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A venir, une interview exclusive de l’artiste russe Oleg Kulig, en septembre à la galerie Rabouan Moussion
juillet 3, 2008 · Pas de commentaire
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Les Gao Brothers à la galerie Vallois jusqu’au 31/07
juillet 3, 2008 · Pas de commentaire
Ah, encore des artistes Chinois ! Mais ceux là, on les aime bien ! Parce qu’ils sont drôles et impertinents, remplis de tendresse et d’humour. Artistes d’avant-garde en Chine, les frères Gao collaborent ensemble sur des installations des performances, de la sculpture et des photographies depuis les années 80. Bien sûr, ils sont fils de la révolution culturelle et en ont subi toutes les conséquences : leur père a été tué pour cause d’intellectualisme en 1968. Et les voilà donc qu’ils se lancent à corps perdu sur le Grand Timonier ! Ils le transforment en femme, le colorie, le métamorphose en Pinocchio ou Mickey ! Bref, rien ne les arrête pour dénoncer un mal qui persiste encore dans une société en total changement.
“Gao Brothers”, Vallois Sculptures contemporaines, 35, rue de Seine, 75006 Paris. Tél. : 01 43 25 17 34. Jusqu’au 31 juillet.
Image: “Miss Mao”, 2006, courtesy Galerie Vallois
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Alain Séchas. Sans ses chats ? Au musée Bourdelle jusqu’au 24/08
juillet 1, 2008 · Pas de commentaire
On connaissait Alain Séchas entouré de ses « Chats » ! De toutes sortes. De toutes les couleurs. Pour la première fois, le voilà sans son animal de compagnie ! Et se sont de merveilleux dessins abstraits qui s’étalent sur les cimaises du musée Bourdelle et qui s’associent aux sculptures. Variations donc sur les couleurs, sur les lignes brisées, sur les entrelacs qui rappellent parfois Monique Frydman. Mais qu’importe. C’est l’explosion qui compte. Et la cerise sur le gâteau : une sculpture mobile et sonore « Le Centaure mourant » vous accueille dans le hall des Plâtres.
“Alain Séchas. Rêve brisé”, Musée Bourdelle, 16, rue Antoine Bourdelle, 75015 Paris. Tél. : 01 49 54 73 73.Jusqu’au 24 août.
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Peter Doig, la peinture à fleur de peau. Au Musée d’art moderne de la ville de Paris jusqu’au 07/09
juin 30, 2008 · 2 commentaires
Que vois-tu à l’exposition ?
Peter Doig a 49 ans et ses prix grimpent, grimpent, grimpent ! Mais il ne faut pas se fier aux apparences. Peter Doig n’est pas une mode. Ou un effet de mode. C’est tout simplement un peintre. Un excellent peintre. De ceux qui vous donnent envie d’approcher la toile. De l’effleurer. De la toucher. Presque de s’y baigner. De rentrer dans la couleur. La boire. S’en enivrer. « Un tableau n’est pas fixe, immobile comme une photographie…. Peindre c’est s’avancer sur une surface, s’y perdre, se perdre soi-même, aller au-delà de soi, marcher sur une étendue déserte et s’y laisser engloutir physiquement », dit l’artiste. Et c’est exactement cela. Dans ses toiles immenses, le visiteur se retrouve face à des paysages sauvages. Presque vierges. Qui virent souvent à l’abstraction. Car ce sont les jeux des lumières, des couleurs, des textures qui intéressent Doig. Pour que « le travail devienne un autre monde ». Et laissez vous envahir et vivre dans cet ailleurs magique et magnifiquement incommensurable.
“Peter Doig”, Musée d’art moderne de la ville de Paris/ARC, 11, avenue du Président Wilson, 75116 Paris. Tél. : 01 53 67 40 00. Du 30 mai jusqu’au 7 septembre. Voir www.mam.paris.fr
Images : courtesy MNAMVP
Diaporama : Christine Barbe
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“Indian Focus” à l’Espace Claude Berri dévoile les artistes indiens contemporains. A découvrir absolument. Du 21/06 au 30/09.
juin 30, 2008 · Pas de commentaire
Quelles sont les dernières découvertes de Claude Berri ?
