Un plaisir à partager. Promenez-vous, regardez, sentez ! Admirez le nombre et la beauté des plantes ! Le jardin des Tuileries offre trois jours de bonheur. De valeurs. De talents. Avec 15 jardins novateurs, 20 terrasses, un espace réservé aux balcons contemporains ! Avec encore des solutions pour jardiner responsable et le nouveau concept de micro-jardins urbains de 1m2 voire même des mises en scènes de rebords de fenêtres ! Et la cerise sur le gâteau : pour découvrir les nouveaux talents de demain, un concours destiné aux écoles de paysagisme qui réaliserons une dizaine de jardins. Alors, prenez rendez-vous dans le Jardin Ephémère, le Voyage au Japon, le Jardin des Abeilles, ou la Terrasse de Casanova… !
“Jardin, jardin aux Tuileries”, Carré du Sanglier et Terrasse du bord de l’Eau. Du 30 mai au 1er juin.www.jardinsjardin.com
A 58 ans, Marco Del Ré vit et travaille à Paris où il expose depuis 1988 à la galerie Maeght. Il présente 14 toiles qui rendent à la fois hommage à ses origines comme à l’artiste Georges Braque. Retour donc à cette Italie sans cesse perdue et retrouvée à travers des collines ocres et rondes, au paysages peuplés de cyprès. Retour donc aussi vers cette architecture magnifique et hors du commun des temples antiques qui lui rappellent ses premières amours, celle de ses études d’architecture. Mais C’est avec Georges Braque que l’on revient à une série de peinture consacrées à Paris, sa ville d’accueil. Et dans les secrets de l’atelier. Le visiteur découvre sur la toile la représentation des pinceaux, des palettes, du chevalet… Marco del Re rend ainsi un hommage à la série des « Ateliers » de Georges Braque qui ne sont en fait que des réinterprétations et des rêveries sur cet endroit où naît la création.
« Marco Del Re, le peintre, retour aux sources », Galerie Maeght, 42, rue du Bac, 75007 Paris. Tél. : 01 45 48 45 15. www.maeght.com. Et Galerie JZ Art Trading, Via Fiori 16, Milan. du 17 avril au 17 mai.
Des jeunes filles se laissant caresser par le soleil, D’autres immortalisant leur promenade en forêt. D’autres encore jouant dans la neige. Ici, rien de construit, de réglé, de stylisé. Cette exposition dévoile tout simplement des photos d’amateurs cantonnées jusqu’alors dans le registre de l’intime. Témoignages d’un contexte à la fois historique et social, ces 800 photographies par leur choix, leur assemblage accèdent au statut d’œuvre d’art. Une manifestation qui de salle en salle célèbre la beauté et la joie de vivre que nous adresse ces jeunes visages. Désormais plus que centenaires !
« Instants anonymes », Musée d’art moderne et contemporain, 1,place Jean Arp, 67000 Strasbourg. www.musées-strabourg.org.
A lire, le catalogue de l’exposition, 144 pages, 36 euros.
Ateliers « Album de famille » des vacances de pâques, 15 euros par cycle.
Tél. : 03 88 23 31 31.
Du mardi 8 au 11 avril pour les 7/12 ans
Du mardi 15 au vendredi 18 avril pour les 7/12 ans.
Le jardin des Tuileries où tu peux te poser et rêver, prendre un verre ou te restaurer, juste à côté des Arts Décoratifs
Les activités pour jeunes et adultes
De 4 à 6 ans :Jeu de silhouettes : les pois, les couleurs et les textures sont des sources d’inspiration pour Christian Lacroix. Un jeu de silhouettes à réaliser en atelier entraîne les jeunes visiteurs à la découverte des époques, des thèmes et des techniques chères au couturier. Le 4 mars.
De 7 à 10 ans :Attention collections ! le 5 mars à 14H
De 11 à 14 ans :Stage: 5 scéances de 2h : du 21 au 25 avril de 10H à 12H.
