Ouvretesyeux

Entries categorized as ‘photo’

A venir, une interview exclusive de l’artiste russe Oleg Kulig, en septembre à la galerie Rabouan Moussion

juillet 3, 2008 · Pas de commentaire

Oleg Kulig et Anne Kerner

Catégories : art contemporain · expo paris · photo
Tagged: , , , , , , , ,

Richard Avedon au Jeu de Paume du 01/07 au 28/09 ( photo Richard Avedon, courtesy 2008 The Richard Avedon Foundation). Les quarante ans de travail d’un des plus grand sublimateur de la beauté de la femme.

juin 29, 2008 · 2 commentaires

Regarde et va voir !

Essayez de vous retenir !!!! Et si avant de voir l’exposition, vous passiez par le sous-sol pour regarder le film consacré à Avedon. Pour le voir, comprendre avant de regarder. Parce qu’il est tellement important de le voir bouger, parler, diriger, travailler, aimer, parler, philosopher… L’homme est donc là. L’artiste. L’immense photographe. Magnifique. Mais aussi magnifique qu’absolu. Jusqueboutiste jusque dans son moindre regard. Le moindre montage. Le film montre un Richard Avedon toujours angoissé, toujours stressé. Sur le fil du rasoir. Et il danse, trouve l’équilibre. En regardant au plus profond de son modèle. Comme en fouillant son âme. Pour laisser sur le papier une émotion. Unique. Et dans le film, il parle de sa femme, de son fils. De la maison qu’il a acheté à Long Island pour son fils et ses petits enfants. Oui. L’homme est là. Bien vivant. Gai. Toujours prêt à s’amuser aussi. A rire. A aimer. Et puis allez-y. Montez vite voir l’œuvre. Cette œuvre immense. De celui qui regardait ses modèles jusque dans les pupilles pour en étudier la luminosité. Cette première grande rétrospective du photographe américain dévoile tous les aspects de son œuvre. Les stars de cinéma comme un impressionnant portrait de Marilyn presque désespérée. Les artistes comme Giacometti, Andy Wahrol et les membres de la Factory dans une composition magistrale et humoristique. Mais ses personnages sont aussi clochards, mineurs, SDF, forains. Marqués par la vie. Et même là se retrouve cette mise en scène incroyable et parfaite. Celle d’un maître. Incontestablement. Ancré dans la beauté, la grâce comme dans la vie.

“Richard Avedon”, Jeu de Paume, 1, place de la Concore, 75001 Paris. voir www.jeudepaume.com et www.richardavedon.com Du 1er juillet au 28 septembre.

(légendes en cours)

Catégories : art contemporain · expo paris · photo
Tagged: , , , , , , , , , , , , , , ,

Annie Leibovitz, une vie consacrée à la photographie, à la Maison européenne de la photographie du 18/06 au 14/09

juin 23, 2008 · Pas de commentaire

Quel est l’oeuvre d’Annie Leibovitz ?

« Je n’ai pas deux vies distinctes, dit l’artiste. J’ai une vie, et les photos personnelles en font partie au même titre que les œuvres de commande ».

Elle est presque une légende. Un monstre sacré. De la photographie. De l’image. De ces instants magiques que chacun voudrait toujours capter. Elle les a tous photographiés. Les Stars. Les hommes politiques. Ses amis. Ses parents. Et défilent devient nos yeux éblouis  200 photographies qui paraissent convoquer la terre entière. Shoots historiques. Yoko Ono, John Lennon, Jamie Foxx, Nicole Kidman, Demi Moore, Brad Pitt, George W.Bush, Richard Avedon, Patti Smith, Cindy Sherman. Et encore Hillary Clinton, la Reine d’Angleterre. Et puis comme par magie, celle qui commença à travailler dans cette Amérique de « Rolling Stone » en 1970, livre des moments de sa vie intime. Des moments simples et rares. Les photographies de la naissance de ses trois filles, les réunions de famille, son père et son frère torses nus….Et son amie , sa compagne Susan Sontag, comme une lumière, un phare.  Mais n’oublions pas qu’elle a réalisé plus de 142 couvertures pour Rolling Stones, sans compter Vanity Fair, Vogue et ses publicités pour Gap, Givenchy. Elle vit à New York avec ses trois enfants et offre une œuvre merveilleuse et pleine de rêve. De souvenirs. Une exposition aussi rare qu’inoubliable.

