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Au VIA du 05/04 au 08/05. Du mobilier rien que pour les jeunes générations !

mars 6, 2008 · Pas de commentaire

  

La célèbre galerie VIA présente “MOBI junior”, plus de 50 pièces de mobilier pour enfant d’origines française et étrangère. A leur côté, des prototypes réalisés par des enfants d’écoles primaires. Designers et “Les Enfants Designers” se sont donc cotoyés et ont échangé leur conseils pour créer des meubles formidables. Une très bonne idée à soutenir !

“MOBI Junior”, Via, 29/33, rue Dausmesnil, 75012 Paris. Tél. : 01 46 28 11 11 . Du 5 avril au 18 mai.
Voir
www.via.fr

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“Massive centrale”, Hubert Duprat sur l’île de Vassivière, l’île des tentations du 05/07 au 25/10

mars 4, 2008 · Pas de commentaire

 

“Massive centrale”, l’exposition d’Hubert Duprat

Qui est Hubert ?

Il est né en 1957. Il vit et travaille dans le Sud de la France.Il s’est fait connaître dans les années 80 avec son travail étonnant sur les larves aquatiques et des petits cailloux qui devenaient naturellement des paillettes d’or, des opales, des perles de toutes sortes !

Que fait Hubert ? Il est aussi rare que doué. Hubert Duprat se concentre depuis des années sur les relations entre la nature et l’artifice, la compacité et la transparence. Pour Vassivière, l’artiste réalise des sculptures expérimentales inédites à base de minéraux. (Pyrite, calcite…) ou même de pâte à modeler ou de blanc d’œuf ! Déroutement. Déroutement. Mais l’artiste est malin. Et génial ! Il va aux confins de la connaissance et de l’admissible. Ses œuvres pourraient même relever d’un cabinet de curiosité contemporain ! Au cœur de Vassivière Hubert dévoile une utopie aussi conceptuelle que merveilleuse.

 Que vois-tu à l’exposition ? Dans la nef du Centre d’art, six sculptures dont des petites sphères qui ressemblent à des globes oculaires, une énorme masse informe coupée en deux, une œuvre cylindrique faite de pyrite… Surprenant.Dans la salle des études, plusieurs tonnes de fuseaux de magnétites font jaillir de la lumière. Eblouissant.Dans le petit théâtre, il recouvre le plafond de mica noir et rouge. Tensions. Dans le phare, Hubert se réapproprie le lieu, réalise une sorte de petit théâtre avec un plateau composé d’une multitude de tubes en pvc. Tout devient à la fois lourd et aérien. Monumental.

L’île de Vassivière

A une cinquantaine de kilomètres de Limoges, tout proche du plateau des Mille-Vaches, l’île de Vassivière accueille 20000 visiteurs par an et pourtant garde tout son mystère. Entre tourisme et art contemporain, les tentations de ce lieu inestimable sont innombrables .Pendant trois ans, le directeur du Centre national d’art et du paysage, l’ancien directeur Guy Tortosa, y a développé un travail dans, avec et pour la nature.

 Decouvre tout d’abord l’ile. 

C’est d’abord une île. Une île où l’on accède par une digue unique qui enjambe le lac. Une île mystérieuse, si singulière et isolée. Une île luxuriante où le regard se perd dans la contemplation d’une eau pure, et rebondi de vallons en montagnes quand il ne s’arrête sur les zones ombragées des forêts denses du Limousin ou celles, nourries par la lumière des clairières et des tourbières. “ Les yeux sont le lieu du paysage. Magnifique homophonie des “ l’yeux ” ”, écrit Guy Tortosa, prolixe sur ce majestueux Pays de Vassivière, sur son pays, car originaire de la Corrèze voisine. Et le directeur d’un des plus célèbre centre d’art contemporain de France de parler de cette nature qu’il aime tant et où il est revenu,  il y a trois ans, “ pour lui rendre ce qu’elle m’avait donné puisque c’est grâce à son paysage fort que j’ai développé ma sensibilité artistique ”. Tortosa a aimé à éveiller les sens du visiteur.  Désembuer la vue. Regarder les arbres qui s’agenouillent dans le lac, les genets s’embraser au printemps. Revisiter les fondements. L’espace, la terre, la lumière, l’eau,  l’air. Pour réconcilier l’art. La nature. La vie.

 Découvre aussi l’île et ses oeuvres d’artistes. 