De 15 à 18 ans :Stage de 5 séances de 3 H.Atelier de la mode : les jeunes conçoivent et réalisent un vêtement personnel inspiré de la découverte croisée des vêtements des collections historiques et de Christian Lacroix. L’atelier propose une première approche aux métiers de la mode. Il se termine par un défilé où sont conviés parents et amis.
Visites découvertes pour adultes. Mode et textile, Christian Lacroix. Histoires de mode. Le 22 mars, le 12 et 19 avril à 15h.
“Christian Lacroix”, Les Arts Décoratifs, 107, rue de Rivoli, 75001 Paris. Jusqu’au 06/04. Voir www.lesartsdecoratifs.fr
La boutique des Arts décoratifs propose des livres, mais aussi des joués triés sur le volet et des objets de décoration des plus grands designer, notamment spécisalisée dans la vaisselle.
Pour boire un verre, prendre un thé, déjeuner ou dîner, aller au tout nouveau restaurant bar “Le Saut du Loup” , 107, rue de Rivoli, ouvert de 12h à 2h du matin. Tél. : 01 42 25 49 55. Le prix moyen pour une entrée, un plat et un dessert est de 36 euros. Peu copieux mais… si délicieux. Craquez sur les desserts !
Un livre superbe des premières caricatures aux mangas actuels. Rien que de la beauté, de l’humour, du raffinement sur 247 pages ! Cette plongée au coeur de l’histoire et des sources visuelles du manga te permet de mieux comprendre pourquoi tu es tant attiré par cette culture japonaise où se battent les samouraïs et s’aventurent les célèbres Astro Boy et Lady Oscar. Magique, non !
“Mille ans demanga” par Brigitte Koyama-Richard, édition Flammarion, 39,90 euros
Film sur l’exposition de Rebecca Horn à la galerie Lelong réalisé lors du vernissage de l’exposition avec Daniel Lelong, Jacques Dupin et Jean Frémon, directeurs de la galeries. Et parmi les invités Rebecca Horn et d’autres artites phares de la scène française et internationnale dont Anne Messager, Christian Boltanski, Ernest Pignon-Ernest, Pierre Alechinski…
Souvenir d’une exposition de Rebecca Horn au Carré D’art de Nîmes.
Tout commence à partir d’une petite roue de plumes. Parce que Rebecca Horn reste fascinée par les animaux fabuleux. Parce qu’aussi attentive à l’architecture du Carré d’Art de Nîmes, ouvert sur le ciel, elle a imaginé un oiseau entrer dans les salles. Et il n’y a plus qu’à le suivre. Pénétrer cette exposition si cohérente et magnifique où toutes ses recherches, tous ses mythes, toutes ses hantises se retrouvent et s’accordent, de salle en salle, à l’instar des chapitres d’une fiction.
L’art comme exorcisme
Car ici, plane sans cesse l’ombre de cette jeune étudiante aux Beaux-Arts de Hambourg, qui, travaillant le polyester, fut victime, à vingt-quatre ans, d’une infection pulmonaire. Passent les si longs mois au sanatorium, où Rebecca Horn saisit son art comme une tentative de fuite. De vie. Où son héros, Buster Keaton devient le salvateur, le guide vers la liberté. Et cela n’a pas cessé. Et cela ne cessera plus. On pense bien sûr à Frida Khalo qui peignait sa douleur et son corps broyé. Mais Rebecca Horn exhausse sa souffrance personnelle pour atteindre l’universel. Elle part de son corps et de l’espace de son corps pour toujours mieux comprendre et palper l’existence humaine. Pour ouvrir les frontières. Faire exploser la conscience. L’inconscience. Lacher prise. Célèbre pour ses vidéos et ses performances des années soixante dix où l’artiste allemande invente des peintures et des sculptures corporelles, puis des films de fiction, c’est à partir des années 80, qu’elle se concentre sur des mises en scènes de machines mécaniques et autonomes qui la consacrent définitivement comme sculpteur.