“Annie Leibovitz. A Photographer’s Life, 1990-2005″, 5,7, rue de Fourcy, 75004 Paris. Tél. : 01 44 78 75 00.Voir www.mep-fr.org;

A lire : “Annie Leibovitz. La Vie d’une photographe, 1990, 2005″, Editions de la Martinière, 480 pages, 105 eiros.

Image : En haut, “Annie Leibovitz”, Paris, 2005, courtesy Martin Shoeller, 2005. En bas, “Patti Smith et ses enfants, Jackson et Jesse”. St Clair Shores, Michigan, 1996. Courtesy Annie Leibovitz/Contact Press Images

Catégories : art contemporain · evènements · expo paris · exposition monographique · mode · photo
Tagged: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

L’argent dans l’art contemporain ? Une question que se pose Le Plateau du 18/06 au 17/08

juin 20, 2008 · Pas de commentaire

Ah, l’argent ! Qui hante les artistes, les collectionneurs et les marchands ! Ils sont plus d’une cinquantaine d’artistes à s’être penché sur la question. L’exposition se veut historique, du 19ème siècle à nos jours. De l’usurier dans le tableau du flamand Quentin Metsys à Warhol,  la « caisse enregistreuse de l’art » selon Thierry de Duve, aux années 70-80 période durant laquelle les artistes décident d’infiltrer le réseau institutionnel pour mieux dénoncer les transactions tacites. Enfin, place aux artistes d’aujourd’hui qui ont réalisé des œuvres rien que pour l’exposition avec pour référence, évidemment : l’argent ! Vous pouvez donc tout découvrir ici sur les différents aspects de l’argent vu par les artistes. Argent sale, vol, circulation de produits financiers, contrats et actions, gratuité, don ou échange, luxe, musée et produits dérivés. « L’argent » se veut une exposition sans argent ou tout est dit sur l’argent dans l’art ! Une démarche singulière mais bienvenue.

 “L’Argent”, Le Plateau, 33, rue des Alouettes, 75019 Paris. Du 18 juin au 17 août. Voir www.fracidf-leplateau.com

Images : Pietroiusti Cesare & Griffiths Paul, “Eating Money-Ab Auction”, mai 2007, Performance, Ikon Gallery, Birmingham. Photo : Caters News; Lebelle-Rojoux Arnaud, “Profitez-en…”, 2005, Acrylique sur papier couleur, 80cmX62cm, Collection Cornette de Saint-Cyr. Courtesy Galerie Loevenbrück, Paris; Fabio Balducci & Sophie Calle, “Cash Machine 07-54″, 2003, Photographie noir et blanc, aluminium, encadrement, DVD ‘Unfinished”, 30×40cm (x7). Courtesy Galerie Emmanuel Perrotin, Paris et Miami, ADAGP.

Catégories : art contemporain · expo paris · photo
Tagged: , , , , , , , , , , , , , , ,

Christine Barbe, une oeuvre inoubliable entre “vie rêvée et vie réelle”.

juin 10, 2008 · Pas de commentaire

Christine Barbe travaille actuellement la photographie, la vidéo et le dessin. En continuité avec son travail de la peinture (voir article ci-dessous).

Aujourd’hui, Christine travaille surtout la photographie et le dessin. Et jongle toujours entre la réalité et l’abstraction, la vie réelle et la vie rêvée. Elle aime le travail sur la manipulation de la mémoire. Les litanies et les différents états de l’être. Avec la sophistication qu’elle s’amuse à manipuler, contredire, falsifier. Le bic qu’elle travaille avec perfection et qu’elle « abîme » avec de l’alcool pour réaliser des effets fabuleux.…. Mais encore la photographie où elle multiplie les superpositions, les enchevêtrements, les montages, les collages numériques… Car la plasticienne malmène la technique pour mieux multiplier les errances mentales, laisser partir l’imagination, se complaire dans  la fantasmagorie. Où interviennent comme des refrains le corps, la ville, la nature.

Comme dans ses dernier sujets consacrés aux « Jeux d’eaux » et aux « Eblouis » qui apparaissent comme de pures déconnexions de l’esprit. Christine touche le monde de la rêverie pure, de l’apparente sérénité intérieure. Les reflets de l’eau, les corps flottant dans ce plaisir de la décontraction, les visages vus du dessus, comme lissés, sereins. Le tout dans des couleurs superbes et subtiles mais fortes, où se conjuguent les turquoises et les safrans. Où l’on pourrait enfin croire à la beauté sublime du moment. De l’éternité …Mais derrière ses si belles et attirantes apparences, derrières les violines peut-être repoussantes, se cache toujours le sentiment de l’ambiguïté, quelque chose de magnétique et de toujours anxieux. Angoissé.

