Son mot d’ordre : créer des meubles confortables ». « J’ai traité du pouvoir, de la représentation par le biais du fonctionnalisme. La volumétrie des pièces en était une des dimensions : une révérence ». Depuis les années 50, Pierre Paulin bouleverse les codes et les styles de vie des français. Incontournable, il a été reconnu sous la présidence de Georges Pompidou et celle de François Mitterrand pour qui il aménagea un grand nombre de pièces pour l’Elysée. Son travail apparaît toujours magnifique. Des sièges souples et moelleux, des courbes invitation au repos, des banquettes à combinaison multiples où l’on peut s’asseoir comme on veut ! Sa qualité reste avant tout une synthèse entre tradition et modernité. Tout dans les tons beiges pour l’Elysée, Pierre Paulin adore aussi les couleurs comme le montre si bien la photo ci-dessus. A 81 ans, il étonnera toujours !
« Pierre Paulin, le design au pouvoir », Galerie des Gobelins, 42, avenue des Gobelins, 75013 Paris. Tél. : 01 44 08 53 49. Jusqu’au 27 juillet. A lire, “Pierre Paulin dans les collections du Mobilier national”, Editions RMN, par Myriam Zuber-Cupissol, 86 pages, 20 euros.
“Design contemporain finlandais. Promenons nous dans le bois”, 107, rue de Rivoli, 75001 Paris. Voir www.lesartsdecoratifs.fr. Du 29 mai au 31 août. A lire, le catalogue de l’exposition 64 pages, 16 euros.
Il étudie l’art à Boston puis à Washington et New York.
En 1951, il expose pour la première fois à New York.
En 1954 il s’installe définitivement dans un atelier à New York.
En 1957, il s’installe aussi en Italie, à Rome. Il effectue de nombreux voyages à travers le monde qui nourrissent son œuvre.
Depuis 2002 il se consacre aussi beaucoup à la sculpture et à la photographie.
Que vois-tu à l’exposition ?
Des ratures, des griffures, des écritures. Avec des rehaussements de couleurs qui s’entremêlent les unes aux autres, se chevauchent, se vautrent. Des alphabets, des calligraphies, des traces vagabondes, presque des salissures, des mots sur des fonds diaphanes comme désintégrés ou plongés dans des empâtements somptueux, des hésitations de virtuoses, des volutes majestueuses. Et partout aussi des signes, des références à la poésie, à la mythologie. Car Twombly, s’il eraffle ou enflamme, est pétrie de culture antique qui traverse comme un O.V.N.I. ses tableaux les plus précieux. Un travail commencé dans les années cinquante en plein expressionnisme abstrait et se poursuit toujours avec la même passion et la même rigueur pour créer une œuvre à l’élégance raffinée. Vaporeuse. Et effroyablement belle.
”Cy Twombly : Cycles & Saison”, Tate Modern, Level 4, Londres. Du 19 juin au 14 septembre. Lire le catalogue de l’exposition. Voir www.tate.org.uk
Légendes : “Wilder Shores of Love (Bassano in Teverina), 1985, Cy Twombly Collection,courtesy Cy Twombly.
Caroline Lacoste ( fondatrice de Artparis), Henri Jobbé-Duval ( directeur artistique de Artparis), Jean-Paul Bath ( Art Actuel), Renaud Bergonzo (galerie Acte2), Jean-Gabriel Mitterand (galerie JGM), Daniel Templon (Galeriste) , Françoise Paviot (galeriste), Claire Chevrier, Orlan, Ilona Orel (galerie Orel Art), Renaud Bergonzo (galerie Acte2),artiste de la galerie Strouck signant le livre d’or, Philippe Perrin, Brice Fauché (galerie Sollertis), Damien Aspe, Jean-Marc Benamou (galeriste), Mary Sue, Jacqueline Moussion (galerie Rabouan Moussion), Susanne van Hagen, Dominique Chenivesse (galerie Gilles Peyroulet), Louis Tonitelli, Pierrick Sorin, Odile Aittouares Inzerillo (Galerie Berthet-Aittouares), un artiste de sa galerie signant le livre d’or, Kimiko Yoshida, Brahim Alaoui (commissaire de l’exposition consacrée au monde arabe), Fouad Bellamine, un artiste du monde arabe signant le livre d’or, Karima al shomaly, Faisal Samra , Samir Sabet D’Acre, Bernard Ceysson (galeriste), Nathalie Obadia (Galeriste), Xin Dong Cheng (galeriste), Bernard Vidal (galeriste), Anahita Ghabaian Etehadieh (galerie Silk Road).