Naissance des installations
Mais le désir et la violence restent les mêmes. De ses harnais de crayons, de ses masques de plumes, de ses tubes à faire circuler le sang aux installations de ses dix dernières années, c’est toujours le même enchantement artistique qui doit happer, surprendre, désorienter, questionner, aider. En stimulant tous les sens. Et c’est cela qui nous envahit dans l’exposition de Nîmes, qui nous prend, nous soulève, nous fait peur, nous ensorcelle encore ou nous ravit. Nous emporte donc. Loin. Dans les contrées mythiques d’Eros et de Thanatos d’où un baiser de serpents jaillit un rayonnement électrique. Dans des espaces mystérieux et silencieux, où tout à coup, un violon accroché très haut dans la salle grince et soupire. Plus loin, sur un mur, un immense dripping à la Pollock réalisé par une machine, une fois l’oeuvre terminée, répète son geste. Indéfiniment. A vide. Ailleurs encore, une immense tige métallique comme un doigt pointé sur les maux et les génocides du monde dessine une spirale invisible dans l’espace. Aux côtés de ces tortures de l’esprit, comme souvent, la légèreté. L’incroyable légèreté d’un papillon battant des ailes. Mais si Rebecca Horn défie à l’infinie le geste du peintre, elle perpétue à l’infinie également le geste d’écriture. Frontières. Frôlement des frontières. Car l’artiste jongle avec les mots, écrit des textes, des poèmes, invente des titres fabuleux et un vocabulaire de symboles similaire à celui de la psychanalyse ou des différentes religions. Syncrétisme donc, chez cette passionnée de bouddhisme, qui utilise à la fois l’ordre plastique, littéraire et poétique et ose ainsi porter toujours plus loin l’héritage du surréalisme. Comme disait Henri Michaux à propos de l’oeuvre de Paul Klee “Pour entrer dans ses tableaux… Il suffit d’être l’élu, d’avoir gardé soi-même la conscience de vivre dans un monde d’énigmes, auquel c’est en énigmes aussi qu’il convient le mieux de répondre”.
C’était lors de l’exposition “Rebecca Horn”, Carré d’Art - Musée d’art contemporain de Nîmes, Place de la Maison Carré, 30031 Nîmes en 2000.
Les vibrations, les murmures et les étincellements de l’oeuvre de Rebecca Horn se poursuivent dans sa peinture et ses dernières sculptures créees pour l’exposition dans sa nouvelle galerie, la galerie Lelong. Ici, l’artiste nourrie de poésie et de philosophie a pris pour titre en filigrane le célèbre livre d’André Breton, “L”Amour cosmique-fou du faucon rouge”. Ses peintures apparaissent comme des jets d’encre et de sang. A voir absolument à partir du 14 mars.
Exposition “Rebecca Horn”, galerie Lelong, 13, rue de Téhéran, 75008. Paris. Tél. : 01 45 63 13 19. Du 14/03 au 10/05.
Il fait ses premières photographies en 1945, à 14 ans.
En 1947, el entre dans une école d’art de Zürich où il reçoit une formation de graphiste.
En 1952, il part étudier à Paris à l’Ecole des Beaux(Arts.
Il entre très vite aux Galeries Lafayetteoù il va bientôt assurer la direction artistique. A partir des années 60, il exerce également le métier de photographe, expérimentant toutes sortes de techniques inédites.
Il est l’un des premiers artistes à exposer des photographies en couleurs et de grande taille dans les galeries.
Il travaille pour les plus grands magazines comme Elle, Stern, Vogue, Sunday Times.
Il mettra en pages de nombreux livres d’art notamment pour le Centre Pompidou.
Que fait Peter Knapp ?
Ce Suisse pas comme les autres, surdoué pour le graphisme et la typographie va vite devenir la coqueluche des magazines féminins. Après la direction artistique des Galeries Lafayette, ce chercheur d’images travaille plus de 20 ans avec le magazine « Elle ». Il y fait travailler les plus grands comme Jeanloup Sieff et Sarah Moon tout en exerçant les activités de directeur artistique et de photographe. Sa fidélité à Courrège n’est autre que de 25 ans ! Bientôt il collabore également à Stern, Vogue et au Sunday Times et se lance dans le film et les court-métrages. Tu le verra partout dans cette formidable exposition : son regard passionné l’est à chaque instant.
