Ouvretesyeux

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Le design finlandais aux Arts-décoratifs, du 29 mai au 31 août. Avec “Promenons-nous dans les bois”.

avril 22, 2008 · Pas de commentaire

“Design contemporain finlandais. Promenons nous dans le bois”, 107, rue de Rivoli, 75001 Paris. Voir www.lesartsdecoratifs.fr. Du 29 mai au 31 août. A lire, le catalogue de l’exposition 64 pages, 16 euros.

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Cy Twombly envahit les cimaises de la Tate Modern à Londres du 19 juin au 14 septembre. L’oeuvre passionnée et passionnante de l’artiste américain.

avril 22, 2008 · Pas de commentaire

Qui est Cy Twombly ?

 Il est né à Lexington aux Etats-Unis en 1928.

Il étudie l’art à Boston puis à Washington et New York.

En 1951, il expose pour la première fois à New York.

En 1954 il s’installe définitivement dans un atelier à New York.

En 1957, il s’installe aussi en Italie, à Rome. Il effectue de nombreux voyages à travers le monde qui nourrissent son œuvre.

Depuis 2002 il se consacre aussi beaucoup à la sculpture et à la photographie.

 

Que vois-tu à l’exposition ?  

Des ratures, des griffures, des écritures. Avec des rehaussements de couleurs qui s’entremêlent les unes aux autres, se chevauchent, se vautrent. Des alphabets, des calligraphies, des traces vagabondes, presque des salissures, des mots sur des fonds diaphanes comme désintégrés ou plongés dans des empâtements somptueux, des hésitations de virtuoses, des volutes majestueuses. Et partout aussi des signes, des références à la poésie, à la mythologie. Car Twombly, s’il eraffle ou enflamme, est pétrie de culture antique qui traverse comme un O.V.N.I. ses tableaux les plus précieux. Un travail commencé dans les années cinquante en plein expressionnisme abstrait et se poursuit toujours avec la même passion et la même rigueur pour créer une œuvre à l’élégance raffinée. Vaporeuse. Et effroyablement belle.

 

 ”Cy Twombly : Cycles & Saison”, Tate Modern, Level 4, Londres. Du 19 juin au 14 septembre. Lire le catalogue de l’exposition. Voir www.tate.org.uk

Légendes : “Wilder Shores of Love (Bassano in Teverina), 1985, Cy Twombly Collection,courtesy Cy Twombly.

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Anne Kerner et Christine Barbe d’Ouvretesyeux de la Videobox d’Artparis08. Premiers souvenirs.

avril 21, 2008 · Pas de commentaire

Caroline Lacoste ( fondatrice de Artparis), Henri Jobbé-Duval ( directeur artistique de Artparis), Jean-Paul Bath ( Art Actuel), Renaud Bergonzo (galerie Acte2), Jean-Gabriel Mitterand (galerie JGM), Daniel Templon (Galeriste) , Françoise Paviot (galeriste), Claire Chevrier, Orlan, Ilona Orel (galerie Orel Art), Renaud Bergonzo (galerie Acte2), artiste de la galerie Strouck signant le livre d’or, Philippe Perrin, Brice Fauché (galerie Sollertis), Damien Aspe, Jean-Marc Benamou (galeriste), Mary Sue, Jacqueline Moussion (galerie Rabouan Moussion), Susanne van Hagen, Dominique Chenivesse (galerie Gilles Peyroulet), Louis Tonitelli, Pierrick Sorin, Odile Aittouares Inzerillo (Galerie Berthet-Aittouares), un artiste de sa galerie signant le livre d’or, Kimiko Yoshida, Brahim Alaoui (commissaire de l’exposition consacrée au monde arabe), Fouad Bellamine, un artiste du monde arabe signant le livre d’or, Karima al shomaly, Faisal Samra , Samir Sabet D’Acre, Bernard Ceysson (galeriste), Nathalie Obadia (Galeriste), Xin Dong Cheng (galeriste), Bernard Vidal (galeriste), Anahita Ghabaian Etehadieh (galerie Silk Road).