Réaliser le projet VIDEOBOX pendant la foire Artparis08 a été aussi passionnant qu’éreintant ! Ce fut une expérience formidable. Les rencontres multiplièrent les échanges, les contacts, les liens dans un enthousiasme communicatif. Artistes, galeristes, collectionneurs, commissaires d’exposition se sont tous pliés au jeu de la question unique « qu’est ce qui vous a ouvert les yeux à l’art ? »Et tous ont été au-delà de nos espérances en nous donnant les « perles » de leur enfance qui les ont fait être les personnalités d’aujourd’hui et dont nous connaissons l’accomplissement. A chaque personnalité son histoire. A chaque personnalité son miracle, ce fameux « déclic à l’art ».Une soixantaine d’acteurs de l’art contemporain acceptèrent d’être interviewés.Ils participèrentà notre projet comme vous pouvez déjà en voir un extrait dans le diaporama ci-dessus ! Et encore, si la foire ne s’était pas arrêtée nous y serions encore !La bonne humeur et le professionnalisme des uns et des autres nous ont encouragé dans notre production. Et tous les éléments étaient présents pour concocter un cocktail fascinant !
Anne Kerner et Christine Barbe vous informent de leur présence à Artparis08 avec une réalisation en partenariat avec Artparis08.Nous accueillons des acteurs d’Arparis: galeriste, artiste, critique d’art, collectionneur, éditeur d’art, commissaire d’exposition… à l’espace VIP Feuillatte qui nous reçoit pour cette production.
Le principe de ce projet : réalisation d’un film d’interviews de personnalités de l’art contemporain présentes à Artparis. Ces entretiens seront réunis dans un DVD.
Ce film servira d’outil de communication à Artparis et pourra être commandé auprès de «OUVRETESYEUX ».
Ils seront interviewés et filmés en répondant à la question : « Qu’est ce qui vous a ouvert les yeux à l’art? » .En référence aux souvenirs de l’enfance qui a déclenché leur vocation pour les arts. Temps de l’entretien : 5 à 10 mn.Nos horaires de tournage - le 2 avril de 14h à 17h et les autres jours de la foire de 11h à 13h
VIDEOBOXest une production dehttp://www.ouvretesyeux.fr/Le site d’Anne Kernerdédié à l’art d’aujourd’huien textes images et vidéos
Valérie est une artiste d’une petite quarantaine d’années. Elle a étudiée aux Beaux-arts où dit-elle, « elle faisait des tableaux qui ressemblaient à des photos ». C’est un intervenant qui l’a révélé à la photographie. Elle a réalisé des photos de sol, d’empreintes. « Tout cela, ce n’est pas des photos de femmes », lui rétorqua le professeur. Ce qu’elle prit comme un compliment. Et sa voie fut tracée !
Que vois-tu à l’exposition ?
Valérie est une artiste aussi discrète que méticuleuse. En une petite quinzaine d’année, elle est devenue l’une des plus grandes photographes françaises reconnue dans le monde entier. Ici rien de superflu. Rien de bâclé. Au contraire. Valérie Belin apparaît d’une rigueur absolue. Car la photographe ne raconte pas, et ne désire surtout pas raconter. Elle offre des images prises à la chambre noire. Travaillées. Retravaillées. Sans relâche. Car cette jusqu’auboutiste joue du corps comme d’un objet et des objets comme d’un corps.
C’est sûrement pour cette raison que toutes ses séries s’imbriquent l’une dans l’autre. N’ont de sens que l’une par l’autre. Partout, Valérie poursuit sa quête sur la profondeur du champ et de la lumière. Son but ? Aplatir le sujet, rester dans le plan, la surface. Au Maximum. Et ça recommence merveilleusement dans sa série des « Mariées marocaines ». Ici ça bouscule et ça dérange. Parce qu’au Maroc où elle se rend, elle se confronte aux problèmes liés à l’image mais aussi aux jeunes femmes qui aux robes traditionnelles préfèrent les robes occidentales légères. « L’une des photographies les plus fortes a été réalisée à Fez. Les autres images ont été faites en France où la communauté marocaine est plus attachée à la tradition et n’a plus ce problème lié à l’image ». Puis ce sont ses séries de visages qui retiennent le plus. Des visages comme des sculptures. Sans expression. Sans individualité. Artificiels. Absents. « Car tous les plans sont nets, du premier au dernier », explique Valérie. Des visages comme ceux des poupées aussi. Ceux « de jeunes filles métisses aux cheveux synthétiques, portant des lentilles de couleurs et très recherchées dans leurs vêtements » qu’elle choisit lors de casting « sauvages » à la sortie du métro. « Lorsque je vois un visage, je court derrière cette personne… » ! Sans nul doute, Valérie cherche à dévoiler l’ambiguë apparence des êtres et des choses.
« Valérie Belin. Photographies 1996-2006 ». Maison européenne de la photographie5/7, rue de Fourcy, 75004 Paris. Tél. : 01 44 78 75 00. Du 9 avril au 8 juin.
Dans les merveilleuxlieux du Pas-de-Calais où est née la création textile, les transphotographiques de portée régionales, nationales et internationales, s’installent pour la 7ème fois.
Sous l’égide de Karl Lagerfeld, nous voici entraîné dans un voyage unique dans le temps entre mode et photographie. Des artistes français et étrangers se voient représentés dans une quarantaine d’espaces d’exposition. Parmi ces trésors, en invité d’honneur, Karl Lagerfeld présente un « one man show », la galerie Bailly dévoile ses jeunes talents dont Christina Kruse, Peter Knapp propose un « temps de pause de 1960 à 1980 », Jeanloup Sieff avec « 64+4 » montre des photos inédites, Agnès b se penche sur « la ville, le jeune fille dans la ville » avec des photographes de plusieurs pays tandis qu’Elène Usdin offre ses « autoportraits aux matelas ». Incontournable !