“Peter Knapp, La passion de l’image”, Maison européenne de la photographie, 5/7, rue de Fourcy, 75004 Paris. Tél. : 01 44 78 75 00. Du 16 janvier au 30 mars.
L’éclosion de Cobra, son existence en tant que mouvement a été fort brève : de 1948 à 1951. Mais quelles années ! Doubles, triples, quintuples ! Ses fondateurs, le Danois Jorn, les Belges Dotremont et Norret et les Hollandais Appel, Constant et Corneille, tirèrent son nom des trois capitales - COpenhague, BRuxelles, Amsterdam - d’où ils provenaient. Explosion d’une jeunesse avide, audacieuse et iconoclaste, Cobra était bien plus qu’un mouvement ou une école. Il représentait aussi et surtout un moment de cette force trop longtemps contenue par tous les académismes de l’après-guerre. Côté politique, de tendance marxiste, ses membres rêvaient d’un art pour une nouvelle société. Leur credo ? le vitalisme, le rejet des normes vieillies, la lutte pour un art honnête et populaire. Mais aussi une volonté internationaliste, le désir des rencontres et des échanges que procure la culture des différences. Côté artistique, Cobra s’est développé à la fois contre l’abstraction géométrique de l’Ecole de Paris et la peinture littéraire des calqueurs de rêves. A leur encontre, ils revendiquaient un art matérialiste et physique, dénué de toute théorie stricte et dogmatique. Leurs sources ? Les arts populaires, les arts viking et esquimaux, ferments comparable à ce que fut l’art nègre pour les cubistes. Mais aussi l’expressionnisme d’un Nolde, d’un Munch ou d’un Kokoschka, les oeuvres de Klee ou Miro, sans oublier la philosophie de Bachelard. Bref, tous ces courants refondus dans l’idéologie et la praxis Cobra, donnèrent naissance à un art sensoriel et imagé, à l’expression véhémente. Parmi les peintres, Karel Appel est certainement celui qui a poussé le plus loin et maintenu à un niveau de fougue et de violence exceptionnel toutes les revendications du mouvement. Travaillant directement en pleine pâte, il faisait jaillir des profondeurs mêmes de la matière, des figures symboliques et aggressives dont la morphologie et le dessin se disloquaient comme sous l’effet d’un torrent de lave. Ses monstres et ses loups-garous dévoilent devant nos yeux hagards, la vérité de la bête, de la nuit, du cri de l’être humain. A cette totale liberté de ligne répond une liberté non moins absolue du chromatisme. Et c’est dans un climat de fête barbare que des jaunes ensoleillées, des bleus stridents s’opposent en de longues balafres à des rouges portés aux limites de l’embrasement. Sans aucun doute, Appel et Asger Jorn sont les ambassadeurs idéaux de la liberté Cobra, paienne, panthéiste et dyonisiaque, de ce groupe qui a réussi à dépasser les notions jusqu’alors antagonistes d’abstraction et de figuration. Aussi nous paraissent-t-ils encore d’une merveilleuse actualité.
“Asger Jorn”, Maison du Danemark, 142, avenue des Champs Elysées, 75008 Paris. Du 8 février au 6 avril.
Dans le tout nouveau lieu de création et d’expérimentation au coeur de Paris, La Laboratoire dirigé par David Edward, a invité le designer Mathieu Lehanneur. Le fruit de leur recherche s’intitule « Bel-Air » : il s’agit d’un objet filtrant les gaz toxiques de nos intérieursoù l’air est successivement nettoyé par les feuilles, l’eau et les racines. Une nouvelle solution contre la pollution ?
“Mathieu Lehanneur”, Le Laboratoire, 4, rue Bouloi, 75001 Paris.