec des évènements fabuleux et 41 pays font de même ! Courez-y !

mai 16, 2008 · Pas de commentaire

Venez tous, courez, accourez, précipitez vous, jeunes et grands et de tous âges dans cette fabuleuse Nuit des musées où mises en lumières, performances musicales, théâtrales et littéraires, créations inédites, éphémères et contemporaines dialoguent le temps d’une nuit avec les collections permanentes des musées. Avec plusieurs évènements au musée Rodin, cinq au musée de la Monnaie, deux au Centre culturel suisse, deux encore aux arts décoratifs soit plus d’une de lieux où se passent divers évènements rien que sur Paris. Et toutes les régions de participer et 41 pays de s’y joindre !  Avec près de 1000 musées français qui ont accueillis l’an passé 1,3 millions de visiteurs, cette Nuit des musées apparaît comme une véritable réussite ! Alors, même s‘il faut parfois faire la queue… attendez, cela vaut le coup !

 

Voir tous les évènements sur www://nuitdesmusées.fr

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François Daireaux s’installe à l’abbaye de Maubuisson jusqu’au 1er septembre.

mai 14, 2008 · Pas de commentaire

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Andréas Gursky au Domaine de Chaumont-sur-Loire jusqu’au 31 aôut. La nature sublimée.

mai 14, 2008 · Pas de commentaire

 

A quoi ressemble le travail d’Andreas ?

Il a 53 ans et est célèbre dans le monde entier. Le plasticien allemand Andreas Gursky, connu pour ses images sur la société de consommation dévoile pour la première fois à Chaumont-sur-Loire une série sur le paysage. Une série magique. Magnifique. Sublime. Où le visiteur pénètre littéralement dans ces immenses photographies de plus de 5 mètres. Mais attention, dans cette nature vierge, quelque part, tout petit, minuscule, dans l’infini, l’homme reste présent.

 

 « Andreas Gursky », Domaine de Chaumont-sur-Loire, 41150 Chaumont-sur-Loire. Tél. 02 54 20 99 22. Jusqu’au 31 août. www.domaine-chaumont.fr

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7ème édition des Transphotographiques à Lille du 15/05 au 29/06

avril 15, 2008 · Pas de commentaire

 

 

Que découvres-tu aux Transphotographiques ?

 

Dans les merveilleux  lieux  du Pas-de-Calais où est née la création textile, les transphotographiques de portée régionales, nationales et internationales, s’installent pour la 7ème fois.  

Sous l’égide de Karl Lagerfeld, nous voici entraîné dans un voyage unique dans le temps entre mode et photographie. Des artistes français et étrangers se voient représentés dans une quarantaine d’espaces d’exposition. Parmi ces trésors, en invité d’honneur, Karl Lagerfeld présente un « one man show », la galerie Bailly dévoile ses jeunes talents dont Christina Kruse, Peter Knapp propose un « temps de pause de 1960 à 1980 », Jeanloup Sieff avec « 64+4 » montre des photos inédites, Agnès b se penche sur « la ville, le jeune fille dans la ville » avec des photographes de plusieurs pays tandis qu’Elène Usdin offre ses « autoportraits aux matelas ». Incontournable !

 

« Transphotographiques  & PHOTO » présentent  ” Mode et Photographie”, 18, rue Frémy, 59000 Lille, Tél. : 03 20 05 29 29. Lieux : Lille, Roubaix, Lambersart. Du 15 mai au 29 juin. Voir www.transphotographiques.com

Image, Christina Kruse, Courtesy Galerie Bailly-The Frog

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Keith Haring, l’enfant “radieux” hante le musée d’art contemporain de Lyon du 22/02 au 29/06

avril 12, 2008 · Pas de commentaire

Quel est le travail de Keith ?

“L’artiste doit s’opposer à la déshumanisation de notre culture”. Une allure de rocker intello et de moine bouddhiste. Couché sur les trottoirs de Tokyo, debout devant les murs du métro de New York, accroupi devant le corps nu de Grace Jones. Avec la même application, la même maîtrise, la même foi, Keath Haring a dessiné, peint, gravé, reproduit à l’infini son “enfant radieux”, cet ange gardien fragile comme lui, et   porteur d’amour, sur tous les supports, toutes les surfaces. Partout. Jusqu’à saturation. Qui aujourd’hui n’a pas son béret, son tee-shirt ou son jouet “Keath Haring” avec son chien, son bébé à quatres pattes et ses soucoupes volantes ? Ses “icônes”, comme il disait, où Mickey côtoie une déesse indienne, un ordinateur un totem ancestral. Où tout se mêle et se mélange pour raconter notre histoire. Et qui ne s’est enivré de ses couleurs espiègles et rieuses, comme celles des bons dessins animés de notre enfance ? Pour rivaliser avec le petit écran et la pub,  ce fils de Warhol s’est battu sur leur propre terrain. Pour dénoncer la violence, l’argent, le sexe, le racisme. Dire l’horreur du sida qui devait l’emporter en 1990, à 32 ans seulement. Le Musée de Lyon présente la première grande rétrospective en France, tous supports confondus, toile, papier, métal, papier, crie, encre, feutre…du jeune américain qui aurait fêté ses 50 ans en 2008. Incontournable. 