« Transphotographiques & PHOTO » présentent ” Mode et Photographie”, 18, rue Frémy, 59000 Lille, Tél. : 03 20 05 29 29. Lieux : Lille, Roubaix, Lambersart. Du 15 mai au 29 juin. Voir www.transphotographiques.com
Image, Christina Kruse, Courtesy Galerie Bailly-The Frog
“L’artiste doit s’opposer à la déshumanisation de notre culture”. Une allure de rocker intello et de moine bouddhiste. Couché sur les trottoirs de Tokyo, debout devant les murs du métro de New York, accroupi devant le corps nu de Grace Jones. Avec la même application, la même maîtrise, la même foi, Keath Haring a dessiné, peint, gravé, reproduit à l’infini son “enfant radieux”, cet ange gardien fragile comme lui, et porteur d’amour, sur tous les supports, toutes les surfaces. Partout. Jusqu’à saturation. Qui aujourd’hui n’a pas son béret, son tee-shirt ou son jouet “Keath Haring” avec son chien, son bébé à quatres pattes et ses soucoupes volantes ? Ses “icônes”, comme il disait, où Mickey côtoie une déesse indienne, un ordinateur un totem ancestral. Où tout se mêle et se mélange pour raconter notre histoire. Et qui ne s’est enivré de ses couleurs espiègles et rieuses, comme celles des bons dessins animés de notre enfance ? Pour rivaliser avec le petit écran et la pub, ce fils de Warhol s’est battu sur leur propre terrain. Pour dénoncer la violence, l’argent, le sexe, le racisme. Dire l’horreur du sida qui devait l’emporter en 1990, à 32 ans seulement. Le Musée de Lyon présente la première grande rétrospective en France, tous supports confondus, toile, papier, métal, papier, crie, encre, feutre…du jeune américain qui aurait fêté ses 50 ans en 2008. Incontournable.
“Keith Haring”, Musée d’art contemporain de Lyon, 81, quai Charles de Gaulle, 69006 Lyon. Tél. : 04 72 69 17 17. Du 22 février au 29 juin. www.moca-lyon.org
Légendes : “Keith Harring and Madonna”, New York, 1989, Photography, courtesy Estate of Keith Haring, New York; “Untitled”, 1981, (peinture vinyle sur bâche vinyl), courtesy Estate of Keith Haring, New York; “Keith Haring”, photography, Estate of Keith Haring, New York; “Untitled”, 1982, (email et dayglo sur métal), Estate of Keith Haring, New York.
ATELIERS
Pour les 6-12 ans : le worshop des enfants les mercredi et samedi à 15h30.Visite en famille le dimanche à 15h30. Ateliers pour enfants pendants que les parents visitent l’exposition, les mercredi et samedi à 15h30. Visites-découvertes de l’exposition pour adultes, le mercredi à 15h30, les samedi et dimanche à 14h30, 15h30 et 16h30. Mon anniversaire au musée à partir de 5 ans les mercredi et samedi sur réservation.Réservation au 04 72 69 17 19.
La deuxième moitié du 19ème siècle est l’âge d’or des Zoos. Les artistes s’emparent avidement de ce nouveau sujet qui les emportent au pays d’animaux jusqu’alors inconnus. Et ce sont pléthore de lions, girafes, ours blancs, qui ne demandent qu’à vivre entre les mains des sculptures de Pompon et Bugatti, des peintures de Manet, Renoir, Gauguin, des photographies de Marey ! va vite les voir au musée d’Orsay ou jusqu’au 25 mai à Roubaix, La Piscine, musée d’art et d’industrie André-Diligent.
« Le zoo d’Orsay », collectif sous la direction d’Emmanuelle Héran, 256 pages, 39 euros.
Des jeunes filles se laissant caresser par le soleil, D’autres immortalisant leur promenade en forêt. D’autres encore jouant dans la neige. Ici, rien de construit, de réglé, de stylisé. Cette exposition dévoile tout simplement des photos d’amateurs cantonnées jusqu’alors dans le registre de l’intime. Témoignages d’un contexte à la fois historique et social, ces 800 photographies par leur choix, leur assemblage accèdent au statut d’œuvre d’art. Une manifestation qui de salle en salle célèbre la beauté et la joie de vivre que nous adresse ces jeunes visages. Désormais plus que centenaires !
« Instants anonymes », Musée d’art moderne et contemporain, 1,place Jean Arp, 67000 Strasbourg. www.musées-strabourg.org.
A lire, le catalogue de l’exposition, 144 pages, 36 euros.
Ateliers « Album de famille » des vacances de pâques, 15 euros par cycle.
Tél. : 03 88 23 31 31.
Du mardi 8 au 11 avril pour les 7/12 ans
Du mardi 15 au vendredi 18 avril pour les 7/12 ans.