C’est encore dans l’île. Une île où au détour des chemins le promeneur découvre les œuvres d’un parc de sculptures crée en 1983 et où, grâce à Dominique Marchès, l’ancien directeur du Centre pendant près de douze ans, se croisent les œuvres de Michelangelo Pistoletto, Alain Kirili, Peter Barclay, Andy Goldsworthy, David Nash, Bernd Lohaus… Mais bien plus encore. Depuis sa prise en charge du centre d’art,  Guy Tortosa  a travaillé avec des artistes, amis  fidèles avec qui il partage sa passion du domaine du vivant, des jardins et des paysages. Rien à voir donc, cette fois, avec un musée à ciel ouvert.  Mais plutôt avec une recherche de l’ordre du “ brassage ”, “ des croisements ” et de “ l’aménagement du territoire ”.  La magie œuvre. Des sons naissent dans les arbres. Ici. Puis là. Ailleurs. Une mélodie acoustique un peu sombre, comme un chant zen qui appelle à la méditation. Ravies par la lumière, les flûtes solaires d’Erik Samakh chantent. Pas d’émotion forte. L’émotion juste. Dans ce qu’elle a de plus léger et de plus grave. Des sons comme un appel. Une musique encore jamais dite. Plus loin, sur une parcelle de terrain anéantie par la tempête de 1999, à la fois plantation et installation artistique à développement durable, Samakh a  également réussi le très beau projet de  planter 2500 arbres et arbustes, grâce à  l’aide, notamment, de la population locale. Non seulement son but est de modifier  visuellement le paysage, mais aussi d’enrichir le potentiel génétique de l’île. En essences, en insectes, en oiseaux. A ce que Samakh appelle un “ opéra biotique ”, qui anime ce bois “ sacré ”, répondent les “ graines de lumière ” qui scintillent et clignotent la nuit éparpillées au sommet d’arbres postés aux abords du lac. Désirer la magie. Oser le paysage comme une œuvre. Rêver la nature. L’aider à se faire belle. Et pourtant.

 Sous la beauté existe un paysage blessé 

Et pourtant, cette terre de légende où se conjuguent les créations contemporaines, les contes, la tradition culinaire et où se développe un tourisme galopant, cette île piétonne aujourd’hui site classé est un lieu totalement “ anthropisé ” expliquait Guy Tortosa. Car l’île de Vassivière est née en 1951, lorsque les eaux du barrage EDF ont recouvert la vallée supérieure de la Maulde et ses huit villages par 106 millions de m3…Sous l’ “ authentique ”, le traumatisme. Et un paysage blessé dont témoignent d’ailleurs  certaines sculptures du parc réalisées avec les pierres des maisons ou du moulin englouti ou positionnées face aux maisons immergées… “Ce lac est le produit de l’industrie des hommes dans la deuxième moitié du XXème siècle. Le pays de Vassivière est un mélange de naturalité et d’artificialité ayant produit ce paysage mixte, singulier et pourtant représentatif de notre époque ”, expliquait Guy Tortosa, qui toujours optimiste, poursuit, “ Il y a du sublime dans le naturel, il y a aussi du sublime dans l’artificiel ”.Restent alors 70 hectares à occuper pour ne pas “ verdir idiot ” disait son prédécesseur  Dominique Marchès. Et grâce à la politique des Grands travaux  des années 80,  la construction du Centre d’art se voit confiée aux célèbres architectes Aldo Rossi et Xavier Fabre, qui élèvent, en 1989, sur le plus haut sommet de l’île, un ensemble inouï : un phare et, dans son prolongement, une sorte de nef où ils logent, espaces d’expositions, bureaux, ateliers d’artistes, librairie, bibliothèque et une cafétéria avec vue sur le lac… devenus malheureusement, aujourd’hui, bien étroits. 

 Sur l’île, un lieu d’expositions pas comme les autres 

 Depuis les expositions se virent multipliées. Mais outre ces dernières, ce sont d’autres projets qu’a apporté Guy Tortosa dans ses bagages remplis d’autant d’intelligence, d’expérience que de poésie. D’abord celui de développer ce qu’il appelle le concept de “ culture équitable : la nécessité qu’il y a, à l’échelle d’un pays, d’envisager une juste répartition des richesses ”. Et d’engager une réflexion de nature paysagère concernant l’ensemble de l’île. Dans cette optique, ce spécialiste des relations entre art et nature désire également “ re-dynamiser la vie du pays ”. Et avec son enthousiasme, sa passion, son obstination et sa générosité, cet intellectuel pas comme les autres y est parvenu. En consacrant tout d’abord son arrivée au centre d’art par un dynamitant “ c’hybert rallye ” organisé à l’initiative du plasticien Fabrice Hybert. Deux jours de folie et de fête avec la nombreuse collaboration des habitants de la région qui célébrèrent ce vernissage explosif. Autre événement, le démontage publique et ludique du mikado géant “ Small noise ” de Michael Dans. Et déjà une prise de conscience des dégâts mais aussi du renouveau qu’a pu apporter la tempête de 1999 analysé par Gilles Clément lors d’une exposition de groupe. Puis ce sont les échanges avec le village espagnol de Bénifallet organisé par Betty Bui et Gilles Coudert où se sont multiplié les activités artistiques et culturelles. Et encore le diaporama le Pierre Leguillon installé sur un bateau-mouche. Bref, les initiatives ne manquent pas pour renouveler les expériences et faire partager l’art à tous. Mais Guy Tortosa aimait aussi particulièrement, on l’a vu,  les projets à long terme. Il a travaillé avec l’artiste Michael dans sur un projet rural et avec l’ingénieur agronome Gilles Clément sur une Charte paysagère concernant l’ensemble du pays de Vassivière. Son désir : “ développer sa sensibilité mais aussi sa conscience pour inventer peu à peu d’autres manières d’être au monde ”, disait-il. Guy Tortosa était en quête d’une nouvelle “ vitalité ”, toujours inspiré par Deleuze, merveilleux fantôme du plateaux des Mille-Vaches.