Réaliser le projet VIDEOBOX pendant la foire Artparis08 a été aussi passionnant qu’éreintant ! Ce fut une expérience formidable. Les rencontres multiplièrent les échanges, les contacts, les liens dans un enthousiasme communicatif. Artistes, galeristes, collectionneurs, commissaires d’exposition se sont tous pliés au jeu de la question unique « qu’est ce qui vous a ouvert les yeux à l’art ? »  Et tous ont été au-delà de nos espérances en nous donnant les « perles » de leur enfance qui les ont fait être les personnalités  d’aujourd’hui et dont nous connaissons l’accomplissement. A chaque personnalité son histoire. A chaque personnalité son miracle, ce fameux « déclic à l’art ».  Une soixantaine d’acteurs de l’art contemporain acceptèrent d’être interviewés.  Ils participèrent  à notre projet comme vous pouvez déjà en voir un extrait dans le diaporama ci-dessus ! Et encore, si la foire ne s’était pas arrêtée nous y serions encore !   La bonne humeur et le professionnalisme des uns et des autres nous ont encouragé dans notre production. Et tous les éléments étaient présents pour concocter un cocktail fascinant !

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La Vidéobox d’Ouvretesyeux sur Artparis08 !

avril 18, 2008 · Pas de commentaire

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INFO INFO INFO INFO !!!!!

 

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Anne Kerner et Christine Barbe vous informent de leur présence à Artparis08 avec une réalisation en partenariat avec Artparis08. Nous accueillons des acteurs d’Arparis: galeriste, artiste, critique d’art, collectionneur, éditeur d’art, commissaire d’exposition… à l’espace VIP Feuillatte qui nous reçoit pour cette production.

Le principe de ce projet : réalisation d’un film d’interviews de personnalités de l’art contemporain présentes à Artparis. Ces entretiens seront réunis dans un DVD.

Ce film servira d’outil de communication à Artparis et pourra être commandé auprès de «OUVRETESYEUX ».

Ils seront interviewés et filmés en répondant à la question : « Qu’est ce qui vous a ouvert les yeux à l’art? » .En référence aux souvenirs de l’enfance qui a déclenché leur vocation pour les arts. Temps de l’entretien : 5 à 10 mn.Nos horaires de tournage - le 2 avril de 14h à 17h et les autres jours de la foire de 11h à 13h

 VIDEOBOX est une production de http://www.ouvretesyeux.fr/ Le site d’Anne Kerner dédié à l’art d’aujourd’hui en textes images et vidéos

Partenaires

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Le corps à l’honneur par Mapplethorpe et Gormley galerie Ropac à Paris du 07/05 au 07/06

avril 15, 2008 · Pas de commentaire

    

 

 

 

Que vois-tu à l’exposition ?

 

Une exposition évènement qui regroupe les splendides photographies de Robert Mapplethorpe et les premiers dessins d’Antony Gormley. La beauté des corps du photographe, le noir et blanc, ses images quasi iconiques, croisent la finesse de l’œuvre graphique de Gormley qui dépose des traces de corps sur des papiers qu’il fabrique parfois lui-même avec des chiffons, de la paille ou ce qu’il trouve sous la main ! « Les substances que j’utilise pour dessiner ne doivent pas aller de soi… Le noir de la fumée, la noir animal, la caséine, l’huile de lin, le lait, le sperme, le sang,… ont tous des propriétés différentes, provenant du corps ou de la terre, d’un organisme végétal ou animal. Leur réactivation ne les rend pas anodines ». Deux expositions superbes où le corps prend toute son importance et où le photographe comme le peintre en sont passionnés.

 

“Robert Mapplethorpe et Antony Gormley”, Galerie Thaddaeus Ropac, 7, rue Debelleyme, 75003 Paris. Tél. : 01 42 72 99 00. Du 7 mai au 7 juin.

Legendes : Lisa Lyon, 1982, courtesy Robert Mapplethorpe Foundation Used by permission

Gormley, Inside,  1989 

 

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Klee des songes. Les chefs d’oeuvres de la collection Djerassi à Vienne du 09/05 au 10/08

avril 14, 2008 · Pas de commentaire

 

Que dévoile le travail de l’artistes Paul Klee ?

