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Regarde et va voir !
Essayez de vous retenir !!!! Et si avant de voir l’exposition, vous passiez par le sous-sol pour regarder le film consacré à Avedon. Pour le voir, comprendre avant de regarder. Parce qu’il est tellement important de le voir bouger, parler, diriger, travailler, aimer, parler, philosopher… L’homme est donc là. L’artiste. L’immense photographe. Magnifique. Mais aussi magnifique qu’absolu. Jusqueboutiste jusque dans son moindre regard. Le moindre montage. Le film montre un Richard Avedon toujours angoissé, toujours stressé. Sur le fil du rasoir. Et il danse, trouve l’équilibre. En regardant au plus profond de son modèle. Comme en fouillant son âme. Pour laisser sur le papier une émotion. Unique. Et dans le film, il parle de sa femme, de son fils. De la maison qu’il a acheté à Long Island pour son fils et ses petits enfants. Oui. L’homme est là. Bien vivant. Gai. Toujours prêt à s’amuser aussi. A rire. A aimer. Et puis allez-y. Montez vite voir l’œuvre. Cette œuvre immense. De celui qui regardait ses modèles jusque dans les pupilles pour en étudier la luminosité. Cette première grande rétrospective du photographe américain dévoile tous les aspects de son œuvre. Les stars de cinéma comme un impressionnant portrait de Marilyn presque désespérée. Les artistes comme Giacometti, Andy Wahrol et les membres de la Factory dans une composition magistrale et humoristique. Mais ses personnages sont aussi clochards, mineurs, SDF, forains. Marqués par la vie. Et même là se retrouve cette mise en scène incroyable et parfaite. Celle d’un maître. Incontestablement. Ancré dans la beauté, la grâce comme dans la vie.
“Richard Avedon”, Jeu de Paume, 1, place de la Concore, 75001 Paris. voir www.jeudepaume.com et www.richardavedon.com Du 1er juillet au 28 septembre.
(légendes en cours)
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“Aya Takano”, Galeire Emmanuel Perrotin, 76, rue de Turenne, 75003 Paris. Du 6 mai au 14 juin. Tél. : 01 42 21 79 79. Voir www.galerieperrotin.com.
Images : Aya Takano, “Toward Eternity”, courtesy Aya Takano/kaikai Kiki Co. Ltd., All Richt Reserved.
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Ouvretesyeux a remarqué quatre expositions toniques pour l’été dans le 13ème arrondissement. Avec Stéphane Daflon, galerie Air de Paris, Lothar Hempel, galerie Art : Concept, Pierre Charpin galerie Freo et Margaret Salmon chez gb agency. Du 24 mai eu 26 juillet, Tél. 01 43 98 00 14.
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Que vois-tu à l’exposition ?
Avec un commissaire génial qui a monté lui-même son propre groupe de musique rock, le visiteur ne peut que se régaler ! Jérôme Sans, ancien directeur du Palais de Tokyo, a donc réussi le pari de mettre en scène des musiciens qui furent ou sont encore plasticiens. Il montre ainsi que art et Rock’roll font plus que bon ménage ! Et il reste certain que les œuvres de stars comme Yoko Ono, Patti Smith que l’on voit aussi à la fondation Cartier, Lou Reed ou Pete Doherty fascinent.
« I It’s not Only Rock’n Roll, Baby”, Palais des Beaux-Art, rue Ravenstein 23, 1000 Bruxelles. Tél. : 32 (0)2 507 82 00. Du 17 juin au 14 septembre. Catalogue de l’exposition 29,50 euros. Voir www.bozar.be
images : Pete Doherty, “Blood portrait”, Courtesy Bankrobber Gallery, London
; Laurie Anderson, “Playing “The Talking Stick from Songs ans Stories from Moby Dick”, 1999, photo Franck Micelotta; Ben Van Looy, “Untitled”, 2006, courtesy Philippe de Gobert
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”Massive centrale”, l’exposition d’Hubert Duprat
Qui est Hubert ? Il est né en 1957. Il vit et travaille dans le Sud de la France.Il s’est fait connaître dans les années 80 avec son travail étonnant sur les larves aquatiques et des petits cailloux qui devenaient naturellement des paillettes d’or, des opales, des perles de toutes sortes !