Depuis 2006, Claude Berri va de découvertes en découvertes en visitant des expositions consacrées à l’art indien. Et le voilà qui commence à collectionner de nombreux artistes dont Subodh Gupta, Barthi Kher ou Valay Shende. Qu’est ce qui plaît au collectionneur ? Que cette jeune génération jongle avec tous les médiums. Peinture, sculpture, photo, vidéo, installation, performance… Tout est bon pour donner leur regard critique sur la société indienne d’aujourd’hui totalement disloquée entre tradition et modernité.
Regarde les merveilleuses œuvres de Rina Banerjee qui combine de manière absolument poétique des objets coloniaux, des souvenirs et de l’artisanat décoratif. Tout ici est acidulé, raffiné, coloré. Ce qui n’empêche pas à cet ancien ingénieur qui vit aujourd’hui à New York, d’avoir un regard critique sur son pays mis en péril par la mondialisation. De son côté Hema Upadhyay qui vit et travaille à Bombay s’explique : « Mon travail ne parle pas de l’inégalité sociale mais plutôt de la coexistence de différentes classes. … Cette œuvre tente de rendre hommage aux souhaits, aux aspirations et aux vies rêvées, non abouties de ces petites villes dans la ville… D’un côté il y a la mondialisation, de l’autre pas… ».
Subodh Gupta qui vit à New Delhi, joue entre l’espace urbain et l’espace rural, entre tradition et modernité en créant des œuvres à partir de matériaux de toutes sortes qui souvent renvoient aux ready-made de Duchamp. Et si Valay Shende met en scène les populations urbaines grâce à des sculptures et des vidéos, Bharti Kher interroge les notions de classes sociales en récupérant des images de son environnement et en détournant la notion de peinture.
« Indian Focus. Artistes indiens contemporains dans la collection de Claude Berri », Espace Claude Berri, 4, passage Sainte Avoye, 75003 Paris. Tél. : 01 44 54 88 50. Du 21 juin au 30 septembre. Voir www.espace-claudeberri.com
images : en haut, Espace Claude Berri, Gilles Barbier- Exposition, le vaisseau, ce que l’on voit depuis le hublot (21 mars-10mai). La Méga maquette, 2006, dimensions variables, courtesy Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois. Photo : André Morin.
Diaporama : Sudodh Gupta, Idol Thief I, 2007, huile sur toile, 168×229cm; Bharti Kher, Détail de Smack down Raw, 2006, Bindis sur plaques d’aluminium, 256×134cm; Sudodh Gupta, Black Thing, 2007, sculpture en acier inoxydable, plastiques et pinces en aluminium peintes, 230×60x220; “Greed, when she came she suched all…”, Rina Banerjee, 2006, Peinture, technique mixte; Hema Upadhyay, Dream a wish, wish a dream, 2006, installation, technique mixte, 760×460cm, courtesy Maxime Dufour photographies.
I
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Aya Takano galerie Perrotin du 06/05 au 14/06. Un univers enchanté.
mai 20, 2008 · Pas de commentaire

“Aya Takano”, Galeire Emmanuel Perrotin, 76, rue de Turenne, 75003 Paris. Du 6 mai au 14 juin. Tél. : 01 42 21 79 79. Voir www.galerieperrotin.com.
Images : Aya Takano, “Toward Eternity”, courtesy Aya Takano/kaikai Kiki Co. Ltd., All Richt Reserved.
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Orlan décoiffe la galerie Michel Rein avec ses portraits d’indiens d’Amérique du Nord, du 12 avril au 17 mai. Ouvretesyeux et sa Vidéobox l’ont rencontrée à Artparis08. Témoignage sur “son” déclic à l’art.
avril 23, 2008 · Pas de commentaire
Que vois-tu à l’exposition ?
Les Selfs-Hybridations d’Orlan. Une recherche que l’artiste mène depuis 20 ans déjà. Une recherche approfondie. Fondamentale. Qui ne cessent de parler du corps, du sacré, de la féminité, de la beauté. Et grâce aux nouvelles technologies, Orlan s’amuse. Et cette jusqu’auboutiste de convoquer pour cette exposition les grandes figures de l’histoire de l’Amérique comme celle de l’histoire de l’art américain. Recherches corporelles et faciales qui donnent des images puissantes et d’une picturalité photographique remarquable où se fondent les portraits de l’artiste. Après avoir incarné la Maya de Goya et l’Odalisque d’Ingres, elle se tourne désormais vers les cultures non occidentales pour mieux poursuivre son brassage de l’espèce humaine.
