Ouvretesyeux

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Valérie Belin expose à la Maison européenne de la photographie. Immense. Du 9/04 au 08/06

avril 15, 2008 · Pas de commentaire

 

Qui est Valérie ?

Valérie est une artiste d’une petite quarantaine d’années. Elle a étudiée aux Beaux-arts où dit-elle, « elle faisait des tableaux qui ressemblaient à des photos ». C’est un intervenant qui l’a révélé à la photographie. Elle a réalisé des photos de sol, d’empreintes. « Tout cela, ce n’est pas des photos de femmes », lui rétorqua le professeur. Ce qu’elle prit comme un compliment. Et sa voie fut tracée !

 

Que vois-tu à l’exposition ?

Valérie est une artiste aussi discrète que méticuleuse. En une petite quinzaine d’année, elle est devenue l’une des plus grandes photographes françaises reconnue dans le monde entier. Ici rien de superflu. Rien de bâclé. Au contraire. Valérie Belin apparaît d’une rigueur absolue. Car la photographe ne raconte pas, et ne désire surtout pas raconter. Elle offre des images prises à la chambre noire. Travaillées. Retravaillées. Sans relâche. Car cette jusqu’auboutiste joue du corps comme d’un objet et des objets comme d’un corps.

C’est sûrement pour cette raison que toutes ses séries s’imbriquent l’une dans l’autre. N’ont de sens que l’une par l’autre. Partout, Valérie poursuit sa quête sur la profondeur du champ et de la lumière. Son but ? Aplatir le sujet, rester dans le plan, la surface. Au Maximum. Et ça recommence merveilleusement dans sa série des « Mariées marocaines ». Ici ça bouscule et ça dérange. Parce qu’au Maroc où elle se rend, elle se confronte aux problèmes liés à l’image mais aussi aux jeunes femmes qui aux robes traditionnelles préfèrent les robes occidentales légères. « L’une des photographies les plus fortes a été réalisée à Fez. Les autres images ont été faites en France où la communauté marocaine est plus attachée à la tradition et n’a plus ce problème lié à l’image ». Puis ce sont ses  séries de visages qui retiennent le plus. Des visages comme des sculptures. Sans expression. Sans individualité. Artificiels. Absents.  « Car tous les plans sont nets, du premier au dernier », explique Valérie. Des visages comme ceux des poupées aussi. Ceux « de jeunes filles métisses aux cheveux synthétiques, portant des lentilles de couleurs et très recherchées dans leurs vêtements » qu’elle choisit lors de casting « sauvages » à la sortie du métro. « Lorsque je vois un visage, je court derrière cette personne… » !  Sans nul doute, Valérie  cherche à dévoiler l’ambiguë apparence des êtres et des choses.

 

 « Valérie Belin. Photographies 1996-2006 ». Maison européenne de la photographie5/7, rue de Fourcy, 75004 Paris. Tél. : 01 44 78 75 00. Du 9 avril au 8 juin.

www.mep-fr.org

courtesy valerie belin

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Keith Haring, l’enfant “radieux” hante le musée d’art contemporain de Lyon du 22/02 au 29/06

avril 12, 2008 · Pas de commentaire

Quel est le travail de Keith ?

“L’artiste doit s’opposer à la déshumanisation de notre culture”. Une allure de rocker intello et de moine bouddhiste. Couché sur les trottoirs de Tokyo, debout devant les murs du métro de New York, accroupi devant le corps nu de Grace Jones. Avec la même application, la même maîtrise, la même foi, Keath Haring a dessiné, peint, gravé, reproduit à l’infini son “enfant radieux”, cet ange gardien fragile comme lui, et   porteur d’amour, sur tous les supports, toutes les surfaces. Partout. Jusqu’à saturation. Qui aujourd’hui n’a pas son béret, son tee-shirt ou son jouet “Keath Haring” avec son chien, son bébé à quatres pattes et ses soucoupes volantes ? Ses “icônes”, comme il disait, où Mickey côtoie une déesse indienne, un ordinateur un totem ancestral. Où tout se mêle et se mélange pour raconter notre histoire. Et qui ne s’est enivré de ses couleurs espiègles et rieuses, comme celles des bons dessins animés de notre enfance ? Pour rivaliser avec le petit écran et la pub,  ce fils de Warhol s’est battu sur leur propre terrain. Pour dénoncer la violence, l’argent, le sexe, le racisme. Dire l’horreur du sida qui devait l’emporter en 1990, à 32 ans seulement. Le Musée de Lyon présente la première grande rétrospective en France, tous supports confondus, toile, papier, métal, papier, crie, encre, feutre…du jeune américain qui aurait fêté ses 50 ans en 2008. Incontournable. 