 Ile de Vassivière, 87120 Beaumont du Lac. 05 55 69 27 27. www.ciapiledevassiviere.com images : www.tourisme-creuse.com; www.culture-routes.fr; www.art-kerguehennec.com

“Massive Centrale. Hubert Duprat”, Centre international d’art et du paysage de l’île de Vassivière. Du 6 juillet au 25 octobre. A lire le catalogue de l’exposition.

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Bertrand Gadenne investit le LAAC de Dunkerque et la ville même du 06/02 au 18/05

mars 3, 2008 · Pas de commentaire

petit-bertrandgadenne.jpg 

 

Qui est Bertrand Gadenne ?

Bertrand vit et travaille à Lille. Il est également enseignant à l’Ecole des Beaux-Arts de Dunkerque. Il a commencé sa démarche artistique dans les années 70 en faisant du cinéma expérimental. Puis, en 1999, il a commencé à produire des vidéos. Il aime investir les espaces publics pour réaliser des œuvres nocturnes.

Qui est Etienne Pressager ?

Etienne vit et travaille à Malzéville. Il est également enseignant à l’école des Beaux-Arts de Nancy. Etienne s’intéresse beaucoup aux rapports entre les images et les mots.

Que vois-tu à l’exposition ?

Une salle est consacrée à chacun des artistes. Au Premier étage, tu peux voir les œuvres de Bertrand Gadenne. Au second étage, tu regardes celles à la fois de Bertrand et celles d’Etienne Pressager.

Au première étage, tu peux admirer toute l’oeuvre de l’artiste depuis les années 80. Soit plus de 30 ans de travail. Comme tu peux le voir sur toutes les vidéos présentes, il adore le minéral, le végétal, l’animal mais aussi la figure humaine. Au deuxième étage t’attend un dialogue entre les deux artistes dont la recherche principale est leur interrogation sur le monde. Cette rencontre  se fait autour de la ligne, du trait et du dessin, passion que partagent les deux artistes.

 

 

Pour la nuit, Bertrand Gadenne a inventé un parcours exceptionnel d’œuvres vidéo dans l’espace public de la ville :

- Un hibou sur la façade du musée des Beaux-Arts

- un serpent à la surface de l’eau du bassin de la Marine

- des personnages dans le quartier du Jeu de Mail

- un enfant Bulle à la vitre de l’école maternelle Paul Meurice, quartier Banc Vert

- un immense rat enfermé dans la vitrine du centre de formation Pléïade, rue Soubise

- des voyageurs dans les vitrines de l’ancien restaurant de la gare.

Les deux artistes sont représentés par la galerie Aline Vidal : www.alinevidal.com; Courtesy galerie Aline Vidal

“Bertrand Gadenne”, LAAC de Dunkerque, 54900 Paris. Tél.: 03 28 29 56 00. Du 16/02 au 18/05

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Yan Pei Ming à Saint-Paul de Vence jusqu’au 09/03

février 27, 2008 · Pas de commentaire

photographies Anne Kerner

Les œuvres de l’artiste chinois Yan Pei Ming ont été réalisées  pour cette exposition à la Fondation Maeght. Inédites, elle se croisent, à la demande du plasticien avec des œuvres de l’illustre Goiacometti qui a vécu la naissance de la Fondation avec Miro, Braque, Tapies et tant d’autres ayant cristallisé la modernité. Ses peintures monumentales (son autoportrait, le portrait de Giacometti et le portrait de son père mort)  entourent une sculpture de Giacometti auquel il rend hommage. Tu y vois la touche du pinceau de l’artiste. Son travail de titan pour réaliser des tableaux si grands. Le peintre qui a décidé de consacrer sa vie au portrait a réalisé ici son premier bronze, passant du « visage » à la « tête ». Tu peux continuer ta visite dans le merveilleux jardin de la Fondation parsemé d’œuvres d’artistes dont tu peux voir ci-dessus quelques images.

 

“Yan Pei Ming”, Fondation Maeght, Saint-Paul.Jusqu’au 09/03

Courtesy fondation Maeght et Yan Pei Ming.

www.fondation-maeght.com

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