Berne, 1910. 56 oeuvres s’étalent sur les murs du musée de la ville. Des peintures sur verres, chères aux images populaires suisses, le teint fauve et la veine cubiste. Une sublime légèreté en plus. Une bouffée d’air magique, de celles qu’on n’avait encore jamais respiré en Occident. Libératrice. C’est la première grande exposition personnelle de Paul Klee. Il a 31 ans. Il est alors un immense talent en quête de sa pente. Déjà, sa ligne discrète et silencieuse renie le spectaculaire comme les brouhahas futuristes et les fureurs expressionnistes. Echappant à l’a-pic de l’abstraction, aux grandeurs de Mondrian comme aux séductions de son ami Kandinsky - qui cette même année crée sa célèbre aquarelle abstraite - c’est autrement qu’il brisera la fenêtre du malheureux Alberti. En cherchant “au rebours des maniaques du contenant…, sous la peau des choses…, loin du volume, loin des centres…, un centre moins évident, mais qui davantage soit le maître du mécanisme, l’enchanteur caché” (H. Michaux).

Né en 1879 de parents musiciens, Klee hésite entre deux vocations. Expression de l’ineffable, la musique avait toutes les chances de le combler. Pourtant, à 19 ans, cet excellent violoniste quitte Berne pour Munich, la ville aux “cinq mille peintres”. En 1900, il s’inscrit à l’Académie des Beaux-Arts. De ses premiers amours, il gardera la souplesse et le mélodieux, l’enchantement. Fasciné par la botanique, il ne cesse d’étudier la nature. Elle est pour lui l’exemple par excellence, celle qu’il faut consulter, ausculter, pour se mettre en état de créer à son instar. D’où son intérêt pour l’aspect végétal de l’Art Nouveau. D’où également son goût pour le graphisme et ses innombrables dessins, alors aussi inquiétants que les figures de Blake ou Goya. Ce sont les rencontres de Kandinsky en 1911, puis celle de Delaunay à Paris en 1912, qui l’initient, le convertissent  à la couleur. Or, l’auteur “Du Spirituel dans l’art” ne tarit pas d’éloge sur l’Afrique du Nord. Il lui décrit les splendeurs des terres désertiques, le chatoiement de la médina, la beauté des coupoles de Kairouan. C’en est trop pour Klee. Tel Saint-Thomas, il veut voir pour y croire. Et le voilà parti pour la Tunisie, en compagnie des peintres Macke et Molliet. Douze jours de grâce. Douze jours d’avril 1914 qui le confirmeront, au-delà de toute espérance, dans sa soif de silence et de lumière, dans son sens quasi sacré de l’infini. “L’ambiance se pénètre avec tant de douceur que, sans plus y mettre de zèle, il se fait, en moi, de plus en plus d’assurance. La couleur et moi sommes un. Je suis peintre”, déclare-t-il, ébloui. A coup sûr, Klee est désormais en possession de tous les moyens qui vont concourir à l’unité de son oeuvre. Dès lors, l’architecture et les arts traditionnels, la céramique vernissée aux teintes chatoyantes, les poteries incisées et la géométrie des fabuleux tapis orientaux, offrent au peintre une source sans cesse renouvellée de formes et de couleurs. Les structures en damiers se multiplient, les bandes horizontales pullulent. L’artiste n’en finit plus de tout ramener à la surface plane du tableau. Plus encore, l’écriture arabe déclenche une prodigieuse et étourdissante invention de signes. D’un coup, les abréviations rapides de figures et d’objets se métamorphosent en pictogrammes nés d’une folle imagination. Les symboles de la lune, du soleil, d’arbres ou encore de plantes et ses fameuses croix, envahissent à jamais son oeuvre. Ici, le signe manifeste le “non-dévoilé” de l’Univers. Ici, il appartient à l’”écriture secrète” qu’évoquait Novalis.