Sa série « Glam’food » exacerbe totalement ses oppositions intrigantes, ses jeux sur l’insolite, le ludique voire le grotesque qu’elle adore. L’artiste photographie de la nourriture, des petits fours aux restes de plats qu’elle recompose dans des  photographies très élaborées.  Avec des images prises la nuit. Dans le mouvement, la vitesse. Le tourbillon. Et la nourriture apparaît si bien travaillée, retravaillée  qu’elle prend une autre dimension. Une autre vie. Qu’elle n’est même plus de la nourriture mais un élément de composition parmi d’autres d’une image photographique. Pour donner à voir une nouvelle entité  totalement étonnante et inoubliable qui joue avec les limites de l’attraction-répulsion. Comme autant d’empreintes incongrues ou de paysages artificiels. 

Et sa série de visages. Si particulière. Tellement éblouissante et si inquiétante. Où les yeux et la bouche, les endroits communicants se retrouvent habités, occultés par des éléments d’une nature luxuriante. Ici, Christine pousse au bout l’enfouissement. L’empêché. Fini l’expression. Arrive la pétrification. Mais d’une manière si poétique…Où les couleurs et les images de la nature, des verts émeraudes aux rouges incandescents contrastent avec la blancheur de la peau du personnage. Comme dédoublé.

Ses dessins relèvent du même combat. De la même obsession. Ici la vitesse devient rapidité et audace du trait. Toujours entre la perfection et la subversion, la plasticienne le triture au point même  parfois de le faire disparaître. Laver. Délaver. Elle le désagrège pour mieux en trouver l’essence. La quintessence. Et ce sont ses souvenirs de ses derniers voyages à Los Angeles, qui se retrouvent malmenés sur le papier. Ces arbres qui la fascinent, les palmiers balisant les routes comme des marquages improbables. Ces morceaux artificiels de verdure emprisonnés  dans l’urbanité de la ville.   

Enfin, ses vidéos, toujours de petits films très courts transportent le spectateur dans de véritable voyages en surimpression. Ils mélangent les expériences des séjours à l’étranger de l’artiste comme dans la vidéo « Paris - Los Angeles » (ci-dessus) où les deux paysages urbains se confondent dans un mouvement et un rythme où identité et culture s’entremêlent.  

Christine Barbe aime tellement les textures, les images, qu’elle ne peut s’empêcher d’en jouer, d’en déjouer au maximum pour mieux appréhender les choses et le monde. Comme pour mieux  toucher, comprendre « la condition humaine ».

 

Le travail de Ch. Barbe a fait l’objet de nombreuses expositions à travers le Monde ; il a été présenté dans des expositions Muséales, en France au Musée d’Art Moderne de Grenoble, au Japon au Musée d’Art Moderne de Tokyo, au Etats-Unis au Musée d’art contemporain de San José, à l’espace d’art contemporain P. Ricard à Paris, au couvent des cordeliers à Paris. Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections privées aux USA, au Japon, en Europe, ainsi que dans les collections permanentes de Musées et Fondations.

 Voir http://christinebarbe.blogspot.com/

 

 Article paru dans le magazine “Paris sur la Terre” par Anne Kerner : Christine Barbe, d’une terre, d’un ciel, d’une ville, l’autre”.

Dans son atelier de l’Oise, Christine Barbe saisit le corps et l’esprit dans tous leurs états. Formidablement moderniste, l’artiste jongle des matières, des supports et des médias. Visite dans l’antre d’une belle ensorceleuse.

D’une terre, d’un ciel, d’une ville, l’autre. De Grenoble à Paris en passant par l’Afrique du Nord, New-York et un petit port de Hollande, Christine Barbe n’en finit pas de travailler sur la mémoire. De capter le souvenir. De le manipuler. Et de le transmettre. Dans son immense atelier blanc de l’Oise, au milieu d’une nature verdoyante, la jeune femme brune dévoile ainsi le corps et l’esprit dans tous leurs états. Posées le long des murs, ses toiles de tous formats laissent apparaître un univers à la fois sobre et foisonnant. Gestuel, vibratile, rythmique. Où elle ne cesse de pervertir le “bien-faire”, dit-elle, comme pour toujours perdre la chrysalide d’une bonne éducation”. Sur ses grands tréteaux, à même le sol ou sur des étagères, des multitudes de pots de colles, de peinture aérosol, d’acétone. Et encore des boîtes à outils débordant de marteaux, de clous et d’outils en tous genre. Même les armoires gigantesques éclatent de rouleaux de papier, de cadres, de livres d’arts. A l’intérieur d’une porte, une image de son ancien atelier parisien de la rue du Perche, dans le Marais. Posé sur une table, son appareil photo attend un visage, un corps à portraiturer. Un peu plus loin, ses notes à portée de main : “faire un essai avec le graphite”, “tout le fond rouge”, “appliquer le même bleu mais très blanc dessus”. Expériences et manipulations.