“Keith Haring”, Musée d’art contemporain de Lyon, 81, quai Charles de Gaulle, 69006 Lyon. Tél. : 04 72 69 17 17. Du 22 février au 29 juin.  www.moca-lyon.org

Légendes : “Keith Harring and Madonna”, New York, 1989, Photography, courtesy Estate of Keith Haring, New York; “Untitled”, 1981, (peinture vinyle sur bâche vinyl), courtesy Estate of Keith Haring, New York; “Keith Haring”, photography, Estate of Keith Haring, New York; “Untitled”, 1982, (email et dayglo sur métal), Estate of Keith Haring, New York.

ATELIERS

Pour les 6-12 ans : le worshop des enfants les mercredi et samedi à 15h30. Visite en famille le dimanche à 15h30. Ateliers pour enfants pendants que les parents visitent l’exposition, les mercredi et samedi à 15h30. Visites-découvertes de l’exposition pour adultes, le mercredi à 15h30, les samedi et dimanche à 14h30, 15h30 et 16h30. Mon anniversaire au musée  à partir de 5 ans les mercredi et samedi sur réservation. Réservation au 04 72 69 17 19.

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Cao Fei au Plateau du 13/03 au 25/05. Du grand art numérique chinois.

avril 10, 2008 · Pas de commentaire

 

Qui est Cao Fei et que vois-tu à l’exposition ?

Elle vient d’être remarquée à la Biennale de Lyon, Venise et Istanbul ! C’est dire qu’à seulement 30 ans, Cao Fei, monte, monte, monte et apparaît déjà comme l’une des artistes chinoises les plus importantes de sa génération.

Le Plateau à Paris dévoile sa première exposition en France. Et l’on passe de découvertes en émerveillements, de l’histoire traditionnelle chinoise aux dernières nouveautés technologiques ! Car les installations incroyables de l’artiste entremêlent vidéos, textes, objets ordinaires et sculptures classiques. La jeune femme totalement influencée par la publicité, le cinéma, la télévision et les nouvelles technologies, intègre également dans son travail des bribes de culture de son pays venus tout droit de l’opéra, de la danse et du théâtre. Et nous voilà dans un univers totalement fictif. Une illusion totale. Avec des gens. Des vrais, des faux. Des sortes de Batman en costumes noirs, des fées d’une nouvelle ère, des combattants aux ailes d’or… ! Cette œuvre pluridisciplinaire extraordinaire cherche assurément le dialogue entre passé et avenir, dans une société en constante mutation. Courez-y !

 « Cao Fei », Le Plateau, Place Hannah-Arendt, Angle rue des Alouettes et rue Carducci, 75019 Paris. Tél. : 01 53 19 84 10. Du 13/03 au 25/05. Voir www.fracid-leplateau.com. et www.caofei.com

Les ateliers. Renseignements et inscriptions au 01 53 19 84 10.

 lle-plateauatelier-du-mercredi.jpg

 

Les rendez-vous du dimanche en famille avec les 6-10 ans. Autour d’un goûter, des échanges se font autour d’une oeuvre. De 16h à 17h30. Gratuit. Les ateliers du mercredi de 14h30 à 16h. Gratuit. Avec “Ombres chinoises” du 19 mars au 16 avril : 5 séceances autour de Cao Fei : les enfants développent des petites formes en puisant dans les traditions chinoises. Photographiées puis filmées, les silhouettes prennent vie. Stages de pratique avec un artiste pendant les vacances scolaires, le 23 et 24 avril pour les 11/15 ans et le 29 et 30 avril pour les 6/10 ans. Avec l’artiste Lee Show-Chun, les enfants inventent un personnage fictif et installent sa maison dans la vitrine avec des objets trouvés ou détournés.