Après la guerre, les charivari intellectuels qui explosent de toutes parts, s’arrachent notre peintre allemand comme un dieu vivant. Dès 1917, ses oeuvres figurent à la première exposition Dada à Zurich. En 1921, l’architecte Walter Gropius le nomme professeur au Bauhaus. Klee suivra l’école dans ses pérégrinations, à Weimar puis à Dessau, où il démissionne en 1931. Même Paris et les surréalistes sont séduits par son extraordinaire attitude esthétique : en 1929, René Crevel signe la première publication française consacrée à Klee. Paradoxe donc. Paradoxe de ce peintre “off”, marginal et tenant haut l’étendard du refus, sollicité par tous les courants frondeurs. Sa résistance aux modes est d’ailleurs d’autant plus remarquable que sa célébrité devient vite mondiale. Nul doute, sa révolution créatrice, à la fois poétique et philosophique, est bien tentante. Car elle regarde ailleurs, là où “l’art ne reproduit pas le visible…(mais) rend visible”, lui donnant la grâce de vivre “un peu plus près de la création qu’il est normal”.

En effet, Klee donne à voir une “réalité qui n’existe pas”, si ce n’est comme nécessité intérieure. Il sape sans complexe la notion anthropomorphique de l’art, et clame dans ses conférences que c’est la nature en l’artiste qui est le véritable créateur. On comprend qu’Hitler ait fait exposé 17 de ses oeuvres à l’exposition de l’Art Dégénéré en 1937 ! Cette “communion avec la nature” compris au sens de natura naturans, de genèse, de croissance, se traduit sous forme de lignes et de signes abstraits, de flèches qui orientent la lecture du tableau. Mais la métaphore se poursuit. Car le signe comme trace matricielle est à la peinture de Klee ce que le germe est à la plante naissante, à la fleur, au fruit. Cette métaphore en dit plus encore, révèle un désir plus ambitieux que livre Klee, lors de la Conférence d’Iéna en 1924 : “Il m’arrive parfois de rêver à une oeuvre de vaste envergure couvrant le domaine complet des éléments, de l’objet, du contenu et du style… Il faut qu’il croisse naturellement ce Grand Oeuvre, qu’il pousse, et s’il lui arrive un jour de parvenir à sa maturité, alors tant mieux. Nous en avons trouvé les parties mais pas encore l’ensemble. Il nous manque cette dernière force. Faute d’un peuple qui nous porte”.

Signes réels ou imaginaires, paysages, bestiaires féerique où l’humour se chamaille avec la drôlerie des histoires de l’enfance, partout, Klee jongle entre écriture et peinture, bouleverse leur espace commun pour en bâtir un nouveau. La subversion est d’autant plus forte, qu’il n’utilise que des formats réduits, des châssis de dimension modeste. Et bien sûr, des textures fines, des papiers précieux. La-dessus, une infinité de techniques : frottis, grattages, craies, colles… Pas de matières riches et généreuses. Ni vernis, ni empâtements. Au contraire. Une surface plâtreuse, opaque, comme malaxée sur le support. La couleur cependant est lumineuse, d’une douceur et d’un raffinement inégalable. Et, le pinceau à la main, il part à l’aventure, au hasard de la matière, sans idée précise de ce que sera l’image finale, inventant sans le savoir la future “oeuvre ouverte” dont parle Umberto Eco. Il passe d’une toile à l’autre, menant toujours de front une grande quantité de compositions. Klee invente ainsi sans le savoir, la future “oeuvre ouverte” dont parle Umberto Eco. Une fois celle-ci achevée vient ce qu’il appelle plaisamment la “séance de baptème”. Effectuée tous les mois, enfermé dans son atelier, Klee donne alors un nom aux oeuvres qu’il ne considère terminées que titrées. C’est le moment où il s’amuse des “Policiers en déroute”, s’évade dans un “Paysage de rêve aux conifères”, invente le “Monologue du petit chat”, pleure avec la “Fillette à la poupée”.   