« Orlan, Self-hybridations Indiennes-Américaines », Galerie Michel Rein, 42, rue de Turenne, 75003 Paris. Tél. : 01 42 72 68 13. Du 12 avril au 17 mai.www.michelrein.com
Image, courtesy galerie Michel Rein, Paris
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Valérie Belin expose à la Maison européenne de la photographie. Immense. Du 9/04 au 08/06
avril 15, 2008 · Pas de commentaire
Qui est Valérie ?
Valérie est une artiste d’une petite quarantaine d’années. Elle a étudiée aux Beaux-arts où dit-elle, « elle faisait des tableaux qui ressemblaient à des photos ». C’est un intervenant qui l’a révélé à la photographie. Elle a réalisé des photos de sol, d’empreintes. « Tout cela, ce n’est pas des photos de femmes », lui rétorqua le professeur. Ce qu’elle prit comme un compliment. Et sa voie fut tracée !
Que vois-tu à l’exposition ?
Valérie est une artiste aussi discrète que méticuleuse. En une petite quinzaine d’année, elle est devenue l’une des plus grandes photographes françaises reconnue dans le monde entier. Ici rien de superflu. Rien de bâclé. Au contraire. Valérie Belin apparaît d’une rigueur absolue. Car la photographe ne raconte pas, et ne désire surtout pas raconter. Elle offre des images prises à la chambre noire. Travaillées. Retravaillées. Sans relâche. Car cette jusqu’auboutiste joue du corps comme d’un objet et des objets comme d’un corps.
C’est sûrement pour cette raison que toutes ses séries s’imbriquent l’une dans l’autre. N’ont de sens que l’une par l’autre. Partout, Valérie poursuit sa quête sur la profondeur du champ et de la lumière. Son but ? Aplatir le sujet, rester dans le plan, la surface. Au Maximum. Et ça recommence merveilleusement dans sa série des « Mariées marocaines ». Ici ça bouscule et ça dérange. Parce qu’au Maroc où elle se rend, elle se confronte aux problèmes liés à l’image mais aussi aux jeunes femmes qui aux robes traditionnelles préfèrent les robes occidentales légères. « L’une des photographies les plus fortes a été réalisée à Fez. Les autres images ont été faites en France où la communauté marocaine est plus attachée à la tradition et n’a plus ce problème lié à l’image ». Puis ce sont ses séries de visages qui retiennent le plus. Des visages comme des sculptures. Sans expression. Sans individualité. Artificiels. Absents. « Car tous les plans sont nets, du premier au dernier », explique Valérie. Des visages comme ceux des poupées aussi. Ceux « de jeunes filles métisses aux cheveux synthétiques, portant des lentilles de couleurs et très recherchées dans leurs vêtements » qu’elle choisit lors de casting « sauvages » à la sortie du métro. « Lorsque je vois un visage, je court derrière cette personne… » ! Sans nul doute, Valérie cherche à dévoiler l’ambiguë apparence des êtres et des choses.
« Valérie Belin. Photographies 1996-2006 ». Maison européenne de la photographie5/7, rue de Fourcy, 75004 Paris. Tél. : 01 44 78 75 00. Du 9 avril au 8 juin.
courtesy valerie belin
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Le corps à l’honneur par Mapplethorpe et Gormley galerie Ropac à Paris du 07/05 au 07/06
avril 15, 2008 · Pas de commentaire
Que vois-tu à l’exposition ?