Courtesy de l’artiste et Vitamin Creative space.“Cao Fei”, Le Plateau, Place Hannah-Arendt, 75019 Paris. Tél. : 01 53 19 84 10. Du 13/03 au 25/05. Voir www.fracid-leplateau.com et www.caofei.com 

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La foire d’art contemporain ARTPARIS fête ses 10 ans. Bonne anniversaire ! Ouvretesyeux sera présent en partenariat avec Artparis sur la foire pour réaliser un film sur les intervenants, galeristes, artistes, collectionneurs… Du 3 au 7 avril

avril 10, 2008 · Pas de commentaire

Artparis non seulement fête ses dix ans mais aussi ses débuts en Orient avec en novembre 2007 l’inauguration Artparis-Abudhabi et en 2009, Artparis-Shenzhen. Un Salon d’art moderne et contemporain à l’évolution remarquable.

Artparis fête ses dix ans !

Et dans la corbeille d’anniversaire sont nées les ouvertures vers le golfe Persique à Abu Dhabi l’an passé et vers la Chine à Chen Zhen pour l’an prochain. Le drapeau de ce « salon des passionnés » comme aime à l’appeler le directeur artistique Henri Jobbé-Duval s’exporte donc avec succès vers les nouveaux pays émergents. Avec la culture française comme étendard !

Artparis au Grand-Palais du 3 au 7 avril

Mais tout d’abord, début avril, Artparis ouvre donc à nouveau ses portes sur 5000m2 sous la superbe verrière du Grand-palais. Fort des résultats de l’an passé. Avec plus de 40 000 visiteurs. Avec des prix encore jamais atteints au Salon comme une œuvre de Tom Wesselman vendue 800 000 euros ou celle de Keith Haring à 650 000 euros, des galeries exceptionnelles et des présentations superbes comme de nombreuses ventes dans les stands contemporains. Le Salon redéploie donc ses très beaux espaces. Et aujourd’hui le visiteur comme l’acheteur y trouve art moderne et contemporain, des sculptures, des peintures, de la photographie, des vidéos, des installations… « Cette année nous aurons une allée totalement consacrée à la photographie et la sculpture sera toujours présente, cette fois sous l’angle de la pièce unique, explique Henri Jobbé-Duval. Le but est de garder une grande place pour les galeries françaises et les galeries de province que l’on encourage toujours». Pas plus donc de 40% de galeries étrangères, mais un espace qui confirme l’ouverture vers les pays arabes conçu par l’historien d’art Brahim Alaoui , intitulé « Traversée ». Ainsi, sur 450m2, le visiteur admirera une vingtaine d’artistes exposés dont les déjà célèbres Kader Attia, Gada Amer, Mouna Hatoum ou Djamal Tatah.

Artparis innove et s’étend vers l’Orient

Les liens avec les émirats furent ainsi conduits avec succès par Caroline Clought-Lacoste fondatrice d’Artparis. « Caroline et ses assistantes ont fait un travail remarquable de logistique… les traductions en arabe, le protocole assez stricte… mais tout cela s’est passé dans un enthousiasme général. Les plus de 9000 visiteurs venaient des émirats comme de Dubaï qui abrite beaucoup d’expatriés. Ils n’avaient encore jamais vu une telle manifestation dans le golfe Persique ! Une telle approche, non muséale mais tournée vers la recherche, la discussion, l’acquisition, un art d’aussi haut niveau dans une aussi grande proximité », ne tarit pas Henri Jobbé-Duval. Les galeries moyen-orientales ont reçu un accueil enthousiaste et également très bien travaillé notamment avec leurs artistes et leurs acheteurs. « Ils étaient très heureux de cet échange avec la création internationale car ils apparaissent exclus de cette confrontation. C’était une première reconnaissance », poursuit-il. Les plus gros achats ont été réalisés sur des œuvres classiques, Miro, Picasso, Klein, Fontana mais les plus jeunes générations comme George Rousse ou Jürgen Nefzger ont su séduire les acheteurs. Comme les chefs d’entreprises, émirs, institutions et ministères qui tenaient à commencer à créer une collection et à soutenir le travail des galeries présentes. « Ils avaient pris l’engagement de soutenir le marché et ils l’ont tenus ! Pour la prochaine édition, l’idée reste de garder un tiers de galeries locales, un tiers de galeries françaises et un tiers de galeries internationales. Nous donnons une vraie valeur artistique et culturelle à la marque « Artparis » et désormais nous l’exportons », conclut Henri Jobbé-Duval, heureux de développer de nouveaux marchés, un pied dans les émirats et un autre bientôt en Chine. Un pari réussi entre Orient et Occident.