En 1928, Klee fait un voyage en Egypte qui ne l’impressionne guère moins que son séjour tunisien. D’un point de vue spécifiquement humain cette fois, et dont il ne rendra picturalement compte que dix ans plus tard, en particulier dans la série des “Anges”. Professeur à l’Académie de Düsseldorf depuis 1931, il doit quitter l’Allemagne deux ans plus tard après la fouille de son domicile par les Sections d’Assaut nationales-socialistes. Il se réfugie à Berne où il a passé son enfance. Une période sombre débute. En 1935 il commence à souffrir d’une sclérodermie qui résistera à tous les traitements. La mort rôde, favorisant l’introspection et encourageant une recherche toujours plus méditative. Sa thématique devient plus angoissée. Les titres des oeuvres perdent leur poésie d’autrefois. Les signes noirs s’épaississent, durcissent, couvrent la toile comme le plomb d’un vitrail. Pourtant, jamais d’accents déchirants ou de crispations dramatiques. Trop discret pour cela. Il meurt en 1940, laissant derrière lui plus de 9000 oeuvres à propos desquelles Henri Michaux écrit : “Pour (y) entrer… il suffit d’être l’élu, d’avoir gardé soi-même la conscience de vivre dans un monde d’énigmes, auquel c’est en énigmes qu’il convient le mieux de répondre”. 

 

Albertina, Vienne, Du 9 mai au 10 août. Voir www.albertina.at

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L’immense Louise Bourgeois au Centre Pompidou. Le vernissage avec Christine Albanel, ministre de la culture, du 05/03 au 02/06

avril 14, 2008 · Pas de commentaire

 

Film réalisé lors du vernissage de l’exposition Louise Bourgeois. Interview du directeur du Centre Pompidou Alfred Pacquement
   
L’exposition Louise Bourgeois au Centre Pompidou. A voir et à revoir.
Que vois-tu à l’exposition ?

« Ce n’est pas l’art qui imite la vie mais la vie qui imite l’art », disait Oscar Wilde. Avec toute son histoire, avec son enfance, sa maternité, son couple, son corps, sa maison, oui, avec toute son histoire et toute sa vie, Louise Bourgeois a construit son œuvre. Une œuvre extrêmement intime. Extrêmement féminine. Et elle l’avoue elle-même : « Tout mon travail des cinquante dernières années, tous les sujets, trouvent leur source dans mon enfance ».

Une enfance belle et perturbée à la fois. A Choisy-le-Roi. Dans une grande maison blanche. Mais la nurse anglaise est aussi la maîtresse de son père. Elle portera ce fardeau longtemps. Trop longtemps peut-être. Mais « il faut abandonner le passé tous les jours ou bien l’accepter. Et s’y on n’y arrive pas, on devient sculpteur », avoue t-elle. « Epreuves, exorcismes » comme le dit si bien un titre du poète Henri Michaux. Et de ses blessures née une très grande œuvre. Immense. Colossale. Et surtout précurseur.

Car lorsque dans les années soixante les artistes formels se consacrent aux droites et aux angles, Louise Bourgeois s’adonne aux formes molles et organiques. Joue aussi du plâtre et du latex. Mais dans ce pays puritain qui l’accueille depuis la fin des années trente, il lui faudra une quarantaine d’années pour être enfin consacrée grâce à une rétrospective au MoMa de New York en 1983. Une exposition qui a les allures d’un début. Enfin. Désormais Louise Bourgeois se lâche. Et naissent ses immenses araignées appelées « Maman » dont on voit deux de ses représentantes pour la première fois en France à Beaubourg et aux Tuileries. Prolifèrent ses « Cellules », des espaces clos qui parlent d’elle, toujours d’elle. Et par la même des autres. Du monde. De soi. De « L’un et du multiple » dirait le philosophe René Guénon. Et partout le trouble, l’émotion, le frisson.

Car ici, plus de 200 œuvres ne parlent que de sexe. Rondeurs des seins et des ventres, multiplication des phallus et par-dessus tout, la célèbre œuvre crée peu après le décès de son mari, la « Destruction du père », sorte de grotte rouge, incandescente où gisent des morceaux de corps. Dans ses travaux récents, la vieille dame de 96 ans semble s’adoucir, non s’assagir, avec de superbes dessins et des sculptures en tissus. « Il s’agit du parcours complet d’une œuvre qui transporte dans un univers dont on ne sort pas indemne », conclut le directeur du Centre Pompidou, Alfred Pacquement. L’art, toujours, pour survivre.