“Keith Haring”, Musée d’art contemporain de Lyon, 81, quai Charles de Gaulle, 69006 Lyon. Tél. : 04 72 69 17 17. Du 22 février au 29 juin.  www.moca-lyon.org

Légendes : “Keith Harring and Madonna”, New York, 1989, Photography, courtesy Estate of Keith Haring, New York; “Untitled”, 1981, (peinture vinyle sur bâche vinyl), courtesy Estate of Keith Haring, New York; “Keith Haring”, photography, Estate of Keith Haring, New York; “Untitled”, 1982, (email et dayglo sur métal), Estate of Keith Haring, New York.

ATELIERS

Pour les 6-12 ans : le worshop des enfants les mercredi et samedi à 15h30. Visite en famille le dimanche à 15h30. Ateliers pour enfants pendants que les parents visitent l’exposition, les mercredi et samedi à 15h30. Visites-découvertes de l’exposition pour adultes, le mercredi à 15h30, les samedi et dimanche à 14h30, 15h30 et 16h30. Mon anniversaire au musée  à partir de 5 ans les mercredi et samedi sur réservation. Réservation au 04 72 69 17 19.

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Quelques “instants anonymes” à Strasbourg du 04/04 au 14/09

avril 7, 2008 · Pas de commentaire

Des jeunes filles se laissant caresser par le soleil, D’autres immortalisant leur promenade en forêt. D’autres encore jouant dans la neige. Ici, rien de construit, de réglé, de stylisé. Cette exposition dévoile tout simplement des photos d’amateurs  cantonnées jusqu’alors dans le registre de l’intime. Témoignages d’un contexte à la fois historique et social, ces 800 photographies par leur choix, leur assemblage accèdent au statut d’œuvre d’art. Une manifestation qui de salle en salle célèbre la beauté et la joie de vivre que nous adresse ces jeunes visages. Désormais plus que centenaires !

 

« Instants anonymes », Musée d’art moderne et contemporain, 1,place Jean Arp, 67000 Strasbourg. www.musées-strabourg.org.

A lire, le catalogue de l’exposition, 144 pages, 36 euros.

 

Ateliers « Album de famille » des vacances de pâques, 15 euros par cycle.

Tél. : 03 88 23 31 31.

Du mardi 8 au 11 avril pour les 7/12 ans

Du mardi 15 au vendredi 18 avril pour les 7/12 ans.

Tous les après-midi de 14h30 à 17h30.

 

Légendes : collection Emmanuelle Fructus, collections particulières, collection particulière, collection Emmanuelle Fructus, collection particulière, collection La Trocambulante.

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“Massive centrale”, Hubert Duprat sur l’île de Vassivière, l’île des tentations du 05/07 au 25/10

mars 4, 2008 · Pas de commentaire

 

“Massive centrale”, l’exposition d’Hubert Duprat

Qui est Hubert ?

Il est né en 1957. Il vit et travaille dans le Sud de la France.Il s’est fait connaître dans les années 80 avec son travail étonnant sur les larves aquatiques et des petits cailloux qui devenaient naturellement des paillettes d’or, des opales, des perles de toutes sortes !

Que fait Hubert ? Il est aussi rare que doué. Hubert Duprat se concentre depuis des années sur les relations entre la nature et l’artifice, la compacité et la transparence. Pour Vassivière, l’artiste réalise des sculptures expérimentales inédites à base de minéraux. (Pyrite, calcite…) ou même de pâte à modeler ou de blanc d’œuf ! Déroutement. Déroutement. Mais l’artiste est malin. Et génial ! Il va aux confins de la connaissance et de l’admissible. Ses œuvres pourraient même relever d’un cabinet de curiosité contemporain ! Au cœur de Vassivière Hubert dévoile une utopie aussi conceptuelle que merveilleuse.