Nourrie par ses fascinantes et si contraignantes études de gravure dans sa ville d’origine, Grenoble, c’est dans le magnifique village marocain d’Asilah noyé entre le soleil et la mer, que Christine Barbe découvre les monotypes. Premières libérations. Premières interventions du hasard qui lui est si cher. Puis c’est à New York qu’elle parfait sa technique dans des collages disloqués, sans cesse déformés et redéformés qui  s’attachent à saisir le moment ou l’instant. Premiers travellings et jeux d’écritures, aussi. La lumière de l’Afrique du Nord l’avait convertie aux couleurs. Ici sourdes, stridentes, primaires, jonglant des transparences, expressionnistes à n’en plus finir, elles expriment dans des “patchworks” comme les appelle l’artiste, les échanges humains “dans des sortes de clichés”. A son retour en France, en 1989, son travail se transforme et glisse doucement. Sa culture européenne, longtemps, peut-être trop longtemps mise entre parenthèse, la saisit, la bouscule et l’interpelle. Les attaches remontent et l’enlacent définitivement. Sa palette s’adoucit pour atteindre une quasi monochromie. Désormais, seuls les argents et les ors osent s’embraser entre les noirs et les blancs. “J’aime les couleurs alchimiques qui changent de point de vue selon qu’on les regarde”, explique t-elle. Nuances et métaphores.

Métamorphoses surtout. Car Christine Barbe jongle de toutes les matières, de tous les supports, de tous les médias. De la fresque à la pierre des pavés en passant par les toiles, les sérigraphies, la photographie et la vidéo, elle n’en peut plus de mêler la tradition à la plus pointue des modernités. Car rien ne l’embarrasse. Rien ne lui fait peur non plus. Comme un explorateur un peu fou parti en campagne, en faisant “un pas en avant, deux pas sur le côté”, dit-elle en mimant les gestes, elle avale et incorpore à ses recherches tout ce qui peut atteindre son but : “le travail sur l’identité… le déploiement de l’image, l’arrêt de la narration, les visions entrecoupées. Mes recherches se concentrent sur la mémoire et sa manipulation  du souvenir, mais également sur son devoir de transmission”, dit l’artiste. Et la voilà qui transfère, recycle ses propres images photographiées ou numérisées devant son ordinateur. Puis vient l’ouvrage dans l’atelier sur des fonds de toiles ou de papier comme de veilles fresques ou d’anciens vestiges. Grattées, griffées, trouées. Et la perversion se poursuit. A tout prix. Au sol. A la Jackson Pollock ou Anselm Kieffer. Christine Barbe gicle, éclabousse, laisse son geste porté par le courant et réagit. Laisser. Faire. Elle dessine encore à plat avec une pipette et saupoudre le graphite quant elle n’incorpore du blanc de Meudon dans les reliefs et n’ajoute de la résine pour mieux voiler, dévoiler ses portraits.  Pire encore, la jeune femme poursuit sa construction-destruction pas un lavage au jet qui se termine enfin dans l’extrême douceur  d’un ponçage. Patience et violence. Miracle d’une apocalypse.

Ici dedans-dehors, dessus-dessous, c’est le même combat. Naissent alors de l’enfouissement et des perturbations intolérables des échanges, des mutations, des palimpsestes  inimaginables. Le corps se révèle peu à peu dans tous ses états. “Comme un feux follet, -qui- simulacre une sorte de transe saccadée, galvanisée”, écrit l’artiste. Ici apparaissent, disparaissent, comme en lévitation les “corps énigmatique, corps du dépassement, corps de performance, corps imaginaire” qui tapent, courent, hurlent, se libèrent, frappent encore comme pour sortir de l’écran, du cadre, de l’espace dont ils sont prisonniers.  Elle décompose ainsi le mouvement. Image après image. Le geste ralentit. L’air s’allège. Dans son imperturbable recherche “du côté d’un sentiment des êtres et des moments de la vie”, écrit Yves Michaud,  la jeune femme s’en prend aux images, aux symboles et aux signes qu’elle mixte, malaxe, et transfuge. Elle conjugue tradition et subversion pour mieux capter les “états multiples de l’être” selon René Guénon ou les “sentiments à l’état naissant” selon Nathalie Sarraute dans Le portrait d’un inconnu.  Christine Barbe vit formidablement l’art présent en s’abreuvant  du passé. C’est sa force et sa loi.