Artparis, Grand-Palais, entrée avenue Winston Churchill, 75008 Paris. Renseignements www.artparis.fr. Du 3 au 7 avril.

( vous pouvez lire ce texte dans le n°45 du magazine Edgar )

Un café où se restaurer et un bar à champagne signé Feuillatte vous attend au premier étage.

 

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La figuration narrative au Grand-palais du 16/04 au 13/07. Au coeur des années 60.

avril 9, 2008 · Pas de commentaire

Qu’est ce que la figuration narrative ?

A la fin des années 50, les avant-gardes abstraites s’épuisent. Les jeunes artistes parisiens n’y voient qu’une impasse et choisissent une nouvelle voie qui leur corresponde, la figuration narrative. Ils étaient trois à avoir inventé ce mouvement : le critique d’art Gérarld Gassiot-Talabot, et les peintres Bernard Rancillac et Hervé Télémaque qui organisent ensemble une exposition révolutionnaire rassemblant 34 peintres. Leur but ? Placer la société contemporaine et ses images au cœur de leur travail. La figuration narrative est donc née et les peintres accourent de toutes part. Nous sommes au début des années 60 et plusieurs univers les interpellent. Ils s’inspirent des bandes dessinées, d’Hergé, de Walt Disney, des films noirs ou des romans policiers, des graffiti, des rues, de la publicité. Ils s’amusent également à détourner les tableaux des grands maîtres. Et bien sûr se politisent avec la guerre du Vietnam, la révolution culturelle chinoise ou mai 68. Les voilà devenus chroniqueurs d’une nouvelle société de consommation tout en en dénonçant les aliénations… « …pour parler des choses de notre temps il faut trouver une forme esthétique qui corresponde à l’actualité de notre discours. … Je voulais peindre d’une façon nouvelle. En utilisant des documents comme la presse, la photographie, la pub », explique encore Rancillac.  Ils s’appellent encore Aillaud, Adami, Arroyo, Cueco, Erro, Klasen, Fromanger, Stämpfli, Voss…

 

L’exposition montre une centaine de peintures, des objets, des films. Avec des documents qui t’aident à comprendre le climat révolutionnaire dans lequel sont nées ces œuvres.

 

« Figuration narrative. Paris, 1960-1972 », Galeries nationales du Grand-Palais. Du 16 avril au 13 juillet. www.rmn.fr

Lire le catalogue de l’exposition, 350 pages, 49 euros.

 A voir sur Arte le 19 avril à 18h : « Quand l’art prend le pouvoir ».

VISITES ATELIERS pour enfants :

Et si on faisait une BD ? ( 8 à 11 ans)

Tous les samedis à 14h du 26 avril au 28 juin, durée 2h, tarif, 9 euros. Voir www.rmn.fr

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“Artydandy” au Bon Marché du 29/03 au 24/05.

avril 8, 2008 · Pas de commentaire

Des objets, des oeuvres d’art, des accessoires de mode, des ouvrages d’exception ! Toute une sélection réalisée par l’équipe d’Artydandy dont le corner est accueilli par la galerie Magda Danysz à Paris. Avec entre autre des bijoux de David&Martin, despièces d’Alice Marat, des vases de Frédéric Ryuant, des éditions d’art, des revues internationales, les portraits de Kate Moss par Roman Moriceau..!!! Allez-y vite, vite, vite !

Artydandy”, Le Bon Marché Rive Gauche, 24, rue de Sèvres, 75007 Paris. Tél. : 01 44 39 80 00.