“Louise Bourgeois, Centre George Pompidou”. Tél. : 01 44 78 12 33. www.centrepompidou.com. Jusqu’au 2 juin. A lire, le catalogue de l’exposition « Louise Bourgeois », sous la direction de Marie-Laure Bernadac et Jonas Storsve, 39 ,90 euros.

Autorisation de filmer et de prendre des photos par le service de presse du Centre Pompidou lors du vernissage presse.

 

Pour tous les visuels, mention ADAGP. (Vous pouvez lire ce texte dans le n°46 du magazine Edgar)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Keith Haring, l’enfant “radieux” hante le musée d’art contemporain de Lyon du 22/02 au 29/06

avril 12, 2008 · Pas de commentaire

Quel est le travail de Keith ?

“L’artiste doit s’opposer à la déshumanisation de notre culture”. Une allure de rocker intello et de moine bouddhiste. Couché sur les trottoirs de Tokyo, debout devant les murs du métro de New York, accroupi devant le corps nu de Grace Jones. Avec la même application, la même maîtrise, la même foi, Keath Haring a dessiné, peint, gravé, reproduit à l’infini son “enfant radieux”, cet ange gardien fragile comme lui, et   porteur d’amour, sur tous les supports, toutes les surfaces. Partout. Jusqu’à saturation. Qui aujourd’hui n’a pas son béret, son tee-shirt ou son jouet “Keath Haring” avec son chien, son bébé à quatres pattes et ses soucoupes volantes ? Ses “icônes”, comme il disait, où Mickey côtoie une déesse indienne, un ordinateur un totem ancestral. Où tout se mêle et se mélange pour raconter notre histoire. Et qui ne s’est enivré de ses couleurs espiègles et rieuses, comme celles des bons dessins animés de notre enfance ? Pour rivaliser avec le petit écran et la pub,  ce fils de Warhol s’est battu sur leur propre terrain. Pour dénoncer la violence, l’argent, le sexe, le racisme. Dire l’horreur du sida qui devait l’emporter en 1990, à 32 ans seulement. Le Musée de Lyon présente la première grande rétrospective en France, tous supports confondus, toile, papier, métal, papier, crie, encre, feutre…du jeune américain qui aurait fêté ses 50 ans en 2008. Incontournable. 

“Keith Haring”, Musée d’art contemporain de Lyon, 81, quai Charles de Gaulle, 69006 Lyon. Tél. : 04 72 69 17 17. Du 22 février au 29 juin.  www.moca-lyon.org

Légendes : “Keith Harring and Madonna”, New York, 1989, Photography, courtesy Estate of Keith Haring, New York; “Untitled”, 1981, (peinture vinyle sur bâche vinyl), courtesy Estate of Keith Haring, New York; “Keith Haring”, photography, Estate of Keith Haring, New York; “Untitled”, 1982, (email et dayglo sur métal), Estate of Keith Haring, New York.

ATELIERS

Pour les 6-12 ans : le worshop des enfants les mercredi et samedi à 15h30. Visite en famille le dimanche à 15h30. Ateliers pour enfants pendants que les parents visitent l’exposition, les mercredi et samedi à 15h30. Visites-découvertes de l’exposition pour adultes, le mercredi à 15h30, les samedi et dimanche à 14h30, 15h30 et 16h30. Mon anniversaire au musée  à partir de 5 ans les mercredi et samedi sur réservation. Réservation au 04 72 69 17 19.

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Cao Fei au Plateau du 13/03 au 25/05. Du grand art numérique chinois.

avril 10, 2008 · Pas de commentaire

 

Qui est Cao Fei et que vois-tu à l’exposition ?

Elle vient d’être remarquée à la Biennale de Lyon, Venise et Istanbul ! C’est dire qu’à seulement 30 ans, Cao Fei, monte, monte, monte et apparaît déjà comme l’une des artistes chinoises les plus importantes de sa génération.