Catégories : art contemporain · expo paris · photo · vidéos
Tagged: , , , , , , , , , , ,

Le parcours parisien de la photographie : trois semaines d’expos de photo à gogo !

juin 9, 2008 · Pas de commentaire

Qu’est-ce que le PPP ?

 

Il y a les Rencontres de la photographie à Arles tout l’été, le Salon Paris Photo en novembre à Paris. Il y a désormais l’incontournable parcours parisien de la photographie ! Initié l’an dernier par les éditions Chez Higgins, il se poursuit au mois de juin avec une soixantaine de galeries participantes. Et pas des moindres ! Vous pouvez voir les vues de Paris par Karl Lagerfeld à la Librairie 7L, les robots de Vincent Fournier galerie Acte 2, le voyage à Palerme d’Anne Deguelle galerie Dix 9, les images de notre planète par Marc Ruwedel chez Françoise Paviot… Ils sont donc 60 pendant trois semaines à nous faire passer de découvertes en découvertes. Et n’oubliez pas le rendez-vous les 14 et 15 juin au marché de Brancion pour une superbe vente de livres consacrées… à la photographie.

PPP, Parcours parisien de la photographie, Du 10 au 30 juin. Voir le programme sur www.leppp.fr

Catégories : expo paris · photo
Tagged: , , , , , , , , , , , ,

Martin Parr chez Colette. Une exposition inédite de photos prises par le photographe à Disneyland du 02/06 au 05/07

juin 6, 2008 · Pas de commentaire

Que fais donc le célèbre photographe anglais Martin Parr au milieu de nos chers bambins à Walt Disney ? Ce n’est pas un hasard mais la commande d’Eurodisney qui voulait avoir le regard de l’artiste sur son univers. Mais ici, l’œil de Martin Parr n’est pas habituel. Il n’est ni acide, ni sarcastique. Au contraire. Le photographe se penche sur l’enfance et l’univers de Mickey d’une manière douce  et presque tendre. Et se multiplient devant nos yeux une poussette d’où se dégage, comme pour rigoler, un gros ballon de Mickey, une ravissante Cendrillon en carton qui prend  vie, une petite fille fascinée pas sa toute nouvelle poupée, une japonaise au sac Disney  mitraillant le parc avec son appareil photo. Ici, Martin Parr étonnamment ne se laisse pas aller à photographier une certaine société de consommation. Au contraire. Disney reste ce qu’il est dans les yeux des enfants. Merveilleux.

Ne ratez pas cette exposition au fond du premier étage du célèbre magasin Colette et profitez en pour vous gaver de livre de photos, d’art, des derniers DVD  et surtout allez au sous-sol déguster un toujours délicieux déjeuner et de succulents desserts.

 

« Disneyland vu par Martin Parr », Colette, 213, rue Saint-Honoré, 75001 Paris. Tél. : 01 55 35 33 90. ? Voir www.colette.fr

Catégories : art contemporain · expo paris · photo
Tagged: , , , , , , , , , , , , , , ,

Christian Lacroix, commissaire invité des Rencontres photographiques d’Arles, expose aussi au musée Réattu

mai 19, 2008 · Pas de commentaire

Que te dis Christian au sujet d’Arles et de son exposition ?

 

Anne Kerner : Quels sont les lieux que vous adorez dans cette ville et qu’il ne faut surtout pas manquer pour un visiteur ? Christian Lacroix : C’est au gré de l’instinct de chacun mais à part les musées, il ne faut pas manquer de flâner dans les ruelles tranquilles de la Roquette, près du Rhône à l’est, ou dans celles du l’Hauture, au-dessus des arènes. Et regarder toujours en l’air pour éviter la banalisation des rues principales qui ont perdu les belles devantures anciennes de mon enfance et les commerces qui allaient avec.