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Le Voyage des plantes au coeur de Paris au Jardin des Tuileries du 30 mai au 1er juin

avril 8, 2008 · Pas de commentaire

 

Un plaisir à partager. Promenez-vous, regardez, sentez ! Admirez le nombre et la beauté des plantes ! Le jardin des Tuileries offre trois jours de bonheur. De valeurs. De talents. Avec 15 jardins novateurs, 20 terrasses, un espace réservé aux balcons contemporains ! Avec encore des solutions pour jardiner responsable et le nouveau concept de micro-jardins urbains de 1m2 voire même des mises en scènes de rebords de fenêtres ! Et la cerise sur le gâteau : pour découvrir les nouveaux talents de demain, un concours destiné aux écoles de paysagisme qui réaliserons une dizaine de jardins. Alors, prenez rendez-vous dans le Jardin Ephémère, le Voyage au Japon, le Jardin des Abeilles, ou la Terrasse de Casanova… !

“Jardin, jardin aux Tuileries”, Carré du Sanglier et Terrasse du bord de l’Eau. Du 30 mai au 1er juin.www.jardinsjardin.com

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Quelques “instants anonymes” à Strasbourg du 04/04 au 14/09

avril 7, 2008 · Pas de commentaire

Des jeunes filles se laissant caresser par le soleil, D’autres immortalisant leur promenade en forêt. D’autres encore jouant dans la neige. Ici, rien de construit, de réglé, de stylisé. Cette exposition dévoile tout simplement des photos d’amateurs  cantonnées jusqu’alors dans le registre de l’intime. Témoignages d’un contexte à la fois historique et social, ces 800 photographies par leur choix, leur assemblage accèdent au statut d’œuvre d’art. Une manifestation qui de salle en salle célèbre la beauté et la joie de vivre que nous adresse ces jeunes visages. Désormais plus que centenaires !

 

« Instants anonymes », Musée d’art moderne et contemporain, 1,place Jean Arp, 67000 Strasbourg. www.musées-strabourg.org.

A lire, le catalogue de l’exposition, 144 pages, 36 euros.

 

Ateliers « Album de famille » des vacances de pâques, 15 euros par cycle.

Tél. : 03 88 23 31 31.

Du mardi 8 au 11 avril pour les 7/12 ans

Du mardi 15 au vendredi 18 avril pour les 7/12 ans.

Tous les après-midi de 14h30 à 17h30.

 

Légendes : collection Emmanuelle Fructus, collections particulières, collection particulière, collection Emmanuelle Fructus, collection particulière, collection La Trocambulante.

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Au VIA du 05/04 au 08/05. Du mobilier rien que pour les jeunes générations !

mars 6, 2008 · Pas de commentaire

  

La célèbre galerie VIA présente “MOBI junior”, plus de 50 pièces de mobilier pour enfant d’origines française et étrangère. A leur côté, des prototypes réalisés par des enfants d’écoles primaires. Designers et “Les Enfants Designers” se sont donc cotoyés et ont échangé leur conseils pour créer des meubles formidables. Une très bonne idée à soutenir !

“MOBI Junior”, Via, 29/33, rue Dausmesnil, 75012 Paris. Tél. : 01 46 28 11 11 . Du 5 avril au 18 mai.
Voir
www.via.fr

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Rebecca Horn, galerie Lelong, du 14/03 au 10/05. Sa vie, son oeuvre et une exposition dans sa nouvelle galerie.

mars 6, 2008 · Pas de commentaire

Film sur l’exposition de Rebecca Horn à la galerie Lelong réalisé lors du vernissage de l’exposition avec Daniel Lelong, Jacques Dupin et Jean Frémon, directeurs de la galeries. Et parmi les invités Rebecca Horn et d’autres artites phares de la scène française et internationnale dont Anne Messager, Christian Boltanski,  Ernest Pignon-Ernest,  Pierre Alechinski…

Souvenir d’une exposition de Rebecca Horn au Carré D’art de Nîmes. 

Tout commence à partir d’une petite roue de plumes. Parce que Rebecca Horn reste fascinée par les animaux fabuleux. Parce qu’aussi attentive à l’architecture du Carré d’Art de Nîmes, ouvert sur le ciel, elle a imaginé un oiseau entrer dans les salles. Et il n’y a plus qu’à le suivre. Pénétrer cette exposition si cohérente et magnifique  où toutes ses recherches, tous ses mythes, toutes ses hantises se retrouvent et s’accordent, de salle en salle,  à l’instar des chapitres d’une fiction.