Une exposition évènement qui regroupe les splendides photographies de Robert Mapplethorpe et les premiers dessins d’Antony Gormley. La beauté des corps du photographe, le noir et blanc, ses images quasi iconiques, croisent la finesse de l’œuvre graphique de Gormley qui dépose des traces de corps sur des papiers qu’il fabrique parfois lui-même avec des chiffons, de la paille ou ce qu’il trouve sous la main ! « Les substances que j’utilise pour dessiner ne doivent pas aller de soi… Le noir de la fumée, la noir animal, la caséine, l’huile de lin, le lait, le sperme, le sang,… ont tous des propriétés différentes, provenant du corps ou de la terre, d’un organisme végétal ou animal. Leur réactivation ne les rend pas anodines ». Deux expositions superbes où le corps prend toute son importance et où le photographe comme le peintre en sont passionnés.
“Robert Mapplethorpe et Antony Gormley”, Galerie Thaddaeus Ropac, 7, rue Debelleyme, 75003 Paris. Tél. : 01 42 72 99 00. Du 7 mai au 7 juin.
Legendes : Lisa Lyon, 1982, courtesy Robert Mapplethorpe Foundation Used by permission
Gormley, Inside, 1989
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L’immense Louise Bourgeois au Centre Pompidou. Le vernissage avec Christine Albanel, ministre de la culture, du 05/03 au 02/06
avril 14, 2008 · Pas de commentaire
« Ce n’est pas l’art qui imite la vie mais la vie qui imite l’art », disait Oscar Wilde. Avec toute son histoire, avec son enfance, sa maternité, son couple, son corps, sa maison, oui, avec toute son histoire et toute sa vie, Louise Bourgeois a construit son œuvre. Une œuvre extrêmement intime. Extrêmement féminine. Et elle l’avoue elle-même : « Tout mon travail des cinquante dernières années, tous les sujets, trouvent leur source dans mon enfance ».
Une enfance belle et perturbée à la fois. A Choisy-le-Roi. Dans une grande maison blanche. Mais la nurse anglaise est aussi la maîtresse de son père. Elle portera ce fardeau longtemps. Trop longtemps peut-être. Mais « il faut abandonner le passé tous les jours ou bien l’accepter. Et s’y on n’y arrive pas, on devient sculpteur », avoue t-elle. « Epreuves, exorcismes » comme le dit si bien un titre du poète Henri Michaux. Et de ses blessures née une très grande œuvre. Immense. Colossale. Et surtout précurseur.
Car lorsque dans les années soixante les artistes formels se consacrent aux droites et aux angles, Louise Bourgeois s’adonne aux formes molles et organiques. Joue aussi du plâtre et du latex. Mais dans ce pays puritain qui l’accueille depuis la fin des années trente, il lui faudra une quarantaine d’années pour être enfin consacrée grâce à une rétrospective au MoMa de New York en 1983. Une exposition qui a les allures d’un début. Enfin. Désormais Louise Bourgeois se lâche. Et naissent ses immenses araignées appelées « Maman » dont on voit deux de ses représentantes pour la première fois en France à Beaubourg et aux Tuileries. Prolifèrent ses « Cellules », des espaces clos qui parlent d’elle, toujours d’elle. Et par la même des autres. Du monde. De soi. De « L’un et du multiple » dirait le philosophe René Guénon. Et partout le trouble, l’émotion, le frisson.
Car ici, plus de 200 œuvres ne parlent que de sexe. Rondeurs des seins et des ventres, multiplication des phallus et par-dessus tout, la célèbre œuvre crée peu après le décès de son mari, la « Destruction du père », sorte de grotte rouge, incandescente où gisent des morceaux de corps. Dans ses travaux récents, la vieille dame de 96 ans semble s’adoucir, non s’assagir, avec de superbes dessins et des sculptures en tissus. « Il s’agit du parcours complet d’une œuvre qui transporte dans un univers dont on ne sort pas indemne », conclut le directeur du Centre Pompidou, Alfred Pacquement. L’art, toujours, pour survivre.
“Louise Bourgeois, Centre George Pompidou”. Tél. : 01 44 78 12 33. www.centrepompidou.com. Jusqu’au 2 juin. A lire, le catalogue de l’exposition « Louise Bourgeois », sous la direction de Marie-Laure Bernadac et Jonas Storsve, 39 ,90 euros.
Autorisation de filmer et de prendre des photos par le service de presse du Centre Pompidou lors du vernissage presse.
Pour tous les visuels, mention ADAGP. (Vous pouvez lire ce texte dans le n°46 du magazine Edgar)
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