 Que vois-tu à l’exposition ? Dans la nef du Centre d’art, six sculptures dont des petites sphères qui ressemblent à des globes oculaires, une énorme masse informe coupée en deux, une œuvre cylindrique faite de pyrite… Surprenant.Dans la salle des études, plusieurs tonnes de fuseaux de magnétites font jaillir de la lumière. Eblouissant.Dans le petit théâtre, il recouvre le plafond de mica noir et rouge. Tensions. Dans le phare, Hubert se réapproprie le lieu, réalise une sorte de petit théâtre avec un plateau composé d’une multitude de tubes en pvc. Tout devient à la fois lourd et aérien. Monumental.

L’île de Vassivière

A une cinquantaine de kilomètres de Limoges, tout proche du plateau des Mille-Vaches, l’île de Vassivière accueille 20000 visiteurs par an et pourtant garde tout son mystère. Entre tourisme et art contemporain, les tentations de ce lieu inestimable sont innombrables .Pendant trois ans, le directeur du Centre national d’art et du paysage, l’ancien directeur Guy Tortosa, y a développé un travail dans, avec et pour la nature.

 Decouvre tout d’abord l’ile. 

C’est d’abord une île. Une île où l’on accède par une digue unique qui enjambe le lac. Une île mystérieuse, si singulière et isolée. Une île luxuriante où le regard se perd dans la contemplation d’une eau pure, et rebondi de vallons en montagnes quand il ne s’arrête sur les zones ombragées des forêts denses du Limousin ou celles, nourries par la lumière des clairières et des tourbières. “ Les yeux sont le lieu du paysage. Magnifique homophonie des “ l’yeux ” ”, écrit Guy Tortosa, prolixe sur ce majestueux Pays de Vassivière, sur son pays, car originaire de la Corrèze voisine. Et le directeur d’un des plus célèbre centre d’art contemporain de France de parler de cette nature qu’il aime tant et où il est revenu,  il y a trois ans, “ pour lui rendre ce qu’elle m’avait donné puisque c’est grâce à son paysage fort que j’ai développé ma sensibilité artistique ”. Tortosa a aimé à éveiller les sens du visiteur.  Désembuer la vue. Regarder les arbres qui s’agenouillent dans le lac, les genets s’embraser au printemps. Revisiter les fondements. L’espace, la terre, la lumière, l’eau,  l’air. Pour réconcilier l’art. La nature. La vie.

 Découvre aussi l’île et ses oeuvres d’artistes. 

C’est encore dans l’île. Une île où au détour des chemins le promeneur découvre les œuvres d’un parc de sculptures crée en 1983 et où, grâce à Dominique Marchès, l’ancien directeur du Centre pendant près de douze ans, se croisent les œuvres de Michelangelo Pistoletto, Alain Kirili, Peter Barclay, Andy Goldsworthy, David Nash, Bernd Lohaus… Mais bien plus encore. Depuis sa prise en charge du centre d’art,  Guy Tortosa  a travaillé avec des artistes, amis  fidèles avec qui il partage sa passion du domaine du vivant, des jardins et des paysages. Rien à voir donc, cette fois, avec un musée à ciel ouvert.  Mais plutôt avec une recherche de l’ordre du “ brassage ”, “ des croisements ” et de “ l’aménagement du territoire ”.  La magie œuvre. Des sons naissent dans les arbres. Ici. Puis là. Ailleurs. Une mélodie acoustique un peu sombre, comme un chant zen qui appelle à la méditation. Ravies par la lumière, les flûtes solaires d’Erik Samakh chantent. Pas d’émotion forte. L’émotion juste. Dans ce qu’elle a de plus léger et de plus grave. Des sons comme un appel. Une musique encore jamais dite. Plus loin, sur une parcelle de terrain anéantie par la tempête de 1999, à la fois plantation et installation artistique à développement durable, Samakh a  également réussi le très beau projet de  planter 2500 arbres et arbustes, grâce à  l’aide, notamment, de la population locale. Non seulement son but est de modifier  visuellement le paysage, mais aussi d’enrichir le potentiel génétique de l’île. En essences, en insectes, en oiseaux. A ce que Samakh appelle un “ opéra biotique ”, qui anime ce bois “ sacré ”, répondent les “ graines de lumière ” qui scintillent et clignotent la nuit éparpillées au sommet d’arbres postés aux abords du lac. Désirer la magie. Oser le paysage comme une œuvre. Rêver la nature. L’aider à se faire belle. Et pourtant.