Que fait Hubert ? Il est aussi rare que doué. Hubert Duprat se concentre depuis des années sur les relations entre la nature et l’artifice, la compacité et la transparence. Pour Vassivière, l’artiste réalise des sculptures expérimentales inédites à base de minéraux. (Pyrite, calcite…) ou même de pâte à modeler ou de blanc d’œuf ! Déroutement. Déroutement. Mais l’artiste est malin. Et génial ! Il va aux confins de la connaissance et de l’admissible. Ses œuvres pourraient même relever d’un cabinet de curiosité contemporain ! Au cœur de Vassivière Hubert dévoile une utopie aussi conceptuelle que merveilleuse.
Que vois-tu à l’exposition ? Dans la nef du Centre d’art, six sculptures dont des petites sphères qui ressemblent à des globes oculaires, une énorme masse informe coupée en deux, une œuvre cylindrique faite de pyrite… Surprenant.Dans la salle des études, plusieurs tonnes de fuseaux de magnétites font jaillir de la lumière. Eblouissant.Dans le petit théâtre, il recouvre le plafond de mica noir et rouge. Tensions. Dans le phare, Hubert se réapproprie le lieu, réalise une sorte de petit théâtre avec un plateau composé d’une multitude de tubes en pvc. Tout devient à la fois lourd et aérien. Monumental.
L’île de Vassivière
A une cinquantaine de kilomètres de Limoges, tout proche du plateau des Mille-Vaches, l’île de Vassivière accueille 20000 visiteurs par an et pourtant garde tout son mystère. Entre tourisme et art contemporain, les tentations de ce lieu inestimable sont innombrables .Pendant trois ans, le directeur du Centre national d’art et du paysage, l’ancien directeur Guy Tortosa, y a développé un travail dans, avec et pour la nature.Decouvre tout d’abord l’ile.
C’est d’abord une île. Une île où l’on accède par une digue unique qui enjambe le lac. Une île mystérieuse, si singulière et isolée. Une île luxuriante où le regard se perd dans la contemplation d’une eau pure, et rebondi de vallons en montagnes quand il ne s’arrête sur les zones ombragées des forêts denses du Limousin ou celles, nourries par la lumière des clairières et des tourbières. “ Les yeux sont le lieu du paysage. Magnifique homophonie des “ l’yeux ” ”, écrit Guy Tortosa, prolixe sur ce majestueux Pays de Vassivière, sur son pays, car originaire de la Corrèze voisine. Et le directeur d’un des plus célèbre centre d’art contemporain de France de parler de cette nature qu’il aime tant et où il est revenu, il y a trois ans, “ pour lui rendre ce qu’elle m’avait donné puisque c’est grâce à son paysage fort que j’ai développé ma sensibilité artistique ”. Tortosa a aimé à éveiller les sens du visiteur. Désembuer la vue. Regarder les arbres qui s’agenouillent dans le lac, les genets s’embraser au printemps. Revisiter les fondements. L’espace, la terre, la lumière, l’eau, l’air. Pour réconcilier l’art. La nature. La vie.
Découvre aussi l’île et ses oeuvres d’artistes.
C’est encore dans l’île. Une île où au détour des chemins le promeneur découvre les œuvres d’un parc de sculptures crée en 1983 et où, grâce à Dominique Marchès, l’ancien directeur du Centre pendant près de douze ans, se croisent les œuvres de Michelangelo Pistoletto, Alain Kirili, Peter Barclay, Andy Goldsworthy, David Nash, Bernd Lohaus… Mais bien plus encore. Depuis sa prise en charge du centre d’art, Guy Tortosa a travaillé avec des artistes, amis fidèles avec qui il partage sa passion du domaine du vivant, des jardins et des paysages. Rien à voir donc, cette fois, avec un musée à ciel ouvert. Mais plutôt avec une recherche de l’ordre du “ brassage ”, “ des croisements ” et de “ l’aménagement du territoire ”. La magie œuvre. Des sons naissent dans les arbres. Ici. Puis là. Ailleurs. Une mélodie acoustique un peu sombre, comme un chant zen qui appelle à la méditation. Ravies par la lumière, les flûtes solaires d’Erik Samakh chantent. Pas d’émotion forte. L’émotion juste. Dans ce qu’elle a de plus léger et de plus grave. Des sons comme un appel. Une musique encore jamais dite. Plus loin, sur une parcelle de terrain anéantie par la tempête de 1999, à la fois plantation et installation artistique à développement durable, Samakh a également réussi le très beau projet de planter 2500 arbres et arbustes, grâce à l’aide, notamment, de la population locale. Non seulement son but est de modifier visuellement le paysage, mais aussi d’enrichir le potentiel génétique de l’île. En essences, en insectes, en oiseaux. A ce que Samakh appelle un “ opéra biotique ”, qui anime ce bois “ sacré ”, répondent les “ graines de lumière ” qui scintillent et clignotent la nuit éparpillées au sommet d’arbres postés aux abords du lac. Désirer la magie. Oser le paysage comme une œuvre. Rêver la nature. L’aider à se faire belle. Et pourtant.
