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L’Artère de Fabrice Hyber à la Villette

mars 4, 2008 · Pas de commentaire

 

Images de la dernière exposition de Fabrice Hyber au Laboratoire à Paris

 

 

Fabrice Hyber est l’un des artistes phares de la scène artistique française et internationale. Pendant trois ans il a œuvré avec autant de talent que de générosité pour la lutte contre le sida. Résultat ? Une œuvre monumentale de 1001m2 intitulée l’Artère, son “ jardin de dessins ” réalisé au cœur du parc de la Villette.

 

Rien d’un artiste romantique et tourmenté. Tout d’un trublion génial qui s’amuse autant à passer d’un support plastique à l’autre que de changer de continent. Fabrice Hyber sait également relever les défis. Comme se plonger pendant trois ans dans la réalisation d’une œuvre gigantesque sur le thème du sida. Cet “ antimonument ” commandité par Sidaction, soutenu par le Ministère de la Culture et de la Communication, est inauguré début avril en plein cœur du parc de la Villette. Sur plus de 1000m2 de céramiques, le plasticien  a peint toute l’histoire du sida. Médicale, mentale, morale. Ses brisures et ses fractures physiques et psychiques. Ses hantises et ses démons. La vie. La mort. L’espoir aussi. Une œuvre pour un hommage, une prise de conscience, pour le présent et le futur. Une œuvre pour informer aussi. Avec notamment un bac de 14 mètres de long où sont inscrites des explications sur la maladie dans les cinq langues les plus parlées au monde et dans ce quartier nord de Paris, le français, l’anglais, le chinois, l’arabe et le swahili. “ J’avais assez d’énergie pour transformer un tel sujet en quelque chose de positif, et montrer que l’on peut vivre avec le sida ”, explique Fabrice Hyber. Un ruban rouge lumineux entoure cet incontournable parcours. Absolument généreux. Absolument positif.

 

L’atelier de Fabrice

 

C’est mon lieu de travail qui est aussi mon espace de vie. C’est un lieu central que je peux recréer partout dans le monde. A Shanghai, je peux refaire la même chose.  Je m’adapte très vite. A Paris, c’est un endroit agréable et pratique, pas loin des gares, de l’aéroport…pour partir, c’est bien. Ici, il y a plein d’espaces, des volumes très différents. Des vues sur rue, en fond de cour, des étages, deux escaliers. Je n’aime pas les espaces uniques. Mon atelier est dans l’entrée. J’aime travailler quand il y a des gens. Ca me permet de converser. Sinon, évidemment, j’aime me retrouver seul, mais le matin, de bonne heure.  

                                                    artere-hyber128-photo1.jpg

L’Artère sur le sol à la Villette

 

Les dessins et les tableaux préparatoires ont été conçus ici. Pendant 6 à 7mois. Je me souviens très bien du jour où j’ai fait le dessin du ruban rouge, je l’ai appelé l’ “ artère ”…Et ce même jour un de mes meilleurs amis a eu un infarctus. Cette coïncidence était impressionnante. Je me suis dit que c’était le bon mot pour intituler ce projet. Et je lui ai offert le dessin.

 1001m2 de dessins pour un monument consacré aux victimes du sida

J’ai voulu faire le contraire d’un monument commémoratif pour les victimes du sida. J’ai donc proposé de réaliser un lieu fédérateur sur lequel on puisse marcher et qui raconte en image tout ce qui s’est passé depuis 20 ans. Le sida a transformé le monde. Il est là. Il faut vivre avec lui. Cet espace existe pour transformer le mauvais en bon : il est 100% généreux, 100% positif. Ce sont aussi 10 000 dessins originaux offerts au public. Pour un projet contre le sida, je trouve aussi important de s’engager entièrement du début à la fin. Au Mexique, par exemple, où j’ai peint les dalles de céramique,  nous nous sommes engagés publiquement dans l’information sur le sida en faisant des conférences de presse régulières pendant nos sept mois de travail là-bas. Le plus dur au cours de ces trois ans, c’était de relancer la machine en permanence. Faire le projet, les dessins, la prépose et enfin, le collage. J’ai été transformé mentalement mais aussi physiquement. Mais le but est là : montrer qu’il n’y a surtout pas de mur, mais  un sol sur lequel on marche.

Photographie tirée du site www.sidaction.org

www.fabricehyber.com

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A Nice et nulle part ailleurs !

février 27, 2008 · Pas de commentaire

Ici, tu ne trouves l’art ni dans un musée, ni dans un espace conçu pour lui. Ici, l’art est partout. Ou plus exactement dans la ville de Nice. Et plus précisément encore, le long de la ligne 1 du tramway. Et ce n’est pas moins de quinze artistes internationaux qui composent ainsi le plus grand musée en plein air du sud de la France. C’est ainsi que Ben, Michaël Craig Martin, Pierre di Sciullo, Gunda Förster, Yann Kersalé, Ange Leccia, Jaume Plensa, Sarkis et les autres reflètent toutes les générations de la création artistique contemporaine et occupent un rôle influent dans l’art de notre temps. Arrête-toi aux stations, descend place Masséna où les sculptures de Plensa représentent le dialogue des sept continents. Laisse-toi aller sur le banc de dentelle réalisé par Jean-Michel Othoniel. Regarde encore la Cascade d’objets de Michael Craig Martin qui a peint des fresques sur les murs de quatre immeubles du boulevard Virgile Barel. Plus jamais désormais ton parcours sera le même. Alors surtout regarde. Regarde bien !

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