Vous avez fait connaître Arles à la planète entière. De quelle manière est-ce important ? Je ne suis pas sûr de ça. Jules César et Van Gogh, Mistral et Daudet, Bizet et Gounod avaient fait le plus gros avant. J’ai pu regretter d’avoir joué les apprentis sorciers à un moment donné car en voulant partager mes racines, j’ai bien cru les voir dévoyées par la mondanité un peu vaine du Lubéron. Les alentours ont perdu de leur authenticité/rusticité avec le tourisme de masse comme partout aussi. Mais l’installation de certains a permis également de garder le cachet initial, d’arrêter les massacres béotiens etc.…

Le musée Réattu vous accueille pour une exposition qui vous est consacrée. Qu’est ce que vous voulez que l’on retienne tout d’abord de ce musée ?Je veux partager ce musée méconnu, ce lieu parfait où enfant et adolescent je souhaitais vivre, la charge de ces murs où se sont relayés après l’ordre de Malte des artistes éclairés, qui n’a pas échappé à Picasso qui l’a doté d’une mirifique donation. Aujourd’hui en crise de croissance comme beaucoup de musées de ce type, il a besoin d’un coup de main et de projecteur. Alors je viens juste faire dialoguer les siècles passés avec mon entourage d’aujourd’hui. Si le visiteur prend plaisir à assister à ces confrontations dans un décor que j’ai pensé et composé au gré de ce que le lieu m’a apporté en 50 ans, fidèle aux tréfonds de moi-même, et passe un bon moment à partager ce miroir tendu qui ne se prend pas au sérieux, j’en serais très très heureux.

« Les rencontres d’Arles, 39ème édition” avec Christian Lacroix et ses invités. Du 8 juillet au 14 septembre. Voir info@rencontres-arles.com. « Christian Lacroix au musée Réattu », Musée Réattu, 10, rue du Grand Prieuré, 13200 Arles. Tél. : 04 90 49 37 58. Du 18 mai au 31 octobre.

 

Catégories : art contemporain · design · expos en province · mode · photo
Tagged: , , , , , , , , , , , , , , , ,

“Massive centrale”, la nouvelle et surprenante exposition d’Hubert Duprat au Centre d’art de l’île de Vassivière dans le Limousin du 05/07 au 25/10

mai 16, 2008 · Pas de commentaire

 

 

 

 

 

 

 ”Massive centrale”, l’exposition d’Hubert Duprat

Qui est Hubert ? Il est né en 1957. Il vit et travaille dans le Sud de la France.Il s’est fait connaître dans les années 80 avec son travail étonnant sur les larves aquatiques et des petits cailloux qui devenaient naturellement des paillettes d’or, des opales, des perles de toutes sortes !

Que fait Hubert ? Il est aussi rare que doué. Hubert Duprat se concentre depuis des années sur les relations entre la nature et l’artifice, la compacité et la transparence. Pour Vassivière, l’artiste réalise des sculptures expérimentales inédites à base de minéraux. (Pyrite, calcite…) ou même de pâte à modeler ou de blanc d’œuf ! Déroutement. Déroutement. Mais l’artiste est malin. Et génial ! Il va aux confins de la connaissance et de l’admissible. Ses œuvres pourraient même relever d’un cabinet de curiosité contemporain ! Au cœur de Vassivière Hubert dévoile une utopie aussi conceptuelle que merveilleuse.

 Que vois-tu à l’exposition ? Dans la nef du Centre d’art, six sculptures dont des petites sphères qui ressemblent à des globes oculaires, une énorme masse informe coupée en deux, une œuvre cylindrique faite de pyrite… Surprenant.Dans la salle des études, plusieurs tonnes de fuseaux de magnétites font jaillir de la lumière. Eblouissant.Dans le petit théâtre, il recouvre le plafond de mica noir et rouge. Tensions. Dans le phare, Hubert se réapproprie le lieu, réalise une sorte de petit théâtre avec un plateau composé d’une multitude de tubes en pvc. Tout devient à la fois lourd et aérien. Monumental.

 

 L’île de Vassivière

A une cinquantaine de kilomètres de Limoges, tout proche du plateau des Mille-Vaches, l’île de Vassivière accueille 20000 visiteurs par an et pourtant garde tout son mystère. Entre tourisme et art contemporain, les tentations de ce lieu inestimable sont innombrables .Pendant trois ans, le directeur du Centre national d’art et du paysage, l’ancien directeur Guy Tortosa, y a développé un travail dans, avec et pour la nature.Decouvre tout d’abord l’ile. 