Sous la beauté existe un paysage blessé
Et pourtant, cette terre de légende où se conjuguent les créations contemporaines, les contes, la tradition culinaire et où se développe un tourisme galopant, cette île piétonne aujourd’hui site classé est un lieu totalement “ anthropisé ” expliquait Guy Tortosa. Car l’île de Vassivière est née en 1951, lorsque les eaux du barrage EDF ont recouvert la vallée supérieure de la Maulde et ses huit villages par 106 millions de m3…Sous l’ “ authentique ”, le traumatisme. Et un paysage blessé dont témoignent d’ailleurs certaines sculptures du parc réalisées avec les pierres des maisons ou du moulin englouti ou positionnées face aux maisons immergées… “Ce lac est le produit de l’industrie des hommes dans la deuxième moitié du XXème siècle. Le pays de Vassivière est un mélange de naturalité et d’artificialité ayant produit ce paysage mixte, singulier et pourtant représentatif de notre époque ”, expliquait Guy Tortosa, qui toujours optimiste, poursuit, “ Il y a du sublime dans le naturel, il y a aussi du sublime dans l’artificiel ”.Restent alors 70 hectares à occuper pour ne pas “ verdir idiot ” disait son prédécesseur Dominique Marchès. Et grâce à la politique des Grands travaux des années 80, la construction du Centre d’art se voit confiée aux célèbres architectes Aldo Rossi et Xavier Fabre, qui élèvent, en 1989, sur le plus haut sommet de l’île, un ensemble inouï : un phare et, dans son prolongement, une sorte de nef où ils logent, espaces d’expositions, bureaux, ateliers d’artistes, librairie, bibliothèque et une cafétéria avec vue sur le lac… devenus malheureusement, aujourd’hui, bien étroits.
Sur l’île, un lieu d’expositions pas comme les autres
Depuis les expositions se virent multipliées. Mais outre ces dernières, ce sont d’autres projets qu’a apporté Guy Tortosa dans ses bagages remplis d’autant d’intelligence, d’expérience que de poésie. D’abord celui de développer ce qu’il appelle le concept de “ culture équitable : la nécessité qu’il y a, à l’échelle d’un pays, d’envisager une juste répartition des richesses ”. Et d’engager une réflexion de nature paysagère concernant l’ensemble de l’île. Dans cette optique, ce spécialiste des relations entre art et nature désire également “ re-dynamiser la vie du pays ”. Et avec son enthousiasme, sa passion, son obstination et sa générosité, cet intellectuel pas comme les autres y est parvenu. En consacrant tout d’abord son arrivée au centre d’art par un dynamitant “ c’hybert rallye ” organisé à l’initiative du plasticien Fabrice Hybert. Deux jours de folie et de fête avec la nombreuse collaboration des habitants de la région qui célébrèrent ce vernissage explosif. Autre événement, le démontage publique et ludique du mikado géant “ Small noise ” de Michael Dans. Et déjà une prise de conscience des dégâts mais aussi du renouveau qu’a pu apporter la tempête de 1999 analysé par Gilles Clément lors d’une exposition de groupe. Puis ce sont les échanges avec le village espagnol de Bénifallet organisé par Betty Bui et Gilles Coudert où se sont multiplié les activités artistiques et culturelles. Et encore le diaporama le Pierre Leguillon installé sur un bateau-mouche. Bref, les initiatives ne manquent pas pour renouveler les expériences et faire partager l’art à tous. Mais Guy Tortosa aimait aussi particulièrement, on l’a vu, les projets à long terme. Il a travaillé avec l’artiste Michael dans sur un projet rural et avec l’ingénieur agronome Gilles Clément sur une Charte paysagère concernant l’ensemble du pays de Vassivière. Son désir : “ développer sa sensibilité mais aussi sa conscience pour inventer peu à peu d’autres manières d’être au monde ”, disait-il. Guy Tortosa était en quête d’une nouvelle “ vitalité ”, toujours inspiré par Deleuze, merveilleux fantôme du plateaux des Mille-Vaches.