Le Plateau à Paris dévoile sa première exposition en France. Et l’on passe de découvertes en émerveillements, de l’histoire traditionnelle chinoise aux dernières nouveautés technologiques ! Car les installations incroyables de l’artiste entremêlent vidéos, textes, objets ordinaires et sculptures classiques. La jeune femme totalement influencée par la publicité, le cinéma, la télévision et les nouvelles technologies, intègre également dans son travail des bribes de culture de son pays venus tout droit de l’opéra, de la danse et du théâtre. Et nous voilà dans un univers totalement fictif. Une illusion totale. Avec des gens. Des vrais, des faux. Des sortes de Batman en costumes noirs, des fées d’une nouvelle ère, des combattants aux ailes d’or… ! Cette œuvre pluridisciplinaire extraordinaire cherche assurément le dialogue entre passé et avenir, dans une société en constante mutation. Courez-y !

 « Cao Fei », Le Plateau, Place Hannah-Arendt, Angle rue des Alouettes et rue Carducci, 75019 Paris. Tél. : 01 53 19 84 10. Du 13/03 au 25/05. Voir www.fracid-leplateau.com. et www.caofei.com

Les ateliers. Renseignements et inscriptions au 01 53 19 84 10.

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Les rendez-vous du dimanche en famille avec les 6-10 ans. Autour d’un goûter, des échanges se font autour d’une oeuvre. De 16h à 17h30. Gratuit. Les ateliers du mercredi de 14h30 à 16h. Gratuit. Avec “Ombres chinoises” du 19 mars au 16 avril : 5 séceances autour de Cao Fei : les enfants développent des petites formes en puisant dans les traditions chinoises. Photographiées puis filmées, les silhouettes prennent vie. Stages de pratique avec un artiste pendant les vacances scolaires, le 23 et 24 avril pour les 11/15 ans et le 29 et 30 avril pour les 6/10 ans. Avec l’artiste Lee Show-Chun, les enfants inventent un personnage fictif et installent sa maison dans la vitrine avec des objets trouvés ou détournés.

Courtesy de l’artiste et Vitamin Creative space.“Cao Fei”, Le Plateau, Place Hannah-Arendt, 75019 Paris. Tél. : 01 53 19 84 10. Du 13/03 au 25/05. Voir www.fracid-leplateau.com et www.caofei.com 

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Jim Dine chez Templon du 12/04 au 28/05. Rien que des Pinocchio de toutes les tailles !

avril 8, 2008 · Pas de commentaire

Qui est Jim ?

Jim est né en 1935 à Cincinnati dans l’Ohio aux Etats-Unis. Après ses études d’art, il s’est rendu à New York où il devient l’ami de grands artistes comme Robert Rauschenberg, Claes Oldenburg ou Roy Lichtenstein. Il est peintre, sculpteur, dessin, pionnier du happening et du Pop Art,  puis il incorpore des objets dans ses créations. Il utilise toutes les techniques pour bouleverser les règles et pousser les limites à l’extrême ! Son œuvre est exposée dans le monde entier.

Que vois-tu à l’exposition ?

 

Jim montre une exposition spectaculaire dans toute la galerie sur le thème de Pinocchio. Avec des œuvres en bois sculpté monumentales comme de délicates marionnettes, des miniatures en bronze, des portraits au fusain…. Ce nouveau personnage de son univers fait l’objet de beaucoup d’attention et d’innombrables variations ! Car tout petit, l’artiste s’est reconnu dans ce personnage qui désobéissant, devient gentil et affectueux. Mais ici, rien à voir avec Walt Disney. Jim est allé droit au conte original de Carlo Collodi pour véritablement être au plus près de la marionnette de Gepetto.   

 

Légendes : « Two thieves, one liar », 2006, courtesy Daniel Templon, Paris, credit photo Hellen Labensky.

 

“Jim Dine”, galerie Daniel Templon, 30, rue Beaubourg, 75003 Paris. Du 12 avril au 28 mai. Voir www.danieltemplon.com

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