C’est d’abord une île. Une île où l’on accède par une digue unique qui enjambe le lac. Une île mystérieuse, si singulière et isolée. Une île luxuriante où le regard se perd dans la contemplation d’une eau pure, et rebondi de vallons en montagnes quand il ne s’arrête sur les zones ombragées des forêts denses du Limousin ou celles, nourries par la lumière des clairières et des tourbières. “ Les yeux sont le lieu du paysage. Magnifique homophonie des “ l’yeux ” ”, écrit Guy Tortosa, prolixe sur ce majestueux Pays de Vassivière, sur son pays, car originaire de la Corrèze voisine. Et le directeur d’un des plus célèbre centre d’art contemporain de France de parler de cette nature qu’il aime tant et où il est revenu,  il y a trois ans, “ pour lui rendre ce qu’elle m’avait donné puisque c’est grâce à son paysage fort que j’ai développé ma sensibilité artistique ”. Tortosa a aimé à éveiller les sens du visiteur.  Désembuer la vue. Regarder les arbres qui s’agenouillent dans le lac, les genets s’embraser au printemps. Revisiter les fondements. L’espace, la terre, la lumière, l’eau,  l’air. Pour réconcilier l’art. La nature. La vie.

 Découvre aussi l’île et ses oeuvres d’artistes. 

C’est encore dans l’île. Une île où au détour des chemins le promeneur découvre les œuvres d’un parc de sculptures crée en 1983 et où, grâce à Dominique Marchès, l’ancien directeur du Centre pendant près de douze ans, se croisent les œuvres de Michelangelo Pistoletto, Alain Kirili, Peter Barclay, Andy Goldsworthy, David Nash, Bernd Lohaus… Mais bien plus encore. Depuis sa prise en charge du centre d’art,  Guy Tortosa  a travaillé avec des artistes, amis  fidèles avec qui il partage sa passion du domaine du vivant, des jardins et des paysages. Rien à voir donc, cette fois, avec un musée à ciel ouvert.  Mais plutôt avec une recherche de l’ordre du “ brassage ”, “ des croisements ” et de “ l’aménagement du territoire ”.  La magie œuvre. Des sons naissent dans les arbres. Ici. Puis là. Ailleurs. Une mélodie acoustique un peu sombre, comme un chant zen qui appelle à la méditation. Ravies par la lumière, les flûtes solaires d’Erik Samakh chantent. Pas d’émotion forte. L’émotion juste. Dans ce qu’elle a de plus léger et de plus grave. Des sons comme un appel. Une musique encore jamais dite. Plus loin, sur une parcelle de terrain anéantie par la tempête de 1999, à la fois plantation et installation artistique à développement durable, Samakh a  également réussi le très beau projet de  planter 2500 arbres et arbustes, grâce à  l’aide, notamment, de la population locale. Non seulement son but est de modifier  visuellement le paysage, mais aussi d’enrichir le potentiel génétique de l’île. En essences, en insectes, en oiseaux. A ce que Samakh appelle un “ opéra biotique ”, qui anime ce bois “ sacré ”, répondent les “ graines de lumière ” qui scintillent et clignotent la nuit éparpillées au sommet d’arbres postés aux abords du lac. Désirer la magie. Oser le paysage comme une œuvre. Rêver la nature. L’aider à se faire belle. Et pourtant.

 Sous la beauté existe un paysage blessé 

Et pourtant, cette terre de légende où se conjuguent les créations contemporaines, les contes, la tradition culinaire et où se développe un tourisme galopant, cette île piétonne aujourd’hui site classé est un lieu totalement “ anthropisé ” expliquait Guy Tortosa. Car l’île de Vassivière est née en 1951, lorsque les eaux du barrage EDF ont recouvert la vallée supérieure de la Maulde et ses huit villages par 106 millions de m3…Sous l’ “ authentique ”, le traumatisme. Et un paysage blessé dont témoignent d’ailleurs  certaines sculptures du parc réalisées avec les pierres des maisons ou du moulin englouti ou positionnées face aux maisons immergées… “Ce lac est le produit de l’industrie des hommes dans la deuxième moitié du XXème siècle. Le pays de Vassivière est un mélange de naturalité et d’artificialité ayant produit ce paysage mixte, singulier et pourtant représentatif de notre époque ”, expliquait Guy Tortosa, qui toujours optimiste, poursuit, “ Il y a du sublime dans le naturel, il y a aussi du sublime dans l’artificiel ”.Restent alors 70 hectares à occuper pour ne pas “ verdir idiot ” disait son prédécesseur  Dominique Marchès. Et grâce à la politique des Grands travaux  des années 80,  la construction du Centre d’art se voit confiée aux célèbres architectes Aldo Rossi et Xavier Fabre, qui élèvent, en 1989, sur le plus haut sommet de l’île, un ensemble inouï : un phare et, dans son prolongement, une sorte de nef où ils logent, espaces d’expositions, bureaux, ateliers d’artistes, librairie, bibliothèque et une cafétéria avec vue sur le lac… devenus malheureusement, aujourd’hui, bien étroits. 