Ile de Vassivière, 87120 Beaumont du Lac. 05 55 69 27 27. www.ciapiledevassiviere.com images : www.tourisme-creuse.com; www.culture-routes.fr; www.art-kerguehennec.com
“Massive Centrale. Hubert Duprat”, Centre international d’art et du paysage de l’île de Vassivière. Du 6 juillet au 25 octobre. A lire le catalogue de l’exposition
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Qui est Valérie ? Valérie est née en 1969 à Paris. Elle est diplômée de l’Ecole d’art de Cergy Pontoise. Elle est à la fois plasticienne, écrivain et vidéaste. Elle adore utiliser tous les moyens d’expression pour explorer les infinies possibilités du langage. Elle a reçu un le Prix du deuxième roman pour L’Agrume, un récit autobiographique sur la solitude.
Ses films ? Des histoires du quotidien. Celles de tous les jours. Qui viennent. Reviennent. Sans cesse. Si familières et finalement si troublantes qu’elle fait souvent mettre en scène par des comédiens. Regarde les vidéos de Valérie, tu en apprendras un peu plus sur toi-même.
”Valérie Mréjen : la place de la Concorde”, Jeu de Paume, 1, place de la Concorde. Du 15 avril au 15 juin. Voir www.jeudepaume.com
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Venez tous, courez, accourez, précipitez vous, jeunes et grands et de tous âges dans cette fabuleuse Nuit des musées où mises en lumières, performances musicales, théâtrales et littéraires, créations inédites, éphémères et contemporaines dialoguent le temps d’une nuit avec les collections permanentes des musées. Avec plusieurs évènements au musée Rodin, cinq au musée de la Monnaie, deux au Centre culturel suisse, deux encore aux arts décoratifs soit plus d’une de lieux où se passent divers évènements rien que sur Paris. Et toutes les régions de participer et 41 pays de s’y joindre ! Avec près de 1000 musées français qui ont accueillis l’an passé 1,3 millions de visiteurs, cette Nuit des musées apparaît comme une véritable réussite ! Alors, même s‘il faut parfois faire la queue… attendez, cela vaut le coup !
Voir tous les évènements sur www://nuitdesmusées.fr
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Que vois-tu dans ce parcours ?
Le célèbre plasticien Claude Levêque toujours en quête d’émotions fortes s’installe chez Louis Vuitton où il espère que le visiteur retrouvera son âme d’enfant hanté par la lumière et le noir, le rêve et l’angoisse. A 28 ans, Laurent Pernot présente dans la vitrine de Christian Dior « Le Quid », un film d’animation où son personnage, à la fois Petit Prince et Peter Pan, finalement pas très rassurant…, fait errer l’imagination entre le vivant et le mort…. Plus coloré et ludique, ouf, et merveilleusement baroque, l’univers de Marina de Caro joue des matières et des couleurs chez Kenzo pour inventer un nouveau lieu unique et terriblement sensible, tandis que Marlène Mocquet présente ses dessins à la naïveté enfantine, si raffinée, si flous, à la limite du spectrale et du rêve dans la boutique Christian Lacroix. Le café de Flore se retrouve envahit par les photographies de Nicole Tran Ba Vang, toujours inspirée par le corps et son environnement, créant pour ce lieu magique un dispositif de miroir où le visiteur et même les habitués du lieu pourraient bien se perdre ! C’est chez Arthus-Bertrand que les réflexions sur la nature et la culture de Karen Knorr se révèlent avec sa mystérieuse série de photographies où l’artiste donne aux animaux des attitudes humaines. Ils sont une trentaine dans une trentaine de lieux ! Attention, « Il était une fois »… rêve ou réalité ?
« Il était une fois… » 6ème édition du parcours Saint Germain. Voir www.parcoursaintgermain.com. Du 29 mai au 19 juin.
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