 Sous la beauté existe un paysage blessé 

Et pourtant, cette terre de légende où se conjuguent les créations contemporaines, les contes, la tradition culinaire et où se développe un tourisme galopant, cette île piétonne aujourd’hui site classé est un lieu totalement “ anthropisé ” expliquait Guy Tortosa. Car l’île de Vassivière est née en 1951, lorsque les eaux du barrage EDF ont recouvert la vallée supérieure de la Maulde et ses huit villages par 106 millions de m3…Sous l’ “ authentique ”, le traumatisme. Et un paysage blessé dont témoignent d’ailleurs  certaines sculptures du parc réalisées avec les pierres des maisons ou du moulin englouti ou positionnées face aux maisons immergées… “Ce lac est le produit de l’industrie des hommes dans la deuxième moitié du XXème siècle. Le pays de Vassivière est un mélange de naturalité et d’artificialité ayant produit ce paysage mixte, singulier et pourtant représentatif de notre époque ”, expliquait Guy Tortosa, qui toujours optimiste, poursuit, “ Il y a du sublime dans le naturel, il y a aussi du sublime dans l’artificiel ”.Restent alors 70 hectares à occuper pour ne pas “ verdir idiot ” disait son prédécesseur  Dominique Marchès. Et grâce à la politique des Grands travaux  des années 80,  la construction du Centre d’art se voit confiée aux célèbres architectes Aldo Rossi et Xavier Fabre, qui élèvent, en 1989, sur le plus haut sommet de l’île, un ensemble inouï : un phare et, dans son prolongement, une sorte de nef où ils logent, espaces d’expositions, bureaux, ateliers d’artistes, librairie, bibliothèque et une cafétéria avec vue sur le lac… devenus malheureusement, aujourd’hui, bien étroits. 

 Sur l’île, un lieu d’expositions pas comme les autres 

 Depuis les expositions se virent multipliées. Mais outre ces dernières, ce sont d’autres projets qu’a apporté Guy Tortosa dans ses bagages remplis d’autant d’intelligence, d’expérience que de poésie. D’abord celui de développer ce qu’il appelle le concept de “ culture équitable : la nécessité qu’il y a, à l’échelle d’un pays, d’envisager une juste répartition des richesses ”. Et d’engager une réflexion de nature paysagère concernant l’ensemble de l’île. Dans cette optique, ce spécialiste des relations entre art et nature désire également “ re-dynamiser la vie du pays ”. Et avec son enthousiasme, sa passion, son obstination et sa générosité, cet intellectuel pas comme les autres y est parvenu. En consacrant tout d’abord son arrivée au centre d’art par un dynamitant “ c’hybert rallye ” organisé à l’initiative du plasticien Fabrice Hybert. Deux jours de folie et de fête avec la nombreuse collaboration des habitants de la région qui célébrèrent ce vernissage explosif. Autre événement, le démontage publique et ludique du mikado géant “ Small noise ” de Michael Dans. Et déjà une prise de conscience des dégâts mais aussi du renouveau qu’a pu apporter la tempête de 1999 analysé par Gilles Clément lors d’une exposition de groupe. Puis ce sont les échanges avec le village espagnol de Bénifallet organisé par Betty Bui et Gilles Coudert où se sont multiplié les activités artistiques et culturelles. Et encore le diaporama le Pierre Leguillon installé sur un bateau-mouche. Bref, les initiatives ne manquent pas pour renouveler les expériences et faire partager l’art à tous. Mais Guy Tortosa aimait aussi particulièrement, on l’a vu,  les projets à long terme. Il a travaillé avec l’artiste Michael dans sur un projet rural et avec l’ingénieur agronome Gilles Clément sur une Charte paysagère concernant l’ensemble du pays de Vassivière. Son désir : “ développer sa sensibilité mais aussi sa conscience pour inventer peu à peu d’autres manières d’être au monde ”, disait-il. Guy Tortosa était en quête d’une nouvelle “ vitalité ”, toujours inspiré par Deleuze, merveilleux fantôme du plateaux des Mille-Vaches.

 Ile de Vassivière, 87120 Beaumont du Lac. 05 55 69 27 27. www.ciapiledevassiviere.com images : www.tourisme-creuse.com; www.culture-routes.fr; www.art-kerguehennec.com

“Massive Centrale. Hubert Duprat”, Centre international d’art et du paysage de l’île de Vassivière. Du 6 juillet au 25 octobre. A lire le catalogue de l’exposition.

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