 Sur l’île, un lieu d’expositions pas comme les autres 

 Depuis les expositions se virent multipliées. Mais outre ces dernières, ce sont d’autres projets qu’a apporté Guy Tortosa dans ses bagages remplis d’autant d’intelligence, d’expérience que de poésie. D’abord celui de développer ce qu’il appelle le concept de “ culture équitable : la nécessité qu’il y a, à l’échelle d’un pays, d’envisager une juste répartition des richesses ”. Et d’engager une réflexion de nature paysagère concernant l’ensemble de l’île. Dans cette optique, ce spécialiste des relations entre art et nature désire également “ re-dynamiser la vie du pays ”. Et avec son enthousiasme, sa passion, son obstination et sa générosité, cet intellectuel pas comme les autres y est parvenu. En consacrant tout d’abord son arrivée au centre d’art par un dynamitant “ c’hybert rallye ” organisé à l’initiative du plasticien Fabrice Hybert. Deux jours de folie et de fête avec la nombreuse collaboration des habitants de la région qui célébrèrent ce vernissage explosif. Autre événement, le démontage publique et ludique du mikado géant “ Small noise ” de Michael Dans. Et déjà une prise de conscience des dégâts mais aussi du renouveau qu’a pu apporter la tempête de 1999 analysé par Gilles Clément lors d’une exposition de groupe. Puis ce sont les échanges avec le village espagnol de Bénifallet organisé par Betty Bui et Gilles Coudert où se sont multiplié les activités artistiques et culturelles. Et encore le diaporama le Pierre Leguillon installé sur un bateau-mouche. Bref, les initiatives ne manquent pas pour renouveler les expériences et faire partager l’art à tous. Mais Guy Tortosa aimait aussi particulièrement, on l’a vu,  les projets à long terme. Il a travaillé avec l’artiste Michael dans sur un projet rural et avec l’ingénieur agronome Gilles Clément sur une Charte paysagère concernant l’ensemble du pays de Vassivière. Son désir : “ développer sa sensibilité mais aussi sa conscience pour inventer peu à peu d’autres manières d’être au monde ”, disait-il. Guy Tortosa était en quête d’une nouvelle “ vitalité ”, toujours inspiré par Deleuze, merveilleux fantôme du plateaux des Mille-Vaches.

 Ile de Vassivière, 87120 Beaumont du Lac. 05 55 69 27 27. www.ciapiledevassiviere.com images : www.tourisme-creuse.com; www.culture-routes.fr; www.art-kerguehennec.com

“Massive Centrale. Hubert Duprat”, Centre international d’art et du paysage de l’île de Vassivière. Du 6 juillet au 25 octobre. A lire le catalogue de l’exposition

Catégories : expos en province · photo
Tagged: , , , , , , , , , , , , , , , ,

Andréas Gursky au Domaine de Chaumont-sur-Loire jusqu’au 31 aôut. La nature sublimée.

mai 14, 2008 · Pas de commentaire

 

A quoi ressemble le travail d’Andreas ?

Il a 53 ans et est célèbre dans le monde entier. Le plasticien allemand Andreas Gursky, connu pour ses images sur la société de consommation dévoile pour la première fois à Chaumont-sur-Loire une série sur le paysage. Une série magique. Magnifique. Sublime. Où le visiteur pénètre littéralement dans ces immenses photographies de plus de 5 mètres. Mais attention, dans cette nature vierge, quelque part, tout petit, minuscule, dans l’infini, l’homme reste présent.

 

 « Andreas Gursky », Domaine de Chaumont-sur-Loire, 41150 Chaumont-sur-Loire. Tél. 02 54 20 99 22. Jusqu’au 31 août. www.domaine-chaumont.fr

Catégories : art contemporain · expos en province · photo
Tagged: , , , , , , , , , , ,