L’art comme exorcisme 

Car ici, plane sans cesse l’ombre de cette jeune étudiante aux Beaux-Arts de Hambourg, qui, travaillant le polyester, fut victime, à vingt-quatre ans, d’une infection pulmonaire. Passent les si longs mois au sanatorium, où Rebecca Horn saisit son art comme une tentative de fuite. De vie. Où son héros, Buster Keaton devient le salvateur, le guide vers la liberté. Et cela n’a pas cessé.  Et cela ne cessera plus. On pense bien sûr à Frida Khalo qui  peignait sa douleur et son corps broyé. Mais Rebecca Horn exhausse sa souffrance personnelle pour atteindre l’universel. Elle part de son corps et de l’espace de son corps pour toujours mieux comprendre et palper l’existence humaine. Pour ouvrir les frontières. Faire exploser la conscience. L’inconscience. Lacher prise. Célèbre pour ses vidéos et ses performances des années soixante dix où l’artiste allemande invente des peintures et des sculptures corporelles, puis des films de fiction, c’est à partir des années 80, qu’elle se concentre sur des mises en scènes de machines mécaniques et autonomes qui la consacrent définitivement comme sculpteur.

Naissance des installations

Mais le désir et la violence restent les mêmes. De ses harnais de crayons, de ses masques de plumes, de ses tubes à faire circuler le sang aux installations de ses dix dernières années, c’est toujours le même enchantement artistique qui doit happer, surprendre, désorienter, questionner, aider. En stimulant tous les sens. Et c’est cela qui nous envahit dans l’exposition de Nîmes, qui nous prend, nous soulève, nous fait peur, nous ensorcelle encore ou nous ravit. Nous emporte donc. Loin. Dans les contrées mythiques d’Eros et de Thanatos d’où un baiser de serpents jaillit un rayonnement électrique.  Dans des espaces mystérieux et silencieux, où tout à coup, un violon accroché très haut dans la salle grince et soupire. Plus loin, sur un mur, un immense dripping à la Pollock réalisé par une machine, une fois l’oeuvre terminée, répète son geste. Indéfiniment. A vide. Ailleurs encore, une immense tige métallique comme un doigt pointé sur les maux et les génocides du monde dessine une spirale invisible dans l’espace. Aux côtés de ces tortures de l’esprit, comme souvent, la légèreté. L’incroyable légèreté d’un papillon battant des ailes. Mais si Rebecca Horn défie à l’infinie le geste du peintre, elle perpétue à l’infinie également le geste d’écriture. Frontières. Frôlement des frontières. Car l’artiste jongle avec les mots, écrit des textes, des poèmes, invente des titres fabuleux et un vocabulaire de symboles similaire à celui de la psychanalyse ou des différentes religions. Syncrétisme donc, chez cette passionnée de  bouddhisme,  qui utilise à la fois l’ordre plastique, littéraire et poétique et ose ainsi porter toujours plus loin l’héritage du surréalisme. Comme disait Henri Michaux à propos de l’oeuvre de Paul Klee  “Pour entrer dans ses tableaux… Il suffit d’être l’élu, d’avoir gardé soi-même la conscience de vivre dans un monde d’énigmes, auquel c’est en énigmes aussi qu’il convient le mieux de répondre”.     

C’était lors de l’exposition “Rebecca Horn”, Carré d’Art - Musée d’art contemporain de Nîmes, Place de la Maison Carré, 30031 Nîmes en 2000.

 

Les vibrations, les murmures et les étincellements de l’oeuvre de Rebecca Horn se poursuivent dans sa peinture et ses dernières sculptures créees pour l’exposition dans sa nouvelle galerie, la galerie Lelong. Ici, l’artiste nourrie de poésie et de philosophie a pris pour titre en filigrane le célèbre livre d’André Breton, “L”Amour cosmique-fou du faucon rouge”. Ses peintures apparaissent comme des jets d’encre et de sang. A voir absolument à partir du 14 mars.  

 

Exposition “Rebecca Horn”, galerie Lelong, 13, rue de Téhéran, 75008. Paris. Tél. : 01 45 63 13 19. Du 14/03 au 10/05.

www.galerie